Un écrivain raté voit ses capacités mentales décuplées par l'utilisation d'une drogue. Il met à profit cette faculté dans le monde de la finance pour avancer dans la société et s'enrichir.
Hélas, cet aspect critique ne constitue qu'un élément du décor, et le film se concentre plutôt sur l'action du personnage (sa course pour maintenir son "avantage") que sur la peinture de notre monde. On regrette que ce potentiel ne soit pas davantage exploité, mais cela a sans doute l'avantage de nous éviter une leçon de morale à l'américaine, prenons donc ça comme un bien !
L'ascension du personnage et son maintien au sommet, avec les péripéties et dangers inhérents, réussissent à capter notre attention sur toute la longueur du film, sans temps morts, par un rythme plutôt bien tenu. Niveau style, il est impossible de ne pas penser à Fight Club (narration voix off, effets visuels...), tellement que çà trahie l'ambition du film de "se poser là", d'offrir un spectacle de haut vol. Et c'est peut être là que Limitless retrouve ses limites et manque son but : si bien emballé soit le produit, si beau soit le pakaging, à l'intérieur ne se trouve qu'un thriller efficace, certes, mais qui ne réussit pas à dépasser le stade du divertissement.
Mais ne boudons pas notre plaisir, même s'il ne surprend pas et n'exploite pas son potentiel, le film fonctionne et parvient quand même à nous faire jouer avec son thème : "Si je devenais si intelligent, je ferais le film parfait !"
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