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Stake Land ( Jim Mickle, 2011)


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Dans un pays complètement désorganisé par à une épidémie et livré à lui-même, les vampires règnent dorénavant, obligeant les humains à s'organiser pour survivre. "Mister" s'est fait une spécialité d'exterminer ces créatures. Un jour il sauve un adolescent d'une attaque, et le prenant sous sa protection, ils traversent le pays vers le nord afin d'atteindre une zone épargnée du chaos. Le voyage s'avère parsemé de multiples dangers.

Excellente surprise que ce Stake Land, mélangeant habilement les thèmes. Pour faire simple, il est ici question d'une société quasi post-apocalyptique, infestée de vampires agissant comme des morts-vivants. Stake Land est un agréable cocktail composé d'un tiers de La Route (pour planter le décors et l'ambiance), un tiers de The Walking Dead (pour la survie de ces personnages) et d'un dernier tiers d'hommage à Georges Romero (les citations sont nombreuses, tant visuelles que thématiques).

En dépit de son budget modeste, la mise en image de cette société en ruine est tout à fait convaincante, exploitant habilement des groupes humains qui ont réinvestit des coins de nature ou des petits hameaux, plutôt que des grandes villes qui auraient dues êtres vidées à coup de couteux effets spéciaux. Cela confère à Stake Land un coté survival, et le minimalisme des décors sert à merveille la régression du système et de ses habitants. Déjà vu, certes, mais parfaitement exécuté car à aucun moment le film fait cheap ou perd sa crédibilité visuelle. Et même si les créatures sentent un peu le maquillage et les vêtements artificiellement lacérés, rien ne vient cependant décrédibiliser l'ensemble.

Décor posé, pour peupler ce périple, le réalisateur (Jim Mickle, auteur du médiocre Mulberry Street en 2006) joue la carte du mystérieux héros solitaire au passé trouble, et c'est tant mieux ! Tant mieux car si son film fonctionne, ce n'est certainement pas grâce à la profondeur de ses personnages... Le réalisateur réussit donc à ne pas s'enliser dans une construction hasardeuse des persos, et se focalise sur l'action et l'ambiance. Et même si le scénario s'encombre parfois de maladresses (dont une vraie faute de gout vers la fin...), les péripéties rencontrées lors de la traversée du pays (attaques de créatures, groupuscules d'illuminés, menaces cannibales...) sont menées avec efficacité et Jim Mickle, n'oubliant jamais qu'il n'a pas des moyens illimités, opte pour des choix de réalisation basiques, mais efficaces, qui s'avèrent souvent judicieux.

Stake Land aurait pu être un nanard fauché et sans âme, mais son humilité et son énergie le rendent au final réussi au delà de toute espérance. Un petit plaisir simple, bourré d'images terrifiantes et qui repose des blockbusters bruyants et aseptisés.
 


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