Ponctué de magnifiques scènes de rituels (la toilette des défunts en présence des familles), Departures explore sans tristesse les sentiments des vivants lors de la perte (du "départ") d'un membre de la famille. Oscillant entre humour et émotion, il aborde les messages universels de l'amour, la mort, la famille.
Extrêmement touchant, parfois magnifique même par la délicatesse avec laquelle certains sentiments ou situations sont montrées, Departures traine avec bonheur le spectateur sur le terrain des sentiments et de la beauté. On soulignera aussi la mise en perspective réussie entre l'interprétation musicale et l'exécution des rites funéraires
Poétique et mélancolique, beau et fort, Departures n'évite cependant pas de surjouer sa partition et laisse hélas régulièrement apparaitre une naïveté, voire même une mièvrerie, bien encombrante ! (il faudra supporter quelques violons, en l’occurrence violoncelle ici, allant jusqu'au clip sirupeux sentimentalo-naturaliste...)
Malgré l'indigestion de sentiments ponctuelle (finalement très asiatique, mais qui plombe notre liberté de spectateur), Departures ne s'écroule pas et enchaîne les moments de grâce. On ne regrettera donc que sa forme (par moments seulement) puisque pour le reste, Departures risque bien de vous émouvoir aux larmes.




















