Au début surpris (et distrait) par ces 3 bimbos, leurs flingues et le rythme nerveux du montage, l'entreprise parait originale...
Hélas, tous les artifices de réalisation (début par la fin, elipses, réalité partielle, musique punchy tip-top...) s'écroulent bien vite et livrent leur vraie nature : l'originalité creuse de l'ersatz !
L'ombre de Tarantino semble peser sur chaque décision qui a permis à Catch 44 de voir le jour. Chaque séquence transpire et imite le style de Tarantino, jusqu'à l'overdose : la musique tendance surf-rock, les dialogues existentiels (comme seul Quentin sait les écrire), le profil et la présentation de chaque personnage, le casting décalé du M. Willis...
Il serait trop long d'aligner les ressemblances !
Si Tarantino n'avait pas existé, Catch 44 eut été une véritable bombe, mais il n'arrive jamais à exister pas par lui-même. Il se contente de télescoper Pulp Fiction, Reservoir Dogs et Boulevard de la Mort avec un zeste de Guy Ritchie, jusqu'à se vider intégralement de sa propre substance et s’ôter la possibilité même d'être regardé pour ce qu'il est : à savoir une pourtant bien sympathique histoire de gangsters qui se dévorent... !
Ca vous rappelle rien ?

.




En effet, j'ai aussi trouvé que ce film était une sorte de copie maladroite d'un tarantino. Bruce Willis, le pauvre est bon pour la maison de retraite, j'lui aurai préféré sa voix de McClay dans Die Hard. Sinon je tien à ajouter que j'adore votre blog, Bravo et surtout continuez comme ça !
Merci :-)