Déplaçant les codes habituels de la violence en les faisant reposer sur des personnages féminins, Sket relate une histoire de vengeance sur fond de violence urbaine. Rien de neuf au niveau scénaristique, c'est donc l'impassibilité du spectateur qui rythmera les articulations du film.
Mais derrière ses apparences de série B basique, voire de produit destiné à livrer sa dose de violence, se cachent pourtant certaines qualités. Bien moins racoleur, violent et voyeur qu'il n'y paraît, il faudra reconnaître à Sket une intéressante tentative (mais pas de transformation) de varier les codes et de donner corps à son histoire. On notera aussi une réalisation qui bien que timide et classique, n'en demeure pas moins inspirée lorsqu'il s'agit de filmer Londres (avec en prime une magnifique photo, semblable à celle de l'intéressant Heartless de Philip Ridley, lui aussi londonien...).
Si Sket ne convainc jamais réellement et que son scénar laisse de marbre, il témoigne paradoxalement de l'excellente santé du cinéma anglais. Faute de voire un grand film, vous sentirez quand même ce petit goût de "fond social" tout à fait caractéristique du cinéma british.





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