Kline est un ex flic de Los Angeles est engagé par un riche industriel dont le fils a subitement disparu aux Philippines. Son enquête le mène à Hong-Kong où il retrouve son ami inspecteur qui tente de coincer un mafieux local. Alors que le passé douloureux de Kline refait surface, son enquête l’emmène vers d'étonnantes révélations sur celui qu'il recherche...
Étonnant mélange que ce I Come With The Rain. Un réalisateur vietnamien, un casting américain(Josh Hartnett), coréen (Byung-hun Leede I Saw the Devil ou Bittersweet Life) et japonais, pour une production européenne tournée à Hong-Kong, Los Angeles et aux Philippines, le tout sur une bande de Thee Silver Mt. Zion, Radiohead et Godspeed You Black Emperor... Par où commencer ???
Il est évident que Tran Han Hungest visiblement plus à l'aise dans la chronique intimiste (les sublimes L'Odeur de la Papaye Verte, Cyclo, A la Verticale de l’Été) que dans le registre du thriller. Il signe ici son plus mauvais film, le démarrant comme un thriller sombre et l'achevant dans la contemplation, ces deux aspects se dévorent l'un l'autre ! Tran Han Hung réussi pourtant à revisiter les codes du genres, mais le résultat est une oeuvre batarde dans laquelle il est bien difficile de faire le tri entre le "réussi" et le "raté", un fourre tout bordélique. I Come With The Rain donne l'impression d'être en cours de montage, encore indécis sur ses choix, non fini.
Malgré ce ratage relatif (ou à cause ?) le film impose un rythme complètement atypique et une personnalité assez étonnante. Il devient un "objet" assez unique, dans lequel la sensualité de Tran Han Hung s'exprime à fond, l'ambiance éthérée fascine et l'approche contemplative de certains passages frôle la fulgurance.
Au final, I Come With The Rain mérite quand même le détour pour son étonnante forme, mais cette histoire qui va de l'enfer au ciel, risque fort d'irriter le plus grand nombre !
NDLR : La rédaction de doorama à décidé de remonter le film à 7 sur l'échelle de l'évolution pour deux raison :
1) la folle ambition de son réalisateur (quelque soit le résultat) et le rythme nonchalant de l'oeuvre
2) Parce que malgré ses défauts, il ne pouvait pas être au même niveau de l'échelle qu'un X-Men ("Soyons cohérents...)"
Un flic est chargé de faire tomber un braqueur de bijouteries : "Le Specialiste". Il recrute un indic qui accepte le job, motivé par l'argent du gain qui lui permettra d'effacer la dette de sa soeur. Mais la vie d'un indic est fragile et ne tient qu'à un fil... Cette fois le flic est bien décider à ne pas perdre de nouveau un indic, et décide d'en assurer la sécurité.
Dans sa globalité The Insider est plutôt soigné, mais là où il pêche c'est sur le traitement des personnages ! On sent pourtant toute l'attention que le réalisateur a accordé à ceux-ci, mais à force de trop bien faire il en alourdi son film. On s'éternise donc sur leurs blessures intérieures, leurs facettes intimes, mais n'est pas le Michael Mann de Heat qui veut, et Dante Lam tombe dans la surcharge émotionnelle laborieuse, cassant ainsi complètement l'enjeu dramatique et le rythme de son film.... Quand au dénouement, il en pâtit aussi, et réclamait sans doute une meilleure préparation du spectateur.
Au final The Insider est un film bancale, inégal, hésitant sans cesse entre le clichés américain du genre et ceux de Hong-Kong. Dommage, car dégrossi de ces lourdeurs et de certains effets de style clichés à l'extrême (le petit jazz introspectifs et intimiste pour comprendre les blessures de notre personnage), The Insider pouvait s'avérer passionnant !
Pris pour un autre, Jeff Lebowski, se retrouve embarqué dans une délirante enquête pour retrouver la femme de Lebowski, l'autre !
Sans doute le personnage le plus cool de toute l'histoire du cinéma : "The Dude" ! On ne peut qu’applaudir des deux mains devant le merveilleux anti-héros écrit par les frères Coen.
Comme à leur habitude, ils nous offrent une fabuleuse galerie de "beautiful loosers", réunis cette fois pour brasser de vent comme jamais ! Rien, "le Dude" ne fait absolument rien... Il n'est à l'origine de rien de ce qui lui arrive, ne sera à l'initiative de rien, et on le ne verra pas non plus pratiquer la seule chose qui semble le guider, à savoir cette discipline qui fait tourner notre planète : Le Bowling !
Il fallait l'incroyable talent des Coen pour réussir à mettre en œuvre cette ode au vide, ils nous livrent ici une incroyable mécanique dans laquelle la pièce autour de laquelle tout est bâti (the Dude !) ne sert à rien !
Un véritable bijou d'humour !
"Elle" enflamme les hommes. Pinpon, le mécanicien-pompier n'y échappera pas, il en tombe amoureux. Mais "Elle" n'est pas que belle et désirable, elle porte en elle un mystère bien pesant.
Souvenir d'enfance pour beaucoup d'entre nous, l'insolente beauté de la jeune Isabelle Adjani était aussi chaude que ce sud de la France où se situe cet excellent film de Jean Becker !
La première apparition de "Elle"... Les voix en off des personnages, au passé... la chaleur du soleil... Tout dans l'Eté Meurtrier annonce le drame, et de la plus belle des manières qu'il soit.
Jean Becker distille
une véritable sensualité dans son cinéma, il utilise chaque chose qui
lui tombe sous la main pour nous rapprocher de ses personnages, nous
faire entrer dans leur intimité. C'est véritablement un conteur, et ils
ne sont pas nombreux dans le cinéma français.
La première apparition de "Elle"... Les voix en off des personnages, au passé... la chaleur du soleil... Tout dans l'Eté Meurtrier annonce le drame, et de la plus belle des manières qu'il soit.
Jean Becker distille une véritable sensualité dans son cinéma, il utilise chaque chose qui lui tombe sous la main pour nous rapprocher de ses personnages, nous faire entrer dans leur intimité. C'est véritablement un conteur, et ils ne sont pas nombreux dans le cinéma français.
L'Eté Meurtrier, par sa structure, sa forme et son déroulement dramatique, peut par ailleurs être rapproché de deux autres films qui ont marqué leur temps... Malgré ses spécificités, il trouvera ainsi tout naturellement sa place entre Dupont Lajoie et 37°2, le Matin. Ambiance, héroïne, drame, faux-semblants, voix off ... Allez-y, vérifiez...
Que s'est t'il donc passé chez Antoine pour en arriver la ? En un week-end seulement il tourne le dos à tout ce qui faisait le bonheur : travail, femme, enfants, amis... Il plaque tout, blessant tous ceux qu'il aime.
Jean Becker n'est pas réalisateur. C'est un cinéaste, un artisan... Avec un Albert Dupontel bluffant
(comme souvent dans ses rôles dramatiques), il force le spectateur à
assister à l’autodestruction d'un homme à qui pourtant tout souriait.
Comme à son habitude, il filme son histoire avec une immense simplicité,
un savoir faire quasi artisanal, avec pour seul objectif de nous faire
ressentir le malaise et la détresse de son personnage. Aucun artifice
n'est utilisé, et c'est çà qu'on aime chez lui. Seule l'histoire et
l'humanité de ses personnages compte, celà confère à Becker une
conviction et une sincérité auxquelles il est difficile d'échapper,
allant même jusqu'à faire oublier les petites faiblesses (pourtant bien
réelles) de son film.
Deux jours à tuer est ce qu'on appelle "un beau film" : a simplicité ça paye !
Kirsten est retrouvée devant la maison qu'elle vient d'incendier. Internée en hopital psychiatrique, elle doit apprendre à cohabiter avec les autres patientes. Rapidement, elle va découvrir qu'une autre patiente habite l’hôpital... Un fantôme qui semble bien décidée à toutes les supprimer. Se défendre commencera par tenter de comprendre !
Le Carpenter nouveau est arrivé ! Un film de fantôme dans un hôpital psychiatrique. Tout un programme, et comme la trame semblait bien "basique", on attendait le meilleur du maître, puisque c'est dans le minimalisme que son talent s'exprime le mieux. 10 ans que le maître ne nous a pas cloué sur notre fauteuil, quand à ses tentatives télévisuelles elles se sont avérées plutôt médiocres...
Alors The Ward? Sans être raté, il y a gros à parier que les fans de Carpenter vont être déçus ! Et les autres ? Peut être les spectateurs dénués de culture horrifique et peu consommateurs de films de genre l'apprécieront et se feront peur. Car c'est bien là que le The Ward échoue. On attendait un travail de professionnel, une régal de connaisseur et une maitrise bien assurée ; on se retrouve avec un film gorgé de peur "grand public" et de grosses ficelles usées. On oubliera surtout son twist final, grandement inutile, sans doute rendu nécessaire pour combler le manque de substance du film.
Le maître est mort. Rendons-lui hommage en revoyant sa trilogie de l'apocalypse : The Thing, Prince Of Darkness et l'Antre de la Folie, peut être son dernier grand film...
Quatre membres d'une famille partent chasser un sanglier qui fait des dégâts sur leurs terres. Ce qu'ils vont découvrir dépassera ce qu'ils attendaient.
C'est pas bien tourné, pas bien joué. Et inversement ! Rien à sauver : dialogues affligeants, cadrages hésitants, montage approximatif, scénario furtif et acteurs en pleine répet'.
Il fallait du talent pour transformer cette histoire stupide en réussite, et au final Antoine Blossiern'aura réussi qu'à livrer un film stupide et vide de toute originalité. On sent pourtant chez ce réalisateur la volonté de se lâcher dans un film de genre et de faire SON film à lui, à la manière de ses modèles (The Descent, Razorback?). Hélas le résultat n'est qu'imitation maladroite et accumulation de clichés.
Impossible donc de s'attacher à des acteurs qui ont un mal de chien à incarner des personnage dénués de toute crédibilité. Enfin, le scénario se développe laborieusement pour s'épanouir finalement à une révélation où le ridicule l'emporte. Durant cette Traque approximative, on se dit "...mince, le phacochère, c'est moi !" et on s'en veut.
Après un accident de voiture, je me réveille sans toute ma mémoire. Un autre a pendant ce temps pris ma place et mon identité auprès de ma femme. Comment, pourquoi ? Je vais devoir prouver que je suis bien qui je suis et reprendre la place qu'"ils" m'ont volé.
Sans Identité porte bien son nom. On ne s'ennuie certes pas devant cette série B assez musclée, mais tous les rebondissements scénaristiques et l'enquête de Liam Neeson ne suffisent pas à nous faire adhérer 100% à cette intrigue. Dans son suspense et ses révélations Sans Identité réussi à nous surprendre, mais on s'attend tellement à être surpris que ce n'est finalement plus une surprise ! Ce qui manque donc ici, c'est de la spontanéité et de l'originalité.
Par exemple on détestera cette visite touristique convenue et déguisée de Berlin. Discrètement le film égraine les hauts lieux de la capitale, scène après scène, sans trop s'y attarder visuellement, mais on reconnaît la grosse ficelle ! C'est sûr, capter l'âme de Berlin était moins facile qu'utiliser les cartes postales.
On pense aux Bourne's Identity, beaucoup d'ingrédients sont là, mais ils sont de moindre qualité. Au final, quitte à voir de l'action et du suspense, mieux vaut découvrir A bout Portant qui est bien plus jouissif et efficace que cette grosse machine trop huilée : l'artisanat contre l'industriel ?
Cauchemar éveillé pour un homme innocent qui se retrouve embarqué malgré lui dans des histoires de gangsters, des vrais ! Un seul objectif, récupérer vivante la femme qui porte son enfant.
Efficace, rythmé et tendu, A Bout Portantnous secoue et nous malmène durant ses 1h25 de course. On pourrait ne pas adhérer à certaines situation un peu excessives, mais la réalisation resserrée et sèche de Fred Cavayé nous empêche de raisonner cette histoire, pourtant déjà vue maintes fois, en imposant un rythme sans temps mort.
Impossible donc de lâcher notre aide-soignant au milieu de ces tronches (Gérard Lanvinparfaitement détestable et Roshdy Zem étonnamment convaincant), difficile aussi de prendre le recul nécessaire pour se rendre compte que tout celà est too much.
Un cinéma de genre parfaitement maîtrisé, atteignant aisément sont objectif de divertissement efficace, et surtout sans se perdre dans la sur-écriture inutile des personnages. Aussi efficace qu'une aspirine pour le mal de crâne : que demander de plus ?
Dans son genre A Bout Portant va droit au but et tient toutes ses promesses.
A l'approche de l'Europe, les Douanes vivent leur derniers jours. Dans un petit village limitrophe, un douanier français français tombe amoureux de la soeur d'un douanier belge tout particulièrement anti-français.Une enquête va les pourtant les amener à travailler ensemble.
Histoire simplette et personnages lourdauds nous font effectuer un retour en arrière d'au moins 20 ans dans la comédie française populaire. Les ficelles comiques sont énormes, usées et convenues. L'histoire avance laborieusement, et pour ceux qui l'ignoreraient encore : "être raciste, c'est pas bien" ! Heureusement que Dany Boon est là pour nous le rappeler !
Seul Benoit Poelvoorde évite le naufrage total de ce divertissement calibré "dimanche soir sur TF1," en incarnant génialement, pistolet au poing et oeil assassin, une espèce de psychopathe qui nous donne furieusement envie de le voir un jour dans un rôle sérieux de sérial killer ou de nazi.
Effectivement, mis à part deux ou trois gags ou répliques qui font mouche : Rien à déclarer ! A visionner avec modération donc.
Un incident est survenu sur la frontière entre les deux Corées, impliquant des soldats des deux parties. Deux soldats sont morts, trois ont survécu, une guerre pourrait s'ensuivre. Une enquête est menée afin de mettre à jour ce qui c'est réellement passé dans ce poste frontière.
Park Chan-Wookest davantage connu pour son énergie destructrice et sa violence implacable, en tout cas ceux qui ont vu Old Boy ont encore imprégné sur les pupilles la furie de ce dernier. Ici, point de manga déchaîné comme matériau de base, mais juste une enquête ordinaire en milieu militaire, avec pour toile de fond ce que l'on imagine être la réalité là bas... Après JSAon se dit en effet que l'ambiance doit être plutôt tendue à la frontière, et que les comportements et motivations des personnages du film ne doivent pas être dénuées de toute observation du terrain. On a donc l'impression d'en apprendre un peu plus sur le bordel corréen... et ça c'est toujours agréable.
Mais le véritable force de JSA réside ailleurs. L'enquête n'est que prétexte pour amener une véritable réflexion sur ce contexte fragile. Habilement monté, Park Chan-Wook opte par ailleurs pour une découverte de la vérité à la Rashomon(Kurosawa) ou à la Heros(Zhang Yimou) : les vérités s'enchaînent et se contredisent, les mensonges tombent les uns après les autres... Ce jeu de piste amène le spectateur vers le message de son auteur autour de la guerre.
Au final tout cela est fort bien fait, intéressant et joliment réalisé. Mais si JSP s'avère être en une belle histoire plutôt qu'un simple thriller, et que l'expérience est louable et réussie, on reste sur sa fin.
Alors non ! Park Chan-Wookn'est pas qu'un bourrin... ! Mais il est meilleur quand il l'est !
A son réveil, Luke trouve une ville désertée de tout habitant, plongée dans la nuit, sans électricité. Seul un bar semble encore disposer de courant, c'est là que quelques survivant vont se retrouver pour échapper à l'obscurité : le problème à Detroit, c'est que l'ombre, si l'on y entre, on n'en sort pas !
Transiberian et The Machinist (avec un Christian Bale bluffant), étaient deux films hors normes et réussis.L'empire des Ombresne l'est pas, et oppose même à ses prédécesseurs une linéarité soporifique. Sans être complètement raté, la découverte du mystère et le suspense sont convenus et dépourvus de réelles surprises. Que rajouter donc de cet Empire des Ombres, sinon qu'il ressemble à un long épisode de la 4ème Dimension qui tente d'habiller son pitch maigrichon et déjà vu durant 1h30, sans jamais faire preuve d'originalité.
C'est visible, mais l'ambition du film manque lui aussi de clarté...