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La Femme Scorpion : Mélodie de la rancune (Yasuharu Hasebe, 1973)


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Sasori, toujours en fuite, est aidée par un ancien activiste. Mais un inspecteur de police tenace et décidé revient sur leur trace et utilise ce dernier pour capturer Sasori et la renvoyer en prison.

Episode 4 : changement de réalisateur, et les choses s'en ressentent ! Le personnage de Sasori, auparavant si dangereuse n'est plus que l'ombre d'elle même dans cet épisode. Si on réutilise tant bien que mal les codes installés par les premiers films, il faut bien reconnaître que tout poison semble avoir été retiré au scorpion.

Les extravagances visuelles elles aussi sont absentes de cet épisode, et il faudra attendre les 10 dernières minutes pour retrouver un semblant de peps sur l'écran, pâle vestige des splendeurs d'antant. Quand au scénario, La Mélodie de la Rancune tente de renouer avec les recettes des précédents (trahison, prison, haine focalisée), mais même le passage par la case prison ne parvient pas à retrouver le feu sacré, cette fougue et cette énergie qui caractérisait la série.

La violence est timide, l'érotisme semble vécu comme un "mal nécessaire" pour assurer la poursuite de la franchise, quand à Sasori, elle n'attire plus les haines, violences, humiliations et autres brimades quotidiennes de la vie comme avant ! Privée de son énergie elle ne restituera qu'une vengeance un peu molle, non alimentée par la violence elle n'en restituera très logiquement que peu.

En bout de course et victime d'un changement de réalisateur, ce qui faisait l'originalité de la série et lui donnait son intérêt disparait. Plus de transgression, plus d'excès, plus d'expérimentations, plus de jeu sur les codes, La Mélodie de La Rancune entonne un refrain bien peu entrainant. Privé de toute inventivité et créativité, la série retourne doucement de là où elle était sortie et ne propose plus qu'un cinéma de genre banal qui recycle sans cesse les même recettes.

Sasori, aussi appelée Nami, aussi appelée Matsu, aussi appelée prisonnière 701, ne livrera pas son chant du cygne avec cette dernière apparition de Meiko Kaji, puisque qu'elle sera remplacée par une autre actrice dans les deux épisodes suivants. Il faudra se tourner vers les Lady Snowblood pour retrouver le belle actrice...



Voir les chroniques des autres épisodes de la série :


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Croix De Fer (Cross Of Iron, Sam Peckinpah, 1977)


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Le capitaine Stransky, un officier allemand issu de l'aristocratie en quête de la prestigieuse Croix de Fer, se fait muter sur le front russe, alors que l'armée allemande, en pleine difficultés, recule. Malgré des combats qui ne laissent pourtant aucun répit, une rivalité s'installe avec le Sergent Steiner, un officier proche de ses hommes, lui même décoré de la Croix de Fer.

Au delà d'une réalisation un peu fatigante (abus des ralentis, montage ébouriffant qui restitue le fracas des combats...) Sam Peckinpah aborde ici la guerre comme rarement au cinéma (on pense aux approches de La Ligne Rouge ou Apocalypse Now, mais aussi à Il Faut Sauver le Soldat Ryan...).

L'absurdité et l'horreur de la guerre forment bien évidemment la colonne vertébrale du puissant message de Sam Peckinpah (Les Chiens De Paille, La Horde Sauvage, Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia), mais il se doublent d'une vaste palette, plus intime, de faiblesses individuelles et humaines qui en multiplie l'impact. Orgueil, bêtise, égoïsme, injustice et violence viennent ainsi rehausser davantage (saturer !) un tableau déjà bien sombre (le superbe passage de l'enfant russe...).

Dans un enfer déjà total, Peckinpah parvient à faire entendre le son des comportements individuels, comme pour rappeler que le le grand tableaux est lui même composé d'une multitude de touches. Si le sergent Steiner (James Coburn) n'est pas aussi "mauvais" que Stransky (Maximilian Shell), il n'en demeure pas moins un chien de guerre au service de la folie ambiante, qui fera certes preuve de coeur et de courage, mais qui reste l'un des rouages de cette guerre, l'un des moteurs. Même s'il y en a, les bonnes actions de Croix de Fer se font bien vite oublier, car pour Peckinpah, rien ne pousse sur un champ de bataille... (on pense alors aux chants d'enfants, certes d'une certaine jeunesse, illustrés par des photos de guerre lors des génériques d'entrée et de sortie du film...)

La vision nihiliste de Peckinpah ne verse pas un seul instant dans l'anti-allemand, mais son choix de placer son récit dans l'armée allemande (et on pardonnera pour l'occasion la stupidité d'entendre des soldats allemands parler un américain bien sonnant) et sa volonté de noircir chaque aspect de la guerre (idéologies, violences, injustices, actes de masse mais aussi individuels) ne peuvent être séparées de l'horreur à venir des camps... Peut être est-ce là que Croix de Fer atteint formidablement son objectif : décrire un enfer au sein d'un autre (et ici, l'enfer c'est les autres !), mais aussi dessiner en filigrane la faculté que nous avons, individuellement comme collectivement, à le créer !

Il y aurait beaucoup à dire sur ce Croix de Fer, qui sous ses apparences de film de "gueguerre" un peu basique et brutal, cache une formidable richesse de thèmes (comme la lutte des classes par exemple !). Sa densité lui permet de rivaliser sans peine avec les plus grands films contre la guerre. Alors pourquoi diable cette pépite est elle si souvent oubliée ? Pourquoi ne vous offririez vous pas l'occasion de découvrir ce "petit film" (nous ne le pensons pas) aux ambitions si formidablement portées ?
La Rédaction de doorama est unanime : il FAUT découvrir Croix de Fer !   

NDLR : On a oublié de pointer la présence de David Warner, un acteur lui aussi un peu oublié, mais pourtant souvent incroyable dans ses rôles de second couteau comme dans Les Chiens De Pailles ou C'Etait Demain
(voir sa filmographie chez nos copains de Cinéfriends : Allocine ou IMDB n'a pas besoin de nous :-).


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La Femme Scorpion : La Tanière de La Bête (Shunya Ito, 1973)


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Sasori fait profil bas dans sa cavale. Mais l'inspecteur à qui elle a tranché un bras la traque, et les problèmes de la prostitué Yuki avec la pègre deviennent siens. Pour rester libre, Sasori doit se débarasser de ces deux problèmes.

On continue notre exploration de la série Sasori avec ce troisième épisode qui s'éloigne de l'univers carcéral. Sasori qui faisait pourtant son possible pour rester loin de la violence se retrouve rattrapée par celle-ci, et redeviendra même le bras vengeur de Yuki contre la mafia locale dirigée par une ancienne co-détenue.

Moins trépidant que les deux premiers, cet opus creuse la facette compassionnelle de l'héroïne, puisqu'elle épousera la cause d'une autre pour achever ses propres objectifs. Plus urbain et moins lyrique que ses prédécesseurs, La Tanière de La Bête laissera quand même chez le spectateur deux souvenirs inoubliables : Sasori en fuite avec le bras coupé de l'inspecteur pour l'accompagner (le rongeant ensuite avec les dents dans un cimetière...!), et une cruelle chef mafieuse, véritable reine maléfique-avorteuse façon Blanche-neige, régnant sur une horde de petites frappes comme sur ses corbeaux...

Cette nouvelle aventure de Sasori délaisse sa quête de reformatage des codes, sous forme d'images évocatrice fortes, au profit d'une exploration plus intérieure de la facette humaine (moins animale est plus adapté), de sa mortelle femme scorpion, voir même sa compassion de mère ! Moins de prison, plus de yakusa, un zeste de provocation (l'érotisme se teinte aussi d'inceste ici !) et toujours la sublime Meiko Kaji et sa vénéneuse beauté, voilà les ingrédient de ce troisième volet de la ténébreuse femme scorpion !

Et puis, puisqu'on vous abreuve de ciné de genre nippon, on voulait aussi s'assurer que vous connaissez bien l'autre série en vogue à la même période : la série Baby Cart (1972-74, 6 films) sur un ronin qui écume les route avec un enfant dans un berceau (armé comme un tank !)... Pourquoi la Rédaction vous sort ça ? Parceque là aussi les vieux codes du genre samouraïs étaient revisités à grand coup de geysers de sang écarlate et que le psychédélisme de l'époque trouvait aussi un certain terrain d'expression dans ce renouveau des codes. C'était comme ca dans le ciné populaire au japon : sexe, violence et transgression ! 

Mais pour finir avec La Tannière de La Bête : ce troisième volet fuit toujours autant le "grand cinéma" pour se réfugier dans un cinéma populaire riche en couleur et passionnant à décortiquer. Ce scorpion là est comme une grosse crevette, on adore lui retirer sa carapace...
Un petit plaisir de cinéphile, quoi !


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Le Veilleur De Nuit (Nightwatch, Ole Bornedal, 1998)


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Martin accepte un poste de veilleur de nuit à la morgue alors qu'un tueur en série sévit dans la région.Son travail deviendra bien vite oppressant lorsque il sera soupçonné des meurtres et d'avoir des rapports avec les corps de la morgue. Réalité ou machination ?

Remake de son propre film, réalisé 4 ans plus tôt avec Nikolaj Coster-Waldau dans le rôle titre (Jamie Lannister de l'excellente série Games Of Thrones), le Danois Ole Bornedal livre ici sa  version destinée au marché américain. Et comme c'était à prévoir, le spectaculaire et le visible prennent le pas sur l'ambiance trouble de son modèle.

Thriller horrifique doté de gros ressorts sans surprise, cette version américaine se laisse cependant tout à fait regarder grâce à un très agréable casting (Ewan Mc Gregor, Josh Brolin, Patricia Arquette, Nick Nolte et même John C. Reilly) et quelques belles ambiances dans sa première partie (dans les cènes de ronde). Hélas le rythme mécanique du scénario (co signé Steven Soderbergh, mais pas de quoi s'en vanter) privilégie l'enchaînement calculé des scènes de tension, au détriment du climat général du film. Et c'est bien dommage, car c'est justement ce climat qui aurait pu nous faire avaler plus facilement la grosse artillerie un peu pop-corn de son scénar.

Beaucoup de choses pouvaient permettre à ce Veilleur De Nuit de se distinguer des tous ces thrillers fabriqués comme des attractions grand-publique... Son charismatique casting, son potentiel déstabilisant (il est question de nécrophilie quand même...), sa morgue enfouie dans le coeur d'un inquiétant bâtiment, son coté dual horrifique/policier... mais il a visiblement été préféré la facilité et le classique, à l'audace et la difficulté de s'attaquer aux délicats réglages de la mécanique de la peur.

On aurait donc souhaité (rêvé ?) un tout autre film, mais le réalisateur aura validé d'autres choix... Faute de pouvoir "refaire le match", on consommera ce petit thriller sans en sortir plus bête (c'est déjà pas mal), on jouera même le jeu ponctuellement, mais on éprouvera la déception d'une fin poussive et convenue, ainsi qu'on constatera qu'il y avait toutes les pièces pour bâtir une Ferrari alors qu'une simple Ford nous a été livrée...  Globalement aussi "sympa" que décevant, et joliment casté, Le Veilleur De Nuit tiendra le temps d'une ronde : c'est tout, mais c'est déjà pas mal.
 


BONUS  : Comme nous aimons bien Ewan McGregor à la rédaction, nous vous recommandons de jeter un oeil sur son excellent Perfect Sense et nous nous somme amusés à tester nos connaissances sur l'acteur Jedi... On a eu 82% (sans tricher avec google !). et vous ?

Et puisqu'on en est là, merci à nos copains de Cinéfriends pour leur très bonne idées de proposer des quizz-ciné en quantité...



Procurez-vous Le Veilleur De Nuit ou d'autres films de Ole Bornedal ou avec Ewan McGregor, Nick Nolte ou Josh Brolin

La Femme Scorpion : Elle s'appelait Scorpion (Shunya Ito, 1972)


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Après avoir empêché l'avancement du directeur de la prison, Matsu s'évade de la prison avec 6 autres prisonnières. Fou de vengeance le directeur met tout en oeuvre pour récupérer les évadées.

Deuxième épisode de la série des Sasori, toujours aussi baroque et déjanté. Cette fois Matsu, plus muette que jamais (allez... trois répliques dans tout le film...), partage sa cavale avec des criminelles, compagnes de route mais aussi menace permanente. Quand au thème de la Vengeance il est dans cet épisode décuplé et auto-entretenu : le directeur veut se venger de Sasori, qui se venge des humiliations qu'il lui a fait subir, ce qui augmente sa haine et son envie de vengeance... etc...

Plus que jamais, Sasori est un être seul et rejeté du monde, masculin comme féminin. Elle semble condamnée à subir toutes les violences et humiliations possibles, et conditionnée à leur répondre par la seule réponse possible : la mort qu'elle délivre par sa "piqure". Parsemé de scènes oniriques (un étonnant passage façon kabuki pour conter les parcours des fuyardes), cet épisode dont le scénario tient sur un timbre poste, joue plus que jamais sur le rythme des scènes en les rallongeant exagérément. Se lit alors sur les longs plans du visage de Sasori tout ce qu'elle ne dit plus.

Le petit laboratoire d'expérimentation cinématographique amorcé dans le premier épisode fonctionne à plein dans Elle s'appelait Scorpion. Comme cette étonnante scène où l'une des prisonnières va, seule, chercher son fils dans sa famille, le visage de Matsu incrusté en surimpression toute la scène durant. Dans cet épisode Matsu occupe aussi une nouvelle rôle, elle semble décider de quand, et à qui, la sanction doit s'appliquer : son statut d'ange exterminateur se précise et son uniforme de bourreau se confirme. Au travers de la vengeance qu'elle délivre, c'est toute les femmes qu'elle venge ! Définitivement, cet épisode est un "Girl Power" dont la fin n'est pas sans évoquer un lointain Thelma et Louise.

Sur un plan cinématographique au sens large (sa valeur artistique, le sens et le message d'un film... ), Elle s'appelait Scorpion est au moins aussi "mauvais" que le précédant épisode ! Mais si on l'aborde sous l'angle de l'intérêt cinématographique, alors la boîte de Pandore s'ouvre de nouveau avec cet épisode. Elle s'appelait Scorpion récupère le nouveau "mythe" créé dans le premier film, et comme un enfant avec un nouveau jouet, teste, expérimente et pousse Sasori vers de nouvelles expérimentations visuelles. On préfère quand même le premier pour son coté "mythe fondateur", mais ce petit plaisir de cinéphile à de la gueule...


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Twixt (Francis Ford Coppola, 2012)


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Un écrivain sur le déclin fait la promotion de son livre dans une petite ville ou vient d'avoir lieu le meurtre d'une jeune fille. Les étranges rêves qu'il se met à faire lui apporteront l'inspiration qui lui manquait et le mèneront vers la clé du meurtre.

Retour au fantastique de son début de carrière pour l'un des maîtres du cinéma (Le Parrain, Apocalypse Now), avec cette histoire sur la création artistique, entre rêves, enquête, poésie et vampirisme... Coppola surprend et déconcerte, alternant dans Twixt le meilleur comme le pire, touchant de fulgurants moments de cinéma par instants, et flirtant avec l'indigence d'une adaptation de Stephen King à d'autres. Quoi qu'il on soit, on n'ose imaginer ce qu'un autre aurait pu livrer comme abomination cinématographique, là ou Coppola ne nous laisse pas indifférent !

A l'affiche, Val Kilmer et Elle Fanning. Le premier, médiocre au possible, incarnera pourtant à merveille cet écrivain has-been et fatigué (une seconde nature pour Val ?), la seconde est décidément parfaitement bluffante et envoûtante.... Coppola construit autour de ces deux là une forêt de thèmes (la blessure personnelle, la création artistique, un meurtre fantastique...) qu'il entremêle dans un monde onirique et fantasmatique ou l'écrivain mènera même son enquête avec Edgar Allan Poe lui même ! Film d'un cinéaste sur la création, Twixt apparait pourtant bien hésitant quand à son objectif (comme la création elle même ?). Il assemble ses scènes et crée son imagerie avec une facilité évidente, presque insultante, mais coincé entre sa maîtrise technique et la facilité de ses éléments fantastiques, Twixt laisse perplexe. Trop basique ? ou au contraire saturé d'interprétations ? 

On s'étonne donc de la "simplicité" de Twixt on savoure pourtant sa liberté narrative. On (re)découvre un Coppola qui semble avoir voulu se faire plaisir et, comme Scorcese avec son Hugo Cabret (une scène pourra même les rapprocher) l'ami Francis semble faire une révérence polie et sincère, par le cinéma de genre de ses début, à la Machine à Rêve Cinéma, comme ca... juste pour le plaisir.

De loin, Twixt est un petit film fantastique un peu mal foutu, presque prétentieux. Mais à mieux y regarder on y discerne une oeuvre très personnelle, très libre aussi. Coppola propose un film parsemé de visions fortes et de fulgurances : l'univers onirique monochrome éclaboussé de rares couleurs est tout à fait réussi, envoutant, et les 2 premières minutes d'exposition de Twixt valent à elles seules la vision du film (une leçon de cinéma). Oeuvre riche d'un cinéaste incontournable, Twixt ressemble à un plaisir solitaire de son auteur, il tutoie parfois l'extase, puis baisse subitement d'intensité. Quant au spectateur, tantôt excité par un spectacle ambitieux, tantôt blasé par sa banalité, son plaisir ne sera pas pleinement satisfait.

Twixt est un bien curieux Coppola, à la fois magnifique et puissant, mais aussi difforme et faiblard... C'est maléfique !


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La Femme Scorpion (Shunya Ito, 1972)


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Nami Matsushima est manipulée et trahie par son amant policier. Emprisonnée, silencieuse, elle fait face aux humiliations du personnel pénitencier et aux violences de ses co-détenues. Elle ne pense qu'à s'évader pour se venger.

Série de 6 films entre 1972 et 1977 (dont 4 les deux premières années) La Femme Scorpion prend pour héroïne une femme trahie et humiliée (Nami Matsushima "Sasori", interprétée par le magnifique Meiko Kaji), la prisonnière numéro 701, devenue ivre de vengeance par les violences qu'elle a subi de la part des hommes (et aussi des femmes).

Pur série B d'exploitation 70's, la série Sasori vend au spectateur violence, érotisme, humiliation carcérale, sadisme, cruauté et vengeance. Mais à force d'excès, d'hyper-stylisation et de travail sur des thèmes basiques, ce qui n'était destiné qu'à tuer 1h30 et soutirer quelques Yens est finalement devenu culte.

D'abord ce premier opus bénéficie d'une mise en scène somptueuse et inventive. Cadrages obliques jusqu'à l'extrême, effets de lumières transformant ses personnages en véritables sorcières (issues d'un Kwaïdan et à coté desquelles un Suspiria n'est peut être pas aussi inventif que cela), flashbacks sur décors théâtraux mobiles, utilisation sublimée des décors studios, effets de mise en scène : telles sont les marques de fabrique visuelles de ce premier opus qui ne cesse de multiplier les recherches et inventions de mise en scène pour dynamiser son rythme et transmettre son symbolisme.

C'est justement sur ce "symbolisme" que la série Sasori accède au statut de culte. Poussant les curseurs à l'extrême, ses situations transcendent les stéréotypes et parviennent à fabriquer de nouveau codes ! Nouveaux codes de la femme et de la femme-héroïne, nouveaux codes de cruauté et de sadisme, mais aussi de nouveaux codes narratifs et de personnages, etc...  Et puis comment ne pas envisager une relecture du mythe de Frankenstein, puisque Sasori est un monstre créée de toute pièce (ici crée par les violences et trahisons dont elle a été l'objet), presque muette elle aussi (elle substitue efficacement le geste à la parole...) et elle aussi porteuse d'une innocence perdue. Personnage à la fois victime et ange exterminateur, implacablement destinée à la souffrance, les  violences qu'elle subit se retourneront toujours vers les coupables. Sasori est femme-objet par les actions des autres et condamnée à être un perpétuel instrument de vengeance. A la fois féministe et machiste, suivant les points de vue, la série des Femmes Scorpion véhiculent aussi une certaine idée de la femme, la rendant pour l'occasion bien plus mortelle que l'homme et en profitant pour filer, comme ça, mine de rien, un petit zeste de critique sociale.

Excès de chaque instant, les Sasori transforment des trames presque enfantines en films stylés et baroques. On comprends facilement comment cet univers fait de fantasmes exacerbés a pu marquer et fasciner toute une génération de réalisateurs (Tarantino et ses Kill Bill, Park Chan-wook et son Lady Vengeance...). Episode après épisode,  la série Femme Scorpion développe et installe un jeu avec le spectateur, elle récupère ainsi tous les codes cinématographique de différents genres (ceux des films de prison, des films érotiques, de vengeance mais aussi des personnages du loup solitaires et autres  méchants inoubliables) et en livre une vision modernisée, quelquefois psychédélique, complètement libre et déjantée, créative et sans aucune limite visuelle, dont l'objectif principal semble être de surprendre le spectateur.

Cinéma crétin et stérile au premier abord, c'est en fait à un creuset d'invention et d'énergie que nous sommes confrontés. Du B, du Bis comme on l'aime, un foisonnement expérimental et no-limit de procédés cinématographiques, du cinéma libre de toutes contraintes (à l'exception du Genre exploité) ou se côtoient, certes, le pire comme le meilleur ! Bien sûr que c'est mauvais... mais "qu'est ce qu'on adore ça" !

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Lock Out (James Mather, Stephen St. Leger, 2012)


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Snow, un agent accusé de trahison, et est envoyé sauver la fille du président américain, dans une prison spatiale tombée aux mains de 500 détenus. Il acceptera d'autant plus la mission qu'un détenu détient peut être la preuve de son innocence.

Nous sommes habituellement très "fan" de Guy Pearce (Memento, l'interessant First Snow) mais ici, son rôle de mec qui assure, hyper détaché et alignant punch-line sur punch-line nous a horripilé dès les premières minutes (n'est pas Snake Plissken qui veut !) . Puis vient cette poursuite dont les effets numériques ressemblent à un cinématique de jeux vidéo d'il y à 10 ans. Et puis il y a son scénario... et puis...

Lock Out, à l'image, ne manque certes pas de rythme et d'action, et les amateurs les moins regardant y trouveront sans doute leur compte en le visionnant. A la Rédaction de Doorama, nous nous considérons comme "plus regardant", puisqu'à à nos yeux il est une accumulation paresseuse et tape à loeil de recettes usées, un véritable empilement de cadavres scénaristiques ! Lock Out croule sous le banal et du déjà-vu, il se déforme sous sa volonté artificielle et excessive d'en mettre plein la vue, il ne dégage aucune personnalité, ni ne dégage de charme. Lock Out, pourtant bandant de loin, de plus près à les traits d'une vieille prostituée cachée derrière un maquillage vulgaire.

"Un gars qui doit sauver une fille et récupérer une malette"... Voilà peut être pourquoi Lock Out ne fonctionne pas ! Son scénario est signé Besson ! Rappelant furieusement New York 1997 (il faut entrer dans un nid de guêpes, trouver la fille du président, survivre et sortir à temps... On à dit "la fille du président" ?), chacune de ses scènes accumule les clichés, jusqu'à la saturation, et finissent par fatiguer à force de trop en faire et de nous surcharger de références éculées. L'exagération, sans doute recherchée, tourne à la caricature : Lock Out irrite infiniment plus qu'il n'est fun.

Toujours à la recherche de pépites et de séries B musclées, Lock Out avait tout pour nous attirer, il a au final tout pour nous repousser ! Des personnages irritants, des décors vu et revus, un numérique souvent laid, une actions prévisible, des situations qui ne surprennent jamais : nous n'avons (hélas) rien trouvé de sexy à Lock Out. On a un peu l'impression de s'être fait escroquer, et c'est sans doute un peu vrai puisque la "SF musclée dans l'espace" nous avait déjà été vendue 10 fois déjà par le même M. Besson dans Paris, dans Berlin, dans des voitures, des beaux hôtels, les beaux quartiers, les banlieues, etc... Vous vous souvenez ? "Un gars qui doit sauver une fille et récupérer une malette"...
A la Rédaction, nous sommes vraiment des pigeons !

Procurez-vous Lock Out ou d'autres films avec Guy Pearce

Lady Snowblood (Toshiya Fujita, 1973)


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Yuki est destinée dès son premier jour de vie à venger sa mère. Entrainée jusqu'à l'age de 20 ans, elle part alors à la recherche des 4 hommes qu'elle va traquer et assassiner.

Adaptation d'un manga, Lady Snowblood est davantage connu pour être l'une des influences majeures, avec La Femme Scorpion, de Quentin Tarantino pour son Kill Bill. Lady Snowblood est un pur produit du cinéma populaire japonais des 70's, à la fois excessif et simpliste, mais véhiculant aussi une imagerie surpuissante et utilisant à merveille les codes du (des) genre(s).

Film de vengeance et film de sabre, Lady Snowblood vise loin et pousse à l'extrême (hypertrophie) ses ficelles et enjeux dramatiques. Jugez plutôt : une mère emprisonnée à vie pour avoir tué le meurtrier de son mari, s'offre aux gardiens dans l'unique but d'avoir un enfant pour la venger (un simple instrument !)... Son enfant grandit dans la seule quête (obsessionnelle, bien sûr) d'accomplir cette vengeance reçue en héritage... La vengeance verra le jour non sans dommages collatéraux (car les coupables aussi ont des enfant) et surtout sous des geysers de sang écarlate (Ah, série Baby Cart, tu nous manques !). Meiko Kaji en est l'instrument, magnifique et mortel.

Pour ne parler que du film (nous laissons volontairement le manga original de coté), Lady Snowblood se divise en quatre chapitres qui chacun tenteront de contrarier le destin vengeur de Yuki : 1 coupable qui impose le pardon ? 1 autre déjà mort ? etc... (on peut pas tout vous dire...). Pourtant en plein film de genre, Lady Snowblood ne cesse de jouer du décalage discret avec les codes et, touche après touche, réussit à créer la surprise et dessiner ainsi un personnage torturé sans cesse contrarié alors qu'il s'approche de son but.

Lady Snowblood en digne et excessive expression du ciné popu de genre, délivre encore aujourd'hui une belle énergie, codifiée à l'extrême et pourtant infiniment libre. Simple défouloir de masse, stérile et sans intérêt pour certains, il cache en son sein une transgression libératrice, le plaisir de s'affranchir de toutes limites, et ce en toute sécurité, par la fiction. On comprend que toutes ces expérimentations "pour de rire" aient pu laisser derrière elles des traces, et des curiosités passionnantes à observer : Lady Snowblood en est une ! Trésor d'exagérations et d'inventivité, sa frénésie cinématographique (ses concepts, sa forme visuelle) est un petit bonheur de chaque instant pour tout cinéphile en quête de sang neuf. Lady Snowblood ne manque ni de sang, ni de nouveauté.

Que l'on aime ou pas le recyclage permanent de Tarantino, reconnaissons lui au moins le mérite d'orienter nos regards sur des oeuvres (mineures ou pas) dont l'oubli nous aurait privé de leurs passionnantes (et nous pensons indéniables) qualités. Que ce soit Lady Snowblood, La Femme Scorpion, Baby Cart pour le japon, ou le fachisant Inspecteur Harry pour ne citer que lui aux US, le cinéma de genre n'est pas qu'un sous-genre dominé par la médiocrité. C'est une terre certes souvent ingrate, pas toujours luxuriante, mais qui recèle parfois des pépites à l'éclat aveuglant. Lady Snowblood est de ces pépites. Grattez la terre qui l'entoure et vous trouverez son éclat : un petit film à l'allure folle, rempli d'images puissante et de véritables morceaux de cinéma ! 70's, on adore tes excès, ton énergie...


NDLR : Ce n'est pas dans nos habitudes, mais Lady Snowblood n'étant pas édité en France, vous pouvez voir l'intégralité du film en VOSTFR sur cette page (streaming ou téléchargement - pas de risques de sécurité décelés)

Procurez-vous les Baby Cart cités plus haut ou d'autres films avec Meiko Kaji

Le Hussard Sur Le Toit (Jean-Paul Rappeneau, 1995)


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En 1830, dans le sud de la France, Angelo, un officier italien est pourchassé par des agents prussien. En pleine épidémie de Choléra, il traverse la Provence afin de rejoindre l'Italie. En route il rencontre Pauline de Théus...

Adaptation du roman éponyme de Jean Giono, Le Hussard sur le Toit suit, pour Jean-Paul Rappeneau, Cyrano de Bergerac. Fort de son succès Jean -Paul Rappeneau avait donc toute confiance de la part de ses producteurs pour donner ses chances à ce Hussard et mettre en image cette grande aventure faite de morts et d'amour.

Léger, alerte et enjoué, Le Hussard Sur Le Toit parvient élégamment à vous emmener avec le tumultueux officier italien. Au travers de ses rencontres (certaines fort brèves à cause de l'épidémie), le voyage du jeune homme ressemble à une dernière étape avant de devenir homme, comme scellé par le premier amour qu'il croisera. Olivier Ramirez donne toute crédibilité et fougue à cet intrépide et courageux hussard, de la candeur aussi.  Quand à Juliette Binoche, elle lui oppose un modernisme parfaitement complémentaire et superbement interprété.

Jean-Paul Rappeneau articule et rythme son film autour de l'amour en construction des deux tourtereaux. Après un début riche de rebondissements, l'aventure laissera finalement plus de place au rapprochement des deux êtres, mais ne se fera pas oublier pour autant ! Rappeneau semble avoir pris le parti d'une grande simplicité et limpidité. Le Hussard Sur Le Toit est un film grand film d'aventure et d'amour, jamais prétentieux, jamais trop bavard et jamais "artificiel".

L'écrin de nature dans lequel se déroule le film (entre Aix et Gap), le contraste entre la mort rôdant et l'amour galopant, la fougue "traditionnelle" de Angelo face à la fronde "moderne" de Pauline, Rappeneau opte toujours pour une simplicité narrative et une mise en scène limpide et donne ainsi à son film une légèreté presque enfantine et ne surcharge jamais son histoire de signification excessive. Les péripéties s'enchaînent avec naturel, laissant entre chacune d'elles se former sans hâte la belle histoire d'amour des deux amants platoniques.

Une reconstitution historique  plus que convaincante, un rythme sans faille et une réalisation humble et maitrisée caractérisent Le Hussard Sur Le Toit, rendant sa vision facile, agréable et propice à une immersion totale du spectateur dans ce flot de sentiments et d'aventure. Rappeneau signe là un film vivant et attachant. Un cinéma simple et efficace entièrement tourné vers le divertissement et le plaisir instantané du spectateur : sans livrer une oeuvre inoubliable, Rappeneau livre cependant une vision incroyablement fluide d'un classique de la littérature et satisfait aux exigences premières d'un grand film d'aventure. On applaudit comme des enfants.


Procurez-vous Le Hussard Sur Le Toit ou d'autres films de Jean-Paul Rappeneau ou avec Juliette Binoche

Dragon Eyes (John Hyams, 2012)


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Hong s'installe dans le quartier de St. Jude et semble bien décidé à casser du petit dealer local... Puis à les dépouiller... Puis enfin travailler pour eux.... Mais que cherche donc Hong dans ce jeu dangereux ?

Particulièrement soigné visuellement avec ses couleurs brulées et saturées, aux contrastes bien tranchés, Dragon Eyes a un peu surpris les amateurs éclairés que nous sommes de film de baston, tendance bourrins. Plutôt en bien d'ailleurs...

D'abord à cause d'un Van Damme annoncé tout en haut de l'affiche, et qui n'occupera finalement que 3 ou 4 flashbacks, presque hors déroulement du film. Allez, 10 minutes en tout et pour tout, comme un "guest" rajouté en toute hâte au scénar pour assurer la vente... En tout cas, difficile de lui imputer une quelconque responsabilité sur la qualité (ou pas) du film !

Le scénario de Dragon Eyes tient évidement sur un timbre poste (par ailleurs trop pétit pour contenir une fin digne de ce nom...), mais sa construction brouille élégamment les pistes et parvient tout à fait honorablement à entretenir le suspense sur les motivations et objectifs de Hong. Quand à ce qui fait l'intérêt de ce genre de film, l'action, ses combats sont plutôt bien réalisés, efficaces et fluides, et les chorégraphies soignées. Et puis il y a Peter Weller (Robocop), qui cabotine comme jamais, mais dégage une délicieuse énergie destructrice.

Dragon Eyes dopé par un style visuel travaillé et une volonté de faire dans la qualité, soigne sa tenue générale, tente même la recherche d'un rythme atypique pour ce style de cinéma et ses combats tendance freefight fonctionnent plutôt bien (Cung Le, acteur principal est combattant à l'UFC). Mais hélas, au delà de tous ces bons points, Dragon Eyes, pourtant appliqué et techniquement ambitieux, ne trouve pas la même ambition pour ses personnages. Même si on suit avec plaisir ce gentil qui casse du méchant, tout ça reste, bien entendu, assez limité.

Mais (une fois de plus), ne boudons pas notre plaisir ! Si John Hyams n'est pas Sodderbergh, et que Dragon Eyes n'est pas Piégée, il est en revanche, dans sa catégorie et son genre, bien supérieur à la plupart de ses petits camarades ! Un simple action movie, peut être, mais tout à fait honorable et parfaitement visible. Mission accomplie !



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To Rome With Love (Woody Allen, 2012)


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A Rome, la vie de plusieurs individus va subitement s'animer, comme influencée par l'énergie de la ville éternelle : des couples se font et se défont, d'anodines rencontres deviennent magiques...

Après Vicky Cristina Barcelona puis Minuit à Paris, c'est au tour de Rome d’accueillir les problèmes, désirs, rêves et et espérances des personnages de Woody Allen. Une rencontre inter-parentale qui vire à l'opéra d'avant garde, une actrice bourreau des coeurs, une gloire soudaine et un couple au départ contrarié forment les quatre histoires principales (et savoureuses) qui animent l'effervescente ville.

Timide à l'allumage, To Rome With Love installe finalement ses nombreux personnages pour un marathon touristique de près de deux heures. A grand coup de "magie" (Allen nous avait déjà fait le coup maintes fois, et en mieux pour Paris) et de scénettes souvent drôles (l'opéra aquatique est un grand moment !), la galerie de personnage prend vie et l'écriture et le style de Woody Allen dégage son charme et son élégante légèreté... mais pas toujours !

To Rome With Love est un Woody Allen "pur jus" : léger et drôle (et donc très loin du très noir, et génial Match Point !). Certes traversé de personnages truculents, touchants, maladroits et névrosés, le film est hélas entravé d'automatismes irritants et paresseux. "Allen fait du Allen", et le roi du cocktail fait sa recette star : "1 doigt de ville européenne, 1 doigt de film choral, 1 doigt d'humour, 1 doigt d'observation bien senti, 1 filet de magie et son indispensable zeste de légèreté". Le maestro ne rate certes jamais sa recette (quoi que...), mais il faut reconnaitre qu'il y a des jours avec... et des jours "moins avec" ! To Rome With Love est de ces derniers. La recette est connue, mais la surprise n'est plus là, le rythme artificiel et l'ensemble ne séduit plus autant.

Indéniablement, To Rome With Love possède ses moments de grâce, de justesse et de drôlerie, on retrouve avec plaisir les obsessions du réalisateurs et le casting est tout à fait plaisant. Mais To Rome With Love est aussi un Woody Allen en mode pilotage automatique, une redite qui peine un peu à nous emporter, qui tarde à trouver son rythme de croisière, et qui tarderait presque aussi à s'arrêter. Loin d'être mécontents de sa vision, nous sommes cependant déçus de ne pas avoir eu droit au niveau habituel, nous avons connu Woody Allen mieux inspiré, plus appliqué et finalement avec bien plus de choses à nous raconter.
Rome ne l'aura pas autant inspiré que Paris, ou bien est-ce la chaleur... qui sait ?


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