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Low Cost (2011)


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Malgré ma très grande affection pour l'humour Robin des Bois et Maurice Barthélémy (le très beau Essaye Moi ou encore Papa), il est bien ardu de défendre ce Low Cost dont le titre ne pouvait pas être mieux choisi !

On trouvera bien sur des situations comiques qui fonctionnent plutôt bien, mais il s'avère difficile de s'y abandonner, tant l'allure de l'ensemble est miné par la médiocrité du jeu des acteurs (vraiment le minimum syndical ici...) et la réalisation elle aussi low cost...

Maurice Barthélémy sacrifie toute notion cinématographique sur l'autel du cinéma populaire de divertissement, comme si l'un excluait nécessairement l'autre (?). La sensation de bâclage s'expose alors au grand jour, et ne reste de cette pantalonnade que quelques gags (J.P. Rouve et sa fixette sur le nain !!!!) qui auraient mieux été mis en valeur dans des sketches d'entre deux programme sur M6.

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Trespass (Effraction, Joel Schumacher, 2011)


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Un couple se retrouve pris dans un home-jacking au cours duquel vont apparaître au grand jour les fragilités dudit couple.

Joël Schumacher est peut être le réalisateur le plus irrégulier du monde; voire même de l'univers (si, si!). Capable du meilleur avec Tigerland, ou même Blood Creek à un certain égard, il peut aussi commettre les Batman (avec George Clooney).

Ici il s'aventure dans un thriller psychologique téléphoné, bien moins réussi que son Phone Game (thriller, téléphoné, phone game... mouais...). Ce qui pouvait être un exercice de huit clos riche et intéressant, prends l'apparence d'une succession de situations déjà vues, donnant libre cours à un étalage de réactions convenues de la part de ses personnages.

Refusant de jouer simplement la carte de la tension, Trespass tente de se justifier par de bien maladroits ressorts psychologique. Le petit film sympa sombre très rapidement dans l'ennui, difficilement porté par une Kidman plutôt transparente, et un Nicolas Cage visiblement pas averti que son talent l'a quitté depuis 15 ans...

Ordinaire, balourd et sans talent.


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Case Départ (2011)


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Malgré son énervant coté télévisuel (son casting, sa réalisation, le projet...), Case Départ regorge de charmante pépites humoristique et balance quelques Scud bien calibrés...

Les deux crétins jouent à merveille leur rôle de victimes, compensant allègrement l'humour communautaire par une autodérision de ceux qui en sont à la base.

Au final, on passe un bon moment "politiquement correct" entre méa culpa blanc et caricature de banlieue... tellement divertissement que Case Départ donnerait presque envie qu'il débouche sur une série, tant le duo fonctionne.

Rien de très cinématographique dans tout ça, mais mission remplie  :-)



Attack The Block (2011)


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Trompeusement vendu comme une parodie de film de genre à la sauce humour british, Attack The Block se révèle être une curieuse surprise...

En fait de parodie, on n'en trouvera pas grande trace, si ce n'est une vague ressemblance dans sa trame avec le Shaun Of The Dead évoqué sur son affiche (des personnages lambda confrontés à un surnaturel horrifique...). Non, Attack The Block, certes humoristique par moments, commence comme un thriller social anglais et vire rapidement vers le film d'action SF.

Et c'est bien ce qui surprend agréablement, puisque malgré ses moyens modeste, le film prends un bon rythme et s'attaque à ses moments d'action avec conviction et énergie.

Si absolument rien n'est nouveau ici (quelques monstres envahissent une ville, des personnages un peu minables que personne ne croit seront amenés à se révéler des héros... etc...), les choix du réalisateur s'avèront payants et originaux en plaçant l'action dans une cité dortoir de Londres, et en choisissant comme protagonistes quelques racailles... Tout cela sans (trop) tomber dans le cliché (rien à voir avec la banlieue caricaturale vue par Luc Besson !)...

Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec un vrai film d'invasion, pêchu et bien mené, véritable hommage au Genre ! Ca ne réinvente pas la poudre, mais c'est infiniment meilleur et plus jouissif qu'un Cowboy et Envahisseur...

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Forces Spéciales (2011)


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Une Journaliste prise en otage par des Talibans, une équipe des Forces Spéciales part en mission la récupérer mais tout ne se passe pas aussi bien que prévu...

Oublions un instant La Chute Du Faucon Noir et essayons de sauver quelque chose de ce film... Des paysages magnifiques, une très belle photo et la beauté de Diane Kruger sont les seules qualités de cette triste production française.

Le film ne cesse de vouloir singer le rythme des grosses productions américaines et ne réussit au final qu'à nous fatiguer à force de vouloir en rajouter dans le rythme et l'action. Un montage à la hache, visiblement destiné à insister sur un déroulement narratif visuel plutôt que dialogué, achève de tuer l'intérêt du film par une surdose de clichés, et ne nous livre en pâture qu'une triste galerie de personnages ratés.

Forces Spéciales frôle le ridicule par son envie de faire dans l'action movie. Son rythme artificiel le fait ressembler au meilleur de Chuck Norris. Sa musique, très rock, détruit chaque scènes d'action aussi efficacement qu'une véritable opération militaire.

On s'amusera enfin du "magnifique" remake de la scène du Sergent dans Platoon (reprenant  presque les notes de son adagio) qui ressemble davantage à un pastiche qu'à un hommage.

Forces Spéciale est à l'image de ses sublimes paysages : désertique !
 

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L'Irlandais (The Guard, Martin McDonagh) (2011)


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Que c'est sympathique ce cinéma là. Ton décalé, personnages atypiques et un sens de l'humour doux-amer... L'Irlandais est un thriller qui va à deux à l'heure, son héros est un flic solitaire et bourru, doté d'un style plutôt personnel et détaché. Il doit travailler avec un policier du FBI pour stopper des trafiquant de drogue.

Le pitch est sans originalité, mais la forme décontractée et libre du récit confère à l'ensemble le confort d'un gros pull de laine dans le grand air irlandais. L'Irlandais (le film, comme le personnage), par sa simplicité et un certain cynisme, devient rapidement très attachant. Il alterne avec plaisir les cartes de l'humour, du polar noir, du buddy movie (mais avec un style bien à lui) et du film intimiste.

L'Irlandais évite tout les clichés, il se contente de vous prendre par la main, avec tendresse, pour faire quelques pas avec et vous raconter une histoire. Une simple enquête, en plein "désert" irlandais, peuplée de personnages originaux et attachant. Pour ma part, je repense à London Boulevard, ou bien encore au brillant Bon Baiser de Bruges.

Il y a dans ce cinéma là quelque chose qui fait du bien !  



Contagion (Steven Soderberg, 2011)


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Soderberg n'est peut être le plus grand réalisateur qui soit, mais avouons lui un indéniable talent et saluons en lui ce réalisateur qui ne cesse d'expérimenter et se remettre en question.

Ici, il explore sous la forme d'un film chorale, la propagation et les effets d'un virus foudroyant à l'échelle mondiale. Victimes, familles, chercheurs, médias, forces de l'ordre et politiques : rien n'échappe à l'oeil de Soderbergh dans sa volonté de traiter chaque aspect d'une telle catastrophe.
On peut diviser le film en deux parties : l'apparition et le début de l'épidémie, puis la phase de réaction au virus (recherche d'un vaccin). Si le casting est absolument royal (Damon en tête !) et la première partie tétanisante d'effroi, réaliste et implacable à souhait, le film s'essouffle pourtant dans sa seconde partie. La faute sans doute à ce qui semble être un curieux choix du réalisateur, à savoir que tous ses acteurs sont rarement mis les uns en face des autres ! En plus de la frustration de ne pas les voir se donner la réplique, une contradiction s'installe : celle d'un manque d'humanité au milieu de ce drame humain, un manque de lien !


Exercice de style et narration réussis pour Soderbergh, mais malgré le brio de sa mise en scène, on n'arrive pas au vertige espéré. Frustrant.

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Pour Une Poignée De Dollars (Sergio Leone, 1964)


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Peut être pas le meilleur de la "trilogie du dollars" (avec Et Pour Quelques Dollars de Plus et Le Bon, La Brute et le Truand), Pour une Poignée de Dollars n'en reste pas moins un énorme morceau de cinéma, portant en lui la modernité du cinéma qui lui a succédé, la maturité du style de Léone et le renouvellement (ou la mort ?) du genre Western.

Bien qu'il ne soit qu'une adaptation du Yojimbo de Kurosawa, Pour Une Poignée de Dollars est un film novateur et personnel, imposant de maîtrise et d'intelligence. Un plaisir intellectuel et visuel pour tout cinéphile qui se respecte, où Eastwood y incarnait le plus cool des mauvais garçons ! (Les héros au cinéma ne seront plus jamais les mêmes...)

Pour Une Poignée de Dollars, cinéma populaire à l'époque, peut fièrement trôner à coté des plus grands chefs-d'oeuvre des grand maîtres, tant il a réinventé un langage à lui tout seul.



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Le Garde du Corps (Yojimbo) (Kurosawa, 1961)


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Voici l'original de Pour Une Poignée de Dollars... Un samouraï arrive dans une ville déchirée par la lutte de deux clans et y voit un moyen d'en tirer quelques profits.
Yojimbo est plutôt atypique dans le genre Samouraï, ici le ronin n'épouse pas une cause, une seule (si ce n'est la sienne ?), il passe d'un camp à l'autre, alternant les rôles de méchants, de justicier, de gentil, d'égoïste, de mercenaire, etc... Finalement bien des facettes humaines, faiblesses comme qualités, qui n'ont cessé d'inspirer Kurosawa tout au long de sa carrière.

Parfaitement jubilatoire (par ce que Léone transformera par la suite en cynisme) et grandement novateur par un renouvellement de l'image du héro, Yojimbo mérite absolument d'être vu tant il est représentatif du lien étroit entre le genre samouraï et celui d'un certain western. Sans rien retirer à Sergio Léone, il permettra néanmoins de rétablir la véritable paternité du "cowboy sans nom" ("joe" ?) et d'illustrer à merveille le jeu d'influence d'un cinéma sur l'autre, et plus particulièrement d'un maître sur l'autre.



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First Squad ? The Moment of Truth (2009)


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Au demeurant fort beau à regarder, First Squad s'avère assez difficile à suivre de part sa structure éclatée. A l'apparence d'un pilote de série, ce russo-japanim (si, si !) met un temps infini à se mettre en place, multipliant les flash-back, afin de bien tout présenter. Mais à force d'annonces, on arrive au bout des 75 minutes sans avoir trop bien compris où tout cela allait nous amener. Du coup : à quoi bon :-)

Malgré une réussite visuelle indéniable, notamment par le curieux mélange de style Manga et un un je ne sais quoi de Stalinien, on reste sur sa faim, l'appétit coupé.

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Blitz (2011)


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Gentil divertissement un poil bourrin comme on en voyait à la pelle il y a 20 ou 30 ans, Blitz lorgne vers la série B basique et décomplexée, et c'est tant mieux !

Ici, on ne cherche pas la dimension psychologique ou la finesse de traitement ; Jason Statham, en bon flic expéditif, tente d’attraper un bon salaud bien tordu (Aidan Gillen, le maire de la série The Wire, en parfait psychopathe), et c'est tout !

Hyper basique, l'ensemble s'avère agréable à suivre, bien rythmé et constituera un divertissement correct pour le spectateur qui le regardera en toute connaissance de causes : à savoir un petit thriller honnête dans sa démarche et sa forme.
Contrat rempli même si on aurait mieux fait de se revoir L'inspecteur Harry...  :-)
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Melancholia (Lars Von Triers, 2011)


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Le fou Von Triers a encore frappé. Comment réagirions nous à quelques temps de la fin de notre monde, notre planète se situant sur l'exacte trajectoire de la comète Melancholia ?

Au travers d'un film en 2 parties (un mariage rappelant Festen puis l'après mariage sur les lieux de la fête), Von Triers nous bombarde d'interrogations au travers de deux soeurs, deux tempéraments différents, appréhendant le funeste événement. Loin du dogme de ses début, la mise en scène de Von Triers se pare de sublimes séquences visuelles symboliques (au début) pour ensuite les explorer une à une, entre force et poésie.

Spectateur de ces spectateurs, Melancholia envoûte par son rythme lent, et, pour peu que l'on supporte le langage cinématographique de Von Triers (pour ma part j'en raffole) propose une immersion totale dans une histoire un peu hors du temps, un retour sur nous même à l'aube d'une fin certaine. Melancholia est une sensation, fugace mais précise.

Il y a longtemps que Von Triers ne nous avait autant séduit, réussissant pour une fois à ne pas se laisser aller à ses excès.

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