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Don't Be Afraid Of The Dark (2011)


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Les enfants, leurs peurs et quelques créatures sorties de l'obscurité... Voilà les ingrédients de ce petit film fantastique, remake budgété d'un téléfilm américain homonyme de 1973...

Une petite fille rejoint donc son papa (Guy Pearce, ici transparent) dans une grande demeure et y découvre l'existence de créatures malveillantes cachées dans l'obscurité... Tout cela a déjà été vu et revu maintes fois et même si c'est Guillermo Del Toro qui produit l'objet, on cherchera en vain un vrai traitement des peurs enfantines dont il est ici question.

Seul l'avancement de l'histoire motive ici le réalisateur, négligeant la moindre parcelle de psychologie de ses personnages et ne leur laissant à l'écran que le strict minimum pour que l'ensemble tienne.
Sans pour autant tomber dans l'indigence, Don't Be Afraid Of The Dark est un film banal, convenu du début à la fin, son seul intérêt se cachant dans ses petites bêtes au look sympathique, finalement plutôt réussies au vu de la qualité de l'ensemble.
Correct pour les novices, sans intérêt pour les amateurs du genre.



Les Marches Du Pouvoir (George Clooney, 2011)


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Les Marches du Pouvoir a tout de l'excellent film. Un splendide casting, une réalisation académique, mais absolument parfaite de maîtrise et de justesse, et un sujet excellemment bien travaillé. Suivons donc le beau Ryan Gosling en jeune conseiller politique de la campagne du beau gouverneur George Clooney et découvrons (?) les rudesses de cet univers.

Depuis plusieurs films maintenant, George Clooney ne cesse de nous prouver qu'il est maintenant l'un de ceux sur lequel il faut compter dans le cinéma américain, par ses talents de réalisation, et les sujets qu'il aborde. Il décortique ici les mécanismes cyniques d'une campagne afin de mettre en lumière ce que cela coûte aux hommes de bonne volonté : le résultat final se dessinera sous la forme d'un filigrane noir et désenchanté.

Les Marches du Pouvoir a donc tout de l'excellent film... Pourtant il ne parvient pas à convaincre complètement.
Il n'apporte rien que nous ne connaissions déjà sur l'âpreté du monde politique, et si parfaite et passionnante soit l'observation de ce petit monde, la charge s'avère en fin de compte presque politiquement correcte ! Cette timidité empêche le film de se hisser "au sommet des marches", le privant de l'ampleur critique que le sujet appelait et laisse ces Marches du Pouvoir juste en dessous de ces films qui marquent réellement.
Ceci étant dit, du cinéma de cette qualité, on en mangerait bien tous les jours !

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La Piel que Habito (Pedro Almodovar, 2011)


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Almodovar s'aventure dans le thriller, y ajoutant même un zeste de fantastique. La Piel Que Habito articule son intrigue entre un Antonio Banderas chirurgien pratiquant la greffe de peau et sa patiente, captive (?) et énigmatique.

Très inhabituel pour un Almodovar, le film se présente d'abord comme un thriller froid, esthétique et dépouillé, pour glisser ensuite vers le mystère, embarquant au passage des éléments emprunté au mythe de Frankenstein ! En dire davantage serait du spoil...

El Piel Que Habito endosse les codes du thriller psychologique et du huis-clos, amenant Almodovar à s'éloigner radicalement de son humour et de ses habituelles galeries de personnages, hauts en couleur.

Si on lui préfèrera ses univers précédents, Almodovar réussi cependant à surprendre et jouer agréablement avec le spectateur, le menant progressivement (à grand renfort de flashback...) d'un unvers hitchcockien vers un univers à la Cronenberg.
Plaisant de bout en bout sans pour autant exalter, on appréciera quand même l'audace du réalisateur à nous faire participer à cet audacieuse histoire mélangeant scalpel et sentiments.


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Shining (Les Couloirs de la Peur) (Mike Garris, 1997)


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Il y a Shining de Kubrick, il y a aussi le Shining de Stephen King. L'histoire dit que Stephen King était insatisfait de l'adaptation de Kubrick (jusqu'à demander à ne pas apparaitre au générique) et aurait donc porté à l'écran TV sa propre adaptation de sa propre nouvelle.

Le résultat est une mini série de 4h30, réalisée par Mick Garris.

Seul le fan de Stephen King pourra préférer cette version à celle du Maître, la jugeant, sans doute à juste titre, plus fidèle à la nouvelle initiale.

Si cette mini série se regarde (se consomme ?) cependant avec plaisir et si les trames restent quand même identiques (un gardien d’hôtel pète les plombs et s'en prends à sa famille durant l'hiver...), les objectifs ne sont visiblement pas les mêmes...

Là où le Maître signe un film oppressant sur terrifiant sur la folie, King signe une histoire de fantômes qui, si sympathique soit elle, n'en reste pas moins porté à l'image comme une "histoire de fantôme" (comme le dirait un enfant, attendant des portes qui claques et des méchants spectres qui font peur partout...). Le Shining de King n'est donc qu'une histoire pour jouer à se faire peur, à la manière d'un train fantôme. A aucun moment la Peur ne sort de l'image pour s'attaquer au spectateur, à aucun moment le King à l'image ne semble égaler la peur qu'il est capable de distiller dans ses écrits.

Une amusante curiosité donc (à ne surtout pas comparer à la version Kubrick ! Mais le budget est différent et Nicholson n'est pas là, non plus...) qui donne envie de revoir la première version et confirme aussi que rares sont les bonnes adaptations de King à l'écran !
Devant le nombre d'adaptations de King à l'écran et le peu de réussites (même s'il y en a...), à Doorama on conseille soit de ne plus le porter à l'écran, soit de réécrire ses histoires pour des adultes.
Merci Stanley  ;-)


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Winter's Bone (Debra Grani, 2010)


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Une adolescente de 17 ans s'occupe de sa mère malade ainsi que de son frère et sa sœur. Elle doit retrouver son père récemment sorti de prison afin d'éviter que la maison ne leur soit prise par ses créanciers.

Winter's Bone prend place dans les couches les plus populaires et pauvres de l’Amérique d'aujourd'hui, ployant sous la misère et visiblement oubliées du rêve américain.
Aussi déprimant qu'un film des frères Dardenne, ou qu'un Ken Loach dépourvu d'espoir et d'humour, la force de ce drame réside dans sa simplicité et son dépouillement (aussi bien à l'image que scénaristique).

Aucun effet larmoyant, pas de violons ni de misérabilisme pour mettre en valeur cette histoire belle et forte. Réalisé par une femme (Debra Granik), Winter's Bone traite son sujet à la perfection. Le film est juste là, devant vos yeux, comme une photographie de guerre, comme un morceau de réalité, pour évoquer la misère sociale et la situation de quasi survie d'une famille.

Dur, mais beau, Winter's Bone, en viendrait presque à ressembler à La Route, tant la réalité, parfois, ressemble à la fiction.

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Cobra Woman (Le Signe Du Cobra) (1944)


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Cobra Woman est le prototype du film d'aventure de studio. Au programme : exotisme, ile éloignée, cité mystérieuse, costumes baroques (dans un magnifique Technicolor flashy), un héros et son jeune acolyte accompagnés d'un chimpanzé, des croyances mystérieuse, un volcan vengeur et reine maléfique (entre autres...).
On retrouve donc tous les ingrédients du genre (véritable catalogue de nos souvenirs d'enfance), concentrés (1h10 !) dans l'histoire d'un homme (Ramu) parti libérer sa promise (Tollea), kidnappée afin de remplacer sa soeur jumelle maléfique sur une ile aux croyances mystérieuse !

Bien que présentant, avouons le, quand même peu d'intérêt, Cobra Woman demeure cependant un petit plaisir de cinéphile, et permet de se replonger, non sans un certain plaisir, dans cette ambiance "serial" et bédé des films d'aventure de l'époque.

Si Robert Siodmak, en début de carrière américaine, ne livre ici qu'une œuvre de commande, il réalise cependant un agréable morceau d'exotisme et de légèreté.

Cobra Woman, réveille des tas de bon souvenirs, allant des vieux Flash Gordon aux King Kong de Cooper ou Jackson (pour la partie indigène). Il fait partie de ce cinéma sans lequel le Indiana Jones de Spielberg n'existerait pas ; c'est aussi ce cinéma là qui prêtera ses thèmes à Fritz Lang pour son Tombeau Hindou et son Tigre du Bengale (ultimes joyaux du genre !).
Vous reprendrez bien une Madeleine ?
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Hostel 3 (2011)


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 Doorama est honteux de vous présenter le troisième de la série des Hostel ! Forcément, nous ne nous attendions pas à grand chose, mais fidèle à nous même nous espérions au moins y trouver un tout petit quelquechose...

Peine et temps perdu pour ce "direct to DVD", qui ne propose qu'un vague assemblage sans ambition d'éléments parmi les plus pauvres de ce type de production.
Dans le genre (très) contestable du "torture movie", cet opus n'en propose même pas les bases. Il pousse même le vice jusqu'à en négliger l'essence même, à savoir le sadisme et le voyeurisme, lui préférant un aspect et une structure de thriller télévisuel. 

N'attendez donc ni peur, ni tythme, ni dégout, ni même de gore outrageux de ce Hostel Chapitre 3 dont le la véritable horreur se cache dans le déni du Genre de son réalisateur.



Les SS Frappent la Nuit (Robert Siodmak, 1957)


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Dans l'Allemagne Nazie, un simple d'esprit tue des femmes... Il faudra qu'il commette plus de 50 crimes pour qu'il fasse l'objet d'une enquête, mais peut être la police et les nazis n'en attendent pas la même chose...

Les SS Frappent la Nuit, n'est pas un film de guerre, c'est une enquête criminelle menée sous le régime nazi.
Basé sur un fait divers qui s'est réellement déroulé (un tueur en série à sévit sans encombre durant des années...), ce film aborde avant tout l'aspect politique du régime, au travers de sa gestion de ces meurtres.

Robert Siodmak s'intéresse ici aux contradictions internes de la Bête, établissant un adroit parallèle entre le monstre traqué et le monstre qui l'abrite.
Les SS Frappent la Nuit met subtilement en perspective des crimes commis par un fou isolé avec ceux commis par le régime nazi. Il met en place un habile jeu d'oppositions (la police et les nazis, le crime individuel et le crime de masse, les ombres et la lumière de sa superbe image, les contradictions du régime, etc...) sans jamais tomber dans le manichéisme.

Derrière des apparences de simple film de studio, se cache en fait une véritable oeuvre personnelle.

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Et Pour Quelque Dollars de Plus (Sergio Leone, 1965)


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Pour ce deuxième opus de la trilogie, Eastwood revient cette fois en chasseur de prime. Un poil plus bavard (mais un poil, alors) que précédemment, il s'associe ici avec un autre chasseur de prime, le ténébreux Lee Van Cleef...

Leone avance encore ses expérimentations avant de nous offrir le joyaux qui suivra, et rode dans cet épisode certaines des techniques qui caractériseront son style. Même si cet épisode nous semble être, à Doorama, le plus "faible" de la série, il n'en est pas moins, lui aussi, absolument savoureux !
Et Pour Quelques Dollars de Plus est un cours de cinéma à lui tout seul, il installe une forme de jeu cinématographique avec le spectateur en proposant une relecture perpétuelle de tout les codes du genre.

Humour, créativité, cynisme, codes, rythme : Leone s'amuse, et nous aussi. On ne peux pas se lasser de ces Spaghettis là, on en reprend, toujours avec le même plaisir.

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Unthinkable (No Limit) (2010)


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Unthinkable (No Limit dans nos contrées) laisse une bien curieuse impression après sa vision.

Jusqu'où peut-on aller pour connaitre l'emplacement de 3 bombes nucléaires prêtes à sauter, lorsque l'on tient le bonhomme sous la main ? C'est la question avec laquelle Gregor Jordan" s'amuse à jouer", avec nous, tout au long du film.

Car c'est bien un jeu dont il est question, tant son réalisateur semble prendre plaisir à nous faire passer du "torturer c'est pas bien" et "torturer c'est nécessaire", par de nombreux micro-twist scénaristiques... Et c'est bien là que Unthinkable trouve sa limite !

Si le film se regarde avec intérêt, et constitue un divertissement efficace, il n'hésite pas à pousser le curseur vers le trash par de nombreuses séquences de torture, reposant chaque fois la question de la légitimité de la torture. Chaque scène reposant ainsi ce cas de conscience, alternant les arguments pour et contre la torture.
Hélas on en vient véritablement à douter de l'intention réelle et, sous couvert de jeux avec le spectateur, le message (si tant est qu'il y en ait un...) pourrait bien ne pas être celui espéré...
On se surprend alors à "valider" un discours bien peu sympa.

Unthinkable, si plaisant soit il au premier degré, est très ambigüe, il dépasse (volontairement) les limites du simple jeu et laisse un arrière goût qui, lui, est plutôt déplaisant : celui d'un discours sécuritaire d'une certaine droite.
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L'incroyable Alligator (1980)


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Le bestiaire du film d'invasion peut se satisfaire de n'importe quel animal (Les Rongeurs de l'Apocalypse retraçait une invasion de lapins...), du coup le choix d'un Alligator par son réalisateur Lewis Teague, réussit au moins à imposer sa crédibilité. Ici, un Alligator, devenu gigantesque, arpente les égouts de la ville et en sort quelquefois !

S'il n'y a pas grand chose à reprocher à ce film là (dans son genre, cela s'entend), on lui accordera cependant deux faits d'armes. Tout d'abord on remercie son réalisateur d'avoir osé nous montrer la bêbête bouffer un petit enfant ! Ensuite, et plus sérieusement, il y a Robert Forster. Robert Forster est cet acteur de série B que nous avait ressorti Tarantino pour son Jakie Brown... Et dans l'Incroyable Alligator, croyez le ou non, mais il est absolument impeccable !

Donc, si vous êtes en manque d'invasion d'animaux geants, vous pouvez vous diriger sans risque sur cet alligator là, flirtant avec les limites du nanar, mais sans jamais y tomber. On y retrouvera avec plaisir toute la panoplie des effets speciaux de l'époque (superpositions d'image, maquette d'animal, vrai petit gator dans maquette, etc... que du bonheur !), utilisés ici avec intelligence et modération.
Ah série B, quand tu nous tiens !

30 Minutes Maximum (2011)


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Ambiance cinéma du samedi soir et pizza pour cette très légère comédie américaine. Un livreur de pizza se retrouve obligé de braquer une banque, menacé par deux escrocs qui lui ont posé un gilet explosif. Il entraîne son meilleur pôte dans sa galère.

30 Minutes Maximum est un buddy movie dont la seule ambition (et on l'en remercie !) est d'occuper agréablement 83 minutes. Objectivement dénué de toute envie de réinventer le genre, il se contente d'enchaîner non sans un certain rythme les situations tendues pour les deux compères.

Les seules raisons pour lesquelles 30 Minutes Maximum tient la longueur résident dans sa simplicité, son rythme maitrisé, son humour tout en retenu et la sympathique interprétation de Jesse Eisenberg (Social Network).
Un simple divertissement pour un soir d'ennui, certes, mais réalisé avec soin, et conscient que le spectateur à un cerveau qu'il faut respecter. C'est déjà pas mal.


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