Winter's Bone prend place dans les couches les plus populaires et pauvres de l’Amérique d'aujourd'hui, ployant sous la misère et visiblement oubliées du rêve américain.
Aussi déprimant qu'un film des frères Dardenne, ou qu'un Ken Loach dépourvu d'espoir et d'humour, la force de ce drame réside dans sa simplicité et son dépouillement (aussi bien à l'image que scénaristique).
Aucun effet larmoyant, pas de violons ni de misérabilisme pour mettre en valeur cette histoire belle et forte. Réalisé par une femme (Debra Granik), Winter's Bone traite son sujet à la perfection. Le film est juste là, devant vos yeux, comme une photographie de guerre, comme un morceau de réalité, pour évoquer la misère sociale et la situation de quasi survie d'une famille.
Dur, mais beau, Winter's Bone, en viendrait presque à ressembler à La Route, tant la réalité, parfois, ressemble à la fiction.

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