Que s'est t'il donc passé chez Antoine pour en arriver la ? En un week-end seulement il tourne le dos à tout ce qui faisait le bonheur : travail, femme, enfants, amis... Il plaque tout, blessant tous ceux qu'il aime. Jean Becker n'est pas réalisateur. C'est un cinéaste, un artisan... Avec un Albert Dupontel bluffant (comme souvent dans ses rôles dramatiques), il force le spectateur à assister à l’autodestruction d'un homme à qui pourtant tout souriait. Comme à son habitude, il filme son histoire avec une immense simplicité, un savoir faire quasi artisanal, avec pour seul objectif de nous faire ressentir le malaise et la détresse de son personnage. Aucun artifice n'est utilisé, et c'est çà qu'on aime chez lui. Seule l'histoire et l'humanité de ses personnages compte, celà confère à Becker une conviction et une sincérité auxquelles il est difficile d'échapper, allant même jusqu'à faire oublier les petites faiblesses (pourtant bien réelles) de son film.
Deux jours à tuer est ce qu'on appelle "un beau film" : a simplicité ça paye !
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