tags | 1950 's, 9, drame, japon, kurosawa
C'est au cours de 4 récits divergeant de ce même meurtre que la vérité apparaitra, chaque version laissant apparaître des facettes différentes de l'âme humaine.
Bref du grand, de l'universel dans les mains d'un Kurosawa dont chaque film se bonifie avec chaque vision.
tags | 2010 's, 4, horreur, Vampires
tags | 2010 's, 6, comédie, gosling, romantique
tags | 10, 2010 's, antonioni, corbijn, george clooney, italie
Un tueur à gage veut mettre fin à son activité. Tout le monde ne semble pas partager cette décision...Visuellement magnifique, The American, sous son rythme lent cache en fait une parano qui envahi chaque plan. Quand un cinéaste maîtrise si bien image, lumière, cadrage et montage, peu de mots sont utilisés pour décrire ce que ressent le personnage et nous faire partager ce qu'il ressent.
La présence animale du George ajoute la touche finale pour qu'on comprenne toute la difficulté d'avancer sa retraite si on veut en profiter vivant, il nous fait toucher du doigt ce que ressent un grand félin acculé qui voit le piège s'avancer sur lui.
Chaque scène, chaque plan nous enferme dans l'esprit du personnage. Anton Corbijn nous avait donné un Control parfaitement réussi, son American frôle le chef d'oeuvre !
Pas de "vous avez vu là ?", ni aucun "Regardez !" n'est imposé au spectateur. On suit The American libre d'en interpréter chaque morceau à sa guise. Libre ? Quelle illusion ! Car en fait The American vous hypnotise rapidement à votre insu pour vous guider exactement où Corbijn le veux.
Ah que c'est beau le cinéma quand on nous parle comme ça !
tags | 2010 's, 4, action, gore, historique, moyen âge
Dans l'Angleterre du 13ème siècle, un chevalier Templier avec une poignée d'hommes tentent d'empêcher le Roi Jean de reprendre le pays.
tags | 2010 's, 7, fantastique, horreur, Morts-Vivants, Vampires
Excellente surprise que ce Stake Land, mélangeant habilement les thèmes. Pour faire simple, il est ici question d'une société quasi post-apocalyptique, infestée de vampires agissant comme des morts-vivants. Stake Land est un agréable cocktail composé d'un tiers de La Route (pour planter le décors et l'ambiance), un tiers de The Walking Dead (pour la survie de ces personnages) et d'un dernier tiers d'hommage à Georges Romero (les citations sont nombreuses, tant visuelles que thématiques).
En dépit de son budget modeste, la mise en image de cette société en ruine est tout à fait convaincante, exploitant habilement des groupes humains qui ont réinvestit des coins de nature ou des petits hameaux, plutôt que des grandes villes qui auraient dues êtres vidées à coup de couteux effets spéciaux. Cela confère à Stake Land un coté survival, et le minimalisme des décors sert à merveille la régression du système et de ses habitants. Déjà vu, certes, mais parfaitement exécuté car à aucun moment le film fait cheap ou perd sa crédibilité visuelle. Et même si les créatures sentent un peu le maquillage et les vêtements artificiellement lacérés, rien ne vient cependant décrédibiliser l'ensemble.
Décor posé, pour peupler ce périple, le réalisateur (Jim Mickle, auteur du médiocre Mulberry Street en 2006) joue la carte du mystérieux héros solitaire au passé trouble, et c'est tant mieux ! Tant mieux car si son film fonctionne, ce n'est certainement pas grâce à la profondeur de ses personnages... Le réalisateur réussit donc à ne pas s'enliser dans une construction hasardeuse des persos, et se focalise sur l'action et l'ambiance. Et même si le scénario s'encombre parfois de maladresses (dont une vraie faute de gout vers la fin...), les péripéties rencontrées lors de la traversée du pays (attaques de créatures, groupuscules d'illuminés, menaces cannibales...) sont menées avec efficacité et Jim Mickle, n'oubliant jamais qu'il n'a pas des moyens illimités, opte pour des choix de réalisation basiques, mais efficaces, qui s'avèrent souvent judicieux.
Stake Land aurait pu être un nanard fauché et sans âme, mais son humilité et son énergie le rendent au final réussi au delà de toute espérance. Un petit plaisir simple, bourré d'images terrifiantes et qui repose des blockbusters bruyants et aseptisés.
tags | 2010 's, 4, enfants, famille, fantastique

Cette énième histoire de possession, ne réussit pas à sortir du lot : exposition des rapports père/fille difficile, premiers signes de surnaturel, installation du mal découverte de la vérité, puis dénouement. Même si le film réussira peut être à inquiéter les moins habitués du cinéma de genre, ou bien les parents qui se projetteront dans la situation du personnage de Kevin Costner, tout cela est très convenu et absolument dénué de toute originalité. Cette fois ci, il faudra juste remplacer la traditionnel fantôme par une vieille civilisation qui veut ôter une petite fille à sa famille, mais ce détail mis à part tout sera "comme d'habitude"...
On appréciera cependant l'effort du réalisateur pour installer avec soin les relations tendues entre un père (notre Kevin Costner, plutôt convaincant avec un peu de bouteille) et sa fille, mais dommage que le poids de l'Amérique ne nous rende ces valeurs familiales trop lourdes ! Au final : encore un film où la motivation du personnage est la protection de la sacro-sainte famille.
Quand à l'élément fantastique, cette peuplade ancestrale vivant parmi nous depuis toujours réclamera pas mal d'efforts de notre part pour tenter d'y croire le temps du film... Seule la première apparition de la créature (dans le premier quart d'heure, lorsque la fillette est à sa fenêtre...) est savamment dosée. Discrète et efficace, montrant la créature en intégralité sans réellement la montrer, on se disait "ça commence bien"... Hélas les promesses ne seront pas tenu, et le film de décollera plus de sa lourde trame linéaire.
tags | 2, 2010 's, enfants, fantastique, fantomes

Une famille s'installe dans la vieille demeure familiale, en Belgique. La jeune fille, Lisa, voit le fantôme d'une petite fille, fantôme qui va lui faire des révélations sur sa maman.
tags | 2000 's, 7, drame, film noir, Fred Cavayé, thriller
A Bout Portant, le second film de Fred Cavayé, s'amusait à torturer un citoyen ordinaire en faisant peser sur lui toute l'injustice du monde. Pour Elle, son premier film, s'appuyait déjà sur ce ressort dramatique en amputant littéralement une famille épanouie de la maman. Vincent Lindon et Diane Kruger incarnent à merveille ce couple brisé, laissant apparaître à chacune de leurs rencontres l'humanité et le désespoir de leur personnage.
Pour Elle focalise son scénario impeccablement écrit (si bien que Paul Haggis en a donné sa vision avec Les 3 Derniers Jours, avec Russel Crow dans le rôle de masculin) sur cet homme prêt à tout risquer pour celle qu'il aime, et l'on y croit ! Flirtant du coté du thriller à l'américaine et du film noir, il garde cependant une personnalité française qui facilite la projection du spectateur dans cette situation infernale. C'est sans doute cette attention à décrire le désespoir de ses personnages, avec l'injustice comme moteur, qui confère à Pour Elle toute sa force.
Fred Cavayé réussit à alterner tension dramatique et scènes d'action dans un quasi sans faute, gardant comme seul fil de conduite la force de son histoire et l'énergie de son personnage masculin. Il capte l'attention du spectateur et nous rappelle que le cinéma français est capable, lui aussi, de proposer un cinéma de genre qui allie intelligence, divertissement et efficacité.
tags | 2, 2010 's, gore, horreur, slasher

tags | 2010 's, 3, guerre, journaliste
tags | 2010 's, 5, comédie française, drogue, François Damiens
Cependant, pourtant fort de toutes ses qualités, Une Pure Affaire ne s'épanouit pas pleinement, coincé entre sa volonté de faire sourire et son regard distancé et inquiet sur ce couple essoufflé. Alexandre Coffre avait il peur de traiter sérieusement un sujet difficile ? (pourtant il semblait en avoir l'étoffe !). C'est ce que l'on peut ressentir en regardant ce film qui refuse de se soumettre aux règles de la pure comédie, refuse de tomber dans le pathos, et finalement donne l'impression de rater sa cible en n'arrivant pas à l'équilibre.
Une Pure Affaire laisse sur sa faim, un peu frustré de n'avoir pas assez rit, un peu déçu de na pas avoir ressenti les tensions émotionnelles des personnages, mais nous laisse aussi plein d'espoir de revoir ce réalisateur dans un registre plus sombre. A suivre...
















