tags | 2000 's, 5, enfants, fantastique, fantomes, france, orphelin, Pascal Laugier
Premier film de Pascal Laugier, à qui l'on doit l'inégal mais dérangeant Martyrs et le récent The Secret, Saint-Ange s'inscrit dans cette aspiration du cinéma français à renouer avec le film de genre.
Lire la suite...
tags | 2010 's, 5, action, Arnold Schwarzenegger, blockbuster, bruce willis, guerre, statham, Sylvester Stallone, Van Damme
Expendables 2 Unité Spéciale corrige sensiblement le manque d'action de son prédécesseur et se rapproche un peu plus du gros défouloir espéré. Le revival du muscle 80's se met donc une nouvelle fois en branle, nous perdons Mickey Rourke, mais gagnons Van Damme et Chuck Norris au passage... Simon West, 15 ans après l'amusant mais pauvre Les Ailes de L'enfer, réalise un film "Bim, bam boum, pan t'es mort" qui laisse la rédaction dubitative quant à choisir entre "RAS" ou "rien de neuf" !
Lire la suite...
tags | 1960 's, 4, comédie, entreprise, Jean-Claude Brialy, Louis De Funès, mariage, Michel Audiard, publicité
Cette comédie sur l'ambition professionnelle, malgré son indéniable humour, met bien du temps à atteindre sa vitesse de croisière. Le spectateur devra donc s'armer de patience avant de se laisser emporter dans ce jeu de chaises musicales.
Lire la suite...
tags | 2010 's, 6, albert dupontel, comédie dramatique, poelvoorde, punk, société
tags | 1980 's, 8, cambriolage, drame, gangster, James Caan, Michael Mann, polar, thriller
Même si nous avons déjà un pied dans les 80's, et que Michael Mann à déjà dans l'oeil ce gout prononcé pour ce qui fera de lui l'un des réalisateurs le plus emblématiques de l'esthétique de cette décennie, Le Solitaire, pour la rédaction, c'est tout simplement le dernier grand polar des 70's ! Ciselé comme ces "cailloux" que Frank dérobe, Le Solitaire possède déjà en lui tout ce qui fera de Heat un pur chef d'oeuvre, mais aussi, plus récemment, ce qui a inspiré une autre bombe comme Drive ! Autant le dire simplement : Le Solitaire est un grand film.
Tendu et "viril", impossible de ne pas retrouver un peu de Heat dans Le Solitaire, surtout lorsque l'on découvre la scène ou Frank joue carte sur table autour d'un café, dans un Diner au bord de la route (ha! cette confrontation mythique Pacino/De Niro...) ; ou bien lorsque Michael Mann s'attaque (déjà) à construire ses personnages par leur vie intime et leurs aspirations personnelles, plutôt que par leur "métier" ou leurs forfaits. Le Solitaire, c'est James Caan (Rollerball, Le Parrain) et la testostérone qu'il dégage n'a d'égal que sa détermination à obtenir une vie rangée ou son professionnalisme. C'est là une des clés des oeuvres de Michael Mann, et ce qui fait souvent la spécificité de son cinéma, il oppose la violence ou l'âpreté apparente de ses personnage avec leur personnalité cachée, et la complète, voire la motive, par le portrait intime d'un homme, ni meilleur, ni plus mauvais qu'un quidam moyen. Il résulte alors dans son cinéma une forme de réalisme et d'émotion qui vient renforcer son sens de l'action et de la tension, permettant ainsi au spectateur de se projeter pleinement dans les mécanismes humains et les enjeux que Mann propose. Le Solitaire, sur ce point est une réussite totale, il est un film intense, touchant et puissant, tant dans son action que dans son personnage, que rien ne peut arrêter une fois lancé, quitte à obtenir une victoire à la Pyrrhus !
Pour sa forme, si l'on sent effectivement cet attrait du réalisateur pour les néons et tout ce qui brille (et qu'il poussera bien plus loin, plus tard dans les 80's), Le Solitaire possède encore la noirceur visuelle des polars 70's. Sa mise en image sobre et cadrée se met déjà en quête d'un esthétisme travaillé (on pense aux nuits de Collatéral) mais rien ne vient évoquer le "clipesque" abusif des 80's que la rédaction à tant de mal à savoir apprécier. Le Solitaire est une réalisation archi-solide et très pure, que même sa toute fin à la limite de la faute de goût visuelle (mais pas scénaristique !) ne parvient pas à entacher.
Souvent (et injustement) oublié, ce polar stylé et stylisé en impose encore aujourd'hui ! Avec tout ce qu'il faut pour balancer le destin de Frank en "pleine gueule" du spectateur, Michael Mann pose avec détermination et grande classe des casses aussi high-tech que physiques et, au delà de l'action, construit un impressionnant portrait de "bon gangster" aussi solide que poignant. Le style de Michael Mann a souvent énervé les critiques, mais il lui permet aussi, selon nous, de faire cette liaison rare entre le polar tendu et le drame. Que ce soit par l'atmosphérique de certains plans "d'ambiance" (Frank et un pêcheur en face d'un coucher de soleil dans Le Solitaire, ou De Niro qui contemple la mer dans son fragile paradis dans Heat) ou bien par l'atmosphérique de ses choix musicaux (l'électronique de Tangerine Dream pour Le Solitaire, les envolées Lisa Gerrard, le groove de Moby, l'émotion d'un Terje Rypdal ou des nappes douces), Michael Mann tempère toujours la violence de ses histoires en l'opposant aux faiblesses ou aux rêves de ses personnages. L'équilibre naît, les récits s'étoffent, les enjeux deviennent cruciaux, les images superbes et le rythme haletant : Michael Mann a ce don de marier dureté et douceur, fiction et vraie vie, il est un réalisateur de la nuance, du contraste et de la rupture de rythmes. Bien avant Heat Michael Mann avait déjà signé un chef d'oeuvre... Un polar prenant, intense et somptueux de très haute volée à redécouvrir de toute urgence.

| Procurez-vous Le Solitaire ou d'autres films de Michael Mann ou avec James Caan |
tags | 2010 's, 4, action, fantastique, historique, Vampires
Timur Bekmambetov, c'est le réalisateur de Night Watch et de Wanted (avec sa géniale idée des trajectoires-courbes des balles de revolver), ceux d'entre vous qui ont vu ses films savent donc déjà que l'univers de bonhomme est aussi bordélique et fun que peu convaincant. Avec Abraham Lincoln Chasseur de Vampires, Timur Bekmambetov livre une fois de plus un immense "n'importe-quoi", mais aussi un "divertissement" complètement lâché et débridé.
Son pitch crétin et rigolo donne le ton : un président américain tueur de vampires ! Tout est alors possible dés lors que l'on a accepté cette idée saugrenue, et c'est le signal pour Timur Bekmambetov de laisser libre court à sa créativité, et même si on peut en disccuter, le moins que l'on puisse dire est qu'il n'en manque pas ! Seuls comptent le divertissement à tout pris et le plaisir du spectateur pour son réalisateur. Tous les coups sont donc permis : scène de baston à la hache entre le président et un vampire, en plein jour, au beau milieu de centaines de chevaux sauvages emballés, ou bien encore interminable course d'un train sur un pont en feu qui s'écroule, nos héros livrant bien entendu bataille au beau milieu de cet enfer de feu ! Timur Bekmambetov veut vous en donner pour votre argent, et pour ce faire, voit les choses en grand. Complètement libre, exubérant et entièrement décomplexé Abraham Lincoln Chasseur de Vampires vise le fun et le voyant à tout prix et, il faut bien le reconnaître, atteint brillament, mais partiellement, son objectif.
Hélas ! Si l'ambition est là, si le délire visuel est bien présent, tout ça ne fonctionne pas aussi bien que ça le devrait. On abuse de l'hyper-chorégraphie au ralenti lors des acrobatiques et aériens combat du président à la hache, on force artificiellement le rythme des péripéties et du film avant de sombrer dans une longue partie molle du film et on est tellement pressé d'en mettre plein la vue au spectateur qu'on se plante dans son montage au point d'intégrer une scène entière (pas un simple faux raccord) au mauvais endroit ! Là on vous explique : le président s'est battu, il à l'oeil bien amoché, il guérit, s'entraîne, puis la scène suivante se retrouve de nouveau la gueule amochée comme au premier jour, lors de l'ancêtre du diaporama Powerpoint... On sent bien toute l'énergie et la bonne volonté de son réalisateur, mais le résultat est bien trop brouillon à l'écran pour en oublier toutes ses audaces et maladresses. Du "grand n'importe-quoi" au service du pur divertissement, pourquoi pas, le spectateur est capable d'accepter le concept, mais les limites sont ici largement franchies : le "grand n'importe-quoi" maîtrisé cède sous son propre poids et le "n'importe-quoi" l'emporte sur le grand !
Quand à son contexte historique (avec son sympathique détournement de la guerre de sécession en combat entre nordistes-humains-abolitionnistes et sudistes-vampires-esclavagistes), il accouche principalement d'une reconstitution numérique assez moche et peu crédible. Ce qui nous conduit à penser une fois de plus que le mélange historique-fantastique-numérique est un formidable terreau où la médiocres aime à s'installer : Sherlock Holmes : Jeu d'ombres, La Ligue Des Gentlemen Extraordinaires nous le rappellent douloureusement. Si on ne tient compte que de son idée de base, Abraham Lincoln Chasseur de Vampires trouve donc grâce à nos yeux pour sa créativité débridée et sa grande liberté, on peut difficilement lui ôter ça ! En revanche le résultat final est des plus indigeste... Le blockbuster barré qui nous transforme le noble président barbu en super-héros expert du maniement de la hache et des arts martiaux ne réussit pas, malgré son énergie, à nous faire oublier ses lourdes faiblesses... Derrière toute son énergie se cache un vide abyssal que le prétexte du "pur divertissement" à bien du mal à masquer. Timur Bekmambetov à certainement plein de choses à offrir au cinéma, mais il faut le cadrer le garçon, sinon, il part en vrille... En faisant abstraction de toute considération qualitative, Abraham Lincoln Chasseur de Vampires saura peut être séduire le plus jeune public en quête de baston, les autres n'auront droit qu'à 105 longues minutes de divertissement plus fatigantes que stimulantes. A consommer en cas d'urgence, cerveau et sens critique en veille prolongée ;-)

| Procurez-vous Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires ou d'autres films de Timur Bekmambetov ou avec Benjamin Walker ou Rufus Sewell |
tags | doorama
Allez jeter un oeil, il y a quelques Quizz Ciné particulièrement amusants pour tester vos connaissances de cinéphile ! Ludique et instructif.
tags | 1990 's, 7, catastrophe, drame, fantastique, jeff bridges, Peter Weir, psychologique
Peter Weir est un cinéaste attaché aux thèmes de la découverte et de l'éveil. Une bonne partie de sa filmographie explore ces thèmes, et en particulier sous l'angle des changements intérieurs de ses personnages (Mosquito Coast, La Dernière Vague, Witness...), Etat Second est un film un peu oublié de sa filmographie qui entre parfaitement dans cette catégorie.
Fearless explore donc les profonds changements de Max Klein, sur sa vision et son appréhension de la vie, qui suivent le crash auquel il a miraculeusement survécu. Sorte de deuxième naissance pour son personnage, celui-ci retrouve sa vie, mais décide d'en redéfinir les priorités et les valeurs. Réflexion sur la valeur des choses, Peter Weir ne se contente pas de décrire simplement une renaissance ou la belle histoire d'un homme devenu meilleur. Il trouble et densifie son film en ajoutant à son récit une approche post-traumatique, psychologique, qui lui donne toute son épaisseur.
Etat second propose le portrait d'une homme neuf, devenu meilleur, certes, mais aussi celui d'un homme aux portes de l'obsession, de la folie, qui se bat pour faire cohabiter ses nouvelles aspirations avec sa vie d'avant. La jolie histoire devient alors une quête intérieure, une recherche de sens dans un monde qui s'en éloignerait. Le traitement de Peter Weir apporte une touche d'étrangeté, presque de fantastique, au travers de la sensation d'invulnérabilité de Max qui, tel un super-pouvoir, le rendra différent de ceux qu'il aide. Pour le spectateur, Etat Second revêt deux visages : celui d'un film où le fantastique n'est jamais très loin, en découvrant Max Klein comme un ange qui apporte la vie, mais aussi celui d'un film sur un homme psychologiquement ébranlé, traumatisé, qui chercherait à retrouver inconsciemment de la mort à laquelle il a échappé. Peter Weir, finement, méticuleusement, mêle ces deux aspect opposés et y ajoute une émotion, simple et forte, qui parcourt chaque scène de son film... Etat Second, entre ciel et enfer, devient alors un film émouvant et touchant, bien plus riche qu'il n'y paraît, sur une prise de conscience, sur la vie et sur la mort !
Surprenant à bien des égards, Etat Second emporte délicatement le spectateur vers une introspection légère, il caresse du bout des doigts des thématiques imposantes, et sans entrer dans de longues démonstrations prétentieuse se contente d'en dessiner les vastes contours. Jeff Bridges campe Max Klein de bien belle manière, lui donnant toute l'ambivalence nécessaire pour balayer son vaste chemin.
Etat Second est un "petit film modeste" réalisé avec une grande énergie. Ambitieux dans ses thèmes et modeste dans son message, il suscite habilement la curiosité du spectateur, et soulève une réelle adhésion de sa part à l'étonnant parcours de Max. Aussi divertissant que stimulant, Etat Second se laisse voir avec un grand plaisir. Son sujet aurait pu donner lieu à un océan de mièvrerie béate, Peter Weir a évité cet écueil avec une sensibilité et une intelligence que l'on ne peut que saluer.

| Procurez-vous Etat Second ou d'autres films de Peter Weir ou avec Jeff Bridges, Isabella Rossellini, Tom Hulce ou John Turturro, |
La rédaction de Doorama est donc très heureuse de vous offrir une chance de gagner 1 combo Blu-ray (oui, on a bien dit blu-ray...) du film de Tim Burton, et comme nous sommes cool, on vous laisse jusqu'au 29 octobre minuit,.
Pour jouer, il suffit de répondre aux 2 questions après le widget officiel du concours, et laisser vos coordonnées complètes (Nom Prénom+ adresse complète ! si vous voulez recevoir votre lot)... Un gagnant sera tiré au sort parmi les bonnes réponses.
Et comme la première question est très, mais alors vraiment très, TRES, difficile, le petit jeu ci-dessous pourra aider les plus démunis...
C'est à vous maintenant ! A vos crocs, partez !
| Procurez-vous Dark Shadows ou d'autres films de Tim Burton ou avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, ou Eva Green |
tags | 2010 's, 4, harcèlement, suspense, thriller, Victor Salva
A la Rédaction, le nom de Victor Salva nous fait saliver, nous rappelant un tout petit film de monstre, un film hommage particulièrement efficace et énergique : Jeepers Creepers. Mais la foudre ne tombe que rarement deux fois au même endroit, et alors que nous comptions sur le bonhomme pour nous délivrer un traitement de cheval sur un sujet ordinaire, Rosewood Lane ne propose rien d'autre qu'un thriller de harcèlement vaguement teinté de fantastique, bien plus proche la médecine douce que de l'électrochoc.
Reprenant une construction métronomique mainte fois vue sur le sujet (le quotidien... un premier incident mineur... puis un autre, des forces de police sceptiques, puis une montée des épisodes de harcèlement jusqu'à un dénouement conclu par une ouverture prétexte à une suite...), Rosewood Lane ne parvient à insuffler ni nouveauté, ni originalité dans sa proposition. Lent à atteindre sa vitesse de croisière, peu crédible quand aux comportements de ses personnages, la pauvre Sonny ne sera pas plus chamboulée que cela des agressions qu'elle traversera, le spectateur non plus. La passivité de l'actrice Rose McGowan aura par ailleurs bien du mal à nous convaincre d'une quelconque émotion, puisque l'excès de chirurgie aura définitivement figé ses expression sur "sosie de Michael Jackson avec une bouche bec de canard en bonus" ! Nous sommes méchants, nous assumons, mais la faute de casting est ici évidente et largement pénalisante.
Le seul atout de Rosewood Lane, c'est son jeune méchant à vélo, un simple mineur contre lequel la police est relativement impuissante, sur lequel Victor Salva réussit efficacement à nous faire douter de sa nature humaine. Sa nature incertaine, le pouvoir croissant que le spectateur lui prête trouve ses racines directement dans ce qui caractérisait le Jeepers Creepers... (le face à face final de Rosewood, n'est d'ailleurs pas sans rappeler certaines confrontations motorisées du Jeepers...) Homme ou démon, Salva insuffle fort adroitement un doute, qui s'il entretient la curiosité du spectateur, n'est hélas pas exploité autrement qu'une simple fausse piste, ludique mais tellement artificielle.
Alors que Victor Salva a en main tout ce qu'il faut pour taper dans la fourmilière et jouer avec les codes du film de harcèlement, il semble hésiter à le faire et opte finalement pour une sécurité convenue. Rosewood Lane se contente de glisser une goutte de fantastique sur son personnage, comme pour arguer de l'originalité de son traitement, comme pour se défendre de faire du "déjà fait"... Le fantastique de Rosewood Lane n'est qu'une poudre aux yeux à peine efficace sur le spectateur, utilisée au détriment de ce qui aurait pu sauver le film : travailler son rythme, sa tension et sa surprise !
Rosewood Lane se découvre (se consomme ?) mollement et lorsqu'il nous fait enfin saliver retombe aussitôt. Ses recettes ne fonctionneront que sur les moins aguerris aux thrillers, et par ce qu'elles n'ont pas réussi à mettre en branle redonneront aux autre l'envie de se revoir le Hitcher de Robert Harmon (par exemple) qui, lui, atteignant brillamment ses objectifs. Pour être un peu positif : Rosewood Lane, c'est quand même visible sans être désagréable ! Mais ce qui est désagréable en revanche, c'est de se dire que quitte à voir du déjà vu, on aurait bien mieux investi notre temps à revoir un film que l'on a déjà vu... Une animateur radio harcelée ? Un Frisson dans la Nuit, ou Talk Radio peut être ! Un gamin qui fait peur ? Funny Games peut être !

| Procurez-vous Rosewood Lane ou d'autres films de Victor Salva ou avec Rose McGowan ou Ray Wise |
tags | 1950 's, 7, comédie musicale, Gene Kelly, paris, Vincente Minnelli
La Comédie Musicale américaine trouve ici l'une de ses plus belles réussites (même si la rédaction de Doorama préfère largement Chantons Sous la Pluie...). Cette bluette prend Paris pour écrin, et ajoute à son aura de ville romantique, toute l'énergie de la magie hollywoodienne et la fantaisie des "Musicals". C'est donc au coeur d'un Paris de carte postale (entièrement recréé aux studio MGM) que Vincente Minnelli place son histoire d'amour un peu naïve, et l'utilise comme prétexte à faire naître ses scènes musicales, dont certaines sont aujourd'hui inoubliables.
Que l'on aime ou non le genre de la Comédie Musicale, la musique de Gershwin, la grâce de Gene Kelly et la savoureuse vision du Paris-cliché de Minnelli dégagent ici une énergie et une osmose qui ne peut qu'éblouir. Love Is Here to Stay, I Got Rhythm, 'S Wonderful ou le thème de An American in Paris Ballet sont aujourd'hui devenus des standards incontournables du répertoire Jazz, dont la puissance musicale, illustrée par les images de Minnelli, fait immanquablement naître l'euphorie et donne la banane !
Si Un Américain A Paris rayonne encore malgré son histoire simplissime, c'est en grande partie pour cette "banane" qu'il accroche au visage du spectateur... C'est simple, léger, naïf, coloré, entraînant, chantant et enchantant : la fantaisie et la bonne humeur qu'il dégage ne peuvent que déteindre sur le spectateur ! La magie cinématographique d'Un Américain A Paris fonctionne comme un antidote à la grisaille ambiante, il agit comme un puissant décontractant en faisant jaillir de l'écran un univers où la gaîté et la fraîcheur l'emportent toujours. Un monde où les problèmes ne durent jamais bien longtemps et trouvent toujours une fin heureuse... Le pied, non ?
Le "carton-pâte" de ses décors, le basique de son histoire, son overdose de bon sentiments auraient pu (auraient dû ?) ne pas fonctionner, comme victime de leurs excès, mais c'est le contraire qui se produit dans Un Américain à Paris ! Ca chante, danse, saute, rit, aime, virevolte à un tel point que les images ne semblent plus montrer qu'un feu d'artifice éblouissant ! Son fantasme dansé final en est le bouquet de la mariée. Devant tant d'énergie, une bonne partie de la rédaction à même oublié qu'elle n'"aimait pas beaucoup les comédies musicales"...
Ce sommet de l'entertainment à l'américaine est tout simplement hypnotisant. Que ce soit sa musique, son acteur/danseur, son énergie ou son efficacité : il y a une indéniable perfection dans cette anti-Bohème ! "Cucul la praline" diront les détracteurs du genre... Nous on pense plutôt que cette comédie musicale emblématique est un véritable antidépresseur qui fait un bien fou au moral !

| Procurez-vous Un Américain à Paris ou d'autres films de Vincente Minnelli ou avec Gene Kelly ou Leslie Caron |
tags | 1980 's, 3, british, fantastique, gore, horreur, Norman J. Warren, série B, slasher
Les Mutants de la Saint-Sylvestre... Voilà le titre sous lequel à aussi été exploité ce film britannique de Norman J. Warren (Inseminoid), et qui caractérise davantage l'étrangeté de son histoire.
On attend effectivement que les 6 amis se fassent massacrer et ,en bon slasher, Réveillon Sanglant se charge presque honorablement de cette tache. En revanche, à sa manière, le film apporte la surprise là où ne l'attendais pas. Le massacre aura bien lieu, avec son affligeant cortège de situations banales et déjà-vues (la découverte de l'hôtel, la séparation des jeunes, la première victime, l'émergence des 'héros...), mais son réalisateur injecte des éléments paranormaux, des fantômts, des morts-vivants, des failles temporelles, du gore et su survival, le tout dans un curieux mélange de 50's et de 80's...
La réalisation est pathétique, voire ésotérique avec ce plan du couple courrant dans les sous-bois, qui se répète 4 fois, poursuivi par une caméra subjective dont on ignore la nature, le sens et la fonction ; mais le mélange des thèmes parvient étrangement à surprendre le spectateur, faute d'emporter son adhésion au spectacle plutôt fauché qui lui est proposé. Réveillon Sanglant enchaîne les thèmatiques comme les perles, et ressemblerait presque à une première version, un brouillon, du récent Violent Kind !
Malgré la pauvreté qualitative de l'ensemble (à laquelle il faudra ajouter une pitoyable utilisation de son exaspérante musique bien ringarde), Réveillon Sanglant propose son surprenant cocktail de grand n'importe quoi avec un naturel scotchant ! Dû à un budget ultra plancher, la qualité technique est absente de l'écran, mais les raccourcis scénaristiques qu'il déploie lui donne une étrangeté qui, au final, s'avère plutôt sympathique. Guère mieux qu'un bis de drive-in, son interprétation européenne des codes US achèvera de donner à Reveillon Sanglant sa singularité.
"Faute de grives on mange des merles"... puisqu'il n'y pas grand chose au coeur de Réveillon Sanglant, on pourra cependant passer le temps en substituant à la qualité espérée une certaine aptitude à surprendre le spectateur. Ca ressemble à dérushage... on cherche toujours les mutants du titre français... mais on a quand même envie d'aller jusqu'à son final (qui soit dit en passant est moins raté que le reste). Un nanar 80's comme on l'aime qui récompense à sa manière le spectateur !

| Procurez-vous Réveillon Sanglant ou d'autres films de Norman J. Warren |













