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Wrong (Quentin Dupieux, 2011)


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Dolph se réveille comme tous les matins à 7h60, mais ce matin, Paul, son chien,  n'est plus là... Bouleversé par sa disparition, le quotidien de Dolph s'en trouve ébranlé. Son jardinier, le mystérieux Maître Chang, le détective chargé de retrouver Paul ou Emma, la vendeuse de pizza qu'il ne connaît pas qui vient vivre chez lui, émaillent ses jours de solitude dans de bien curieuses trajectoires...

Sans doute la rédaction de Doorama est très friande de ces cinéastes "arty" et ésotériques, génies où escrocs... De Wes Anderson (arty ?) à David Lynch (ésotérique ?), et on pensera aussi au délicat Cashback, il y a de ces cinémas qui nous enthousiasment. Nous rangeons Wrong dans cette catégorie, parmi ces "ovnis" que l'on observe avec le cerveau qui s'emballe, sans pour autant être certains de ce que l'on en pense... Une expérience... Et quelle expérience que de retrouver de nouveau réunis Flat Eric avec son papa Quentin Dupieux (aka Mr. Oizo), puisque Flat Eric fait l'un des plus beaux caméo de cette décennie dans le panier de Paul le chien ! Wrong nous embarque pour "nulle-part-land", quelque part entre ici et ailleurs...

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Broken Flowers ( Jim Jarmush, 2005)


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Don Johnston, avec un "t", reçoit un jour une lettre d'une de ses anciennes (et nombreuses) conquêtes, lui annonçant qu'il a un fils. L'absence de nom sur la lettre l'entraîne à entamer une tournée de ses ex, afin de découvrir qui d'entre elles est la mère de ce fils qu'il ne connait pas. Un seul indice : la lettre a été tapée en rouge sur du papier rose...

Pour certains, Jarmush est ce cinéaste un peu Arty de Stranger Than Paradise ou Down By Law, pour d'autres il est le papa de Ghost Dog, film plutôt unique dans sa filmographie. Une chose est sûre, Jim Jarmush, aime ses acteurs et ses films décrivent avant tout des personnages plutôt que des histoires à proprement parler. Sensible, drôle et décalé, c'est Bill Murray qui se charge ici à donner vie à un Don Juan en quête de réponses : Road Movie paternel, c'est parti !

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Promise Land (Gus Van Sant, 2013)


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Global, une compagnie d'exploitation de gaz de schiste, envoie Steve Butler démarcher les habitants d'une petite ville américaine "qui repose sur des millions". Plein de promesses, mais aussi de sincérité, Steve va pourtant se heurter à la méfiance des citoyens, avec l'arrivée d'un militant écologiste qui dénonce les pratiques et les dangers de Global. Steve va peut-être arriver à un stade où lui aussi va douter...

Gus Van Sant est un cinéaste intéressant, à la fois esthète et ambitieux, il construit petit à petit une filmographie variée, et globalement de qualité. Du calibré Will Hunting, au minimaliste Last Days, en passant par Elephant ou Gerry, Van Sant s'intéresse à la dimension humaine de ses personnages. Promised Land va dans cette direction en proposant autour d'un sujet d'actualité (le gaz de schiste) de dresser un portrait tout en nuance d'un "acheteur de ressources" à la solde d'une multinationale. "A la solde" ? C'est bien là que Promised Land est intéressant puisqu'il extrait d'un profil souvent critiqué pour ses méthodes et son absence de valeurs, des qualités humaines. Humaniste et plein d'espoir le dernier Van Sant ?

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Royal Affair (En Kongelig Affære - Nikolaj Arcel, 2012)


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Au Danemark, le roi s'adjoint les services d'un médecin personnel : Johann Friedrich Struensee. Ce dernier, adepte des Lumières, jouit d'une grande influence sur ce roi que ses conseillers considèrent comme à demi fou. Ses idées révolutionnaires ne laisseront pas insensible la reine Caroline, et une liaison va naître entre la reine et le médecin du roi. Mais l'influence de Stuensee sur Christian et les nouvelles lois appliquées au royaume danois sont loin d'être du goût de tous, et son aventure avec la reine risque bien de servir ses opposants.

Il est donc possible de mélanger passion amoureuse et révolution politique dans un film en costume sans tomber dans les clichés et les codes usés. Nous avons entendu un critique dire qu'il fallait "remonter à Barry Lyndon pour retrouver un film en costume avec une telle envergure", on applaudit des deux mains à la rédaction, tout en évoquant aussi Les Duellistes... Royal Affair à fait mouche à la rédaction, autant pour sa forme, sobre et travaillée, que pour ses acteurs (le décidément énorme Mads Mikkelsen en tête) que pour son équilibre entre romance et politique... Royal Affair n'en met pas plein la vue, c'est la tête qu'il vise...

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A Company Man (Lim Sang-Yoon, 2012)


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Ji Hyeong-do travaille dans les bureaux d'une grande entreprise de métallurgie, à l'apparence des plus respectable. Mais sa véritable activité pour cette entreprise consiste en fait à supprimer des personnes, et à ce jeu-là, Ji Hyeong-do est très bon, il est voué à une belle carrière. Mais tout change, il doute, tombe amoureux, et veut maintenant changer de vie, ranger les armes... Mais c'est un business où le démission n'est pas bien vue...

Un tueur calme, aux traits fins, élégant, toujours tiré à quatre épingles dans son costume impeccable... On croirait retrouver le personnage de l'excellent A Bittersweet Life, de Kim Jee-Woon, pour sa suite ;  ce n'est pourtant pas le cas malgré les nombreux emprunts. A Company Man nous propose donc un thriller à la sauce coréenne, comme on les aime ici à la rédaction, à la fois élégant, efficace et un poil nostalgique. La question est maintenant de savoir si A Company Man fait le job !

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Casque d'Or (Jean Becker, 1952)


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Georges Manda fait la connaissance de Marie, Casque d'Or. Entre le menuisier ancien voyou et la fille de joie, c'est le coup de foudre ! Mais le petit-copain de Marie, ne le voit pas comme ça, Félix Leca, le chef de la bande à laquelle il appartient, encore moins ! Georges va tuer un homme au cours d'un duel, et Félix utilisera cet épisode pour obtenir ce qu'il désire : Casque d'Or...

Encore un classique du cinéma français... Encore un de ces films qui offre un Paris populaire, cerné de guinguettes et peuplé de mauvais garçons dont les manières et le parler nous paraîtraient pourtant, aujourd'hui, bien polies ! Casque d'Or, malgré l'époque qu'il décrit, conserve une intemporalité délicieuse et une force dramatique toujours aussi imparable : Amour, carrefour de tous les possibles... Amour, "sac à embrouilles"...

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Le Magasin Des Suicides (Patrice Lecomte, 2012)


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 La Famille Tuvache vend du suicide de père en fils, avec un dévouement presque religieux. Le commerce est florissant, la société déprimante. Tout allait pour le mieux jusqu'à l'arrivée du petit dernier, Alan, qui au lieu de porter la tristesse familiale arbore une indécrottable bonne humeur, doublée d'une joie de vivre inébranlable. Une honte chez les Tuvache !

Pour nous, Lecomte, c'est avant tout l'homme du sublimissime  Mari de La Coiffeuse ou de Monsieur Hire, avant d'être l'homme des Bronzés ou d'un cinéma comme Les Spécialistes... Le Magasin des Suicides, c'est le bon côté du bonhomme pour nous. On retrouve ce goût du drame chez Lecompte, qui devient ici un goût pour la tristesse, et qui tourne ici à la leçon de bonne humeur ! Car "Oui", le Magasin des Suicides est délicieusement empli d'humour noir, mais il accroche aussi une solide banane !

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Moi, Moche et Méchant (Dispecable Me - Chris Renaud, Pierre Coffin, 2010)


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Gru est méchant, très méchant, c'est sa nature, il aime être méchant. Pour regagner sa place de N°1 de méchants, il fomente un plan diabolique pour voler la lune. Mais il a pour cela besoin d'adopter, le temps d'accomplir son méfait, trois orphelines. Gru serait il en train de s'attacher à ses trois pensionnaires ?

Comment être méchant avec Moi, Moche et Méchant ? La rédaction, à ses heures, est plutôt consommatrice de Schrek, d'Age de Glâce, ou de quelques Pixar bien pesés, et ce nouvel animé 100% numériques a tout à fait réussi à emmener les adultes que nous sommes (paraît-il) dans le monde corrompu des enfants. On peut trouver à redire sur Moi, Moche et Méchant, ici à la rédaction, nous avons en tous cas trouvé quoi vous en dire...

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Kidnapping (Brake - Gabe Torres, 2012)


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Jeremy Reins se réveille prisonnier, enfermé dans un caisson transparent, dans le coffre d'un véhicule. Il est un agent du gouvernement, et ses geôliers attendent de lui qu'il livre ce qu'il sait de "la roulette", un plan de protection du Président des Etats-Unis... Malgré les stratagèmes des kidnappeurs, il est décidé à ne rien lâcher...

On pense inévitablement à Buried, puisque la jolie petite gueule de Stephen Dorff passe l'intégralité de Kidnapping dans un cercueil transparent, dans un véhicule en mouvement. Comme un exercice de style imposé, cet hyper hui-clos doit donc faire preuve d'ingéniosité pour maintenir son suspense et l'attention du spectateur, et comme souvent avec ce type de "challenge" on est plutôt heureux que l'aventure ne dure pas deux heures... Parce que nous aussi, comme Stephen Dorff, on se sent bien vite à l'étroit dans Kidnapping.

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La Corde (The Rope - Alfred Hitchcock, 1948)


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Brandon et Philip assassinent David pour le simple fait d’exécuter un crime parfait. Ils organisent une soirée en présence des parents de David, de sa fiancée et de leur Pprofesseur Ruppert Cadell, alors que le corps est encore dans l'appartement, dans le coffre sur lequel est servi le repas. Les deux étudiants sont fiers de leur "prouesse", mais Ruppert devine ce que cache cette terrible soirée...

Enorme hui-clos, gigantesque plan-séquence 83 minutes sans autres coupes que celles pour recharger la pellicule de la caméra, La Corde est autant une pièce de théâtre, pas sa conception même, qu'une impressionnante prouesse technique que seul un immense cinéaste pouvait concevoir avec autant de précision. Immoral et provocateur, La Corde cache le corps dans un coffre, expose ce coffre aux yeux de tous, et exhibe, l'homosexualité de ses personnages... Du grand art, quoi !

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The Walking Dead Saison 1 (Frank Darabont, 2010)


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Rick Grimes est shérif adjoint dans une petite ville des Etats-Unis. Un jour, lors d’une opération, il se retrouve en plein milieu d’une fusillade. Gravement blessé, il est transporté à l’hôpital et tombe alors dans un profond coma. Lorsqu’il se réveille enfin, le monde qu’il connaissait n’existe plus. Il semblerait que la planète entière ait été victime d’une épidémie, qui transforme les personnes en zombies, appelés « rodeurs » (ou « walkers » en anglais). Rick va donc tout faire pour essayer de retrouver sa femme et son fils et les protéger du risque d’extinction qui menace l’humanité tout entière.

AMC Channel nous propose ici leur troisième série originale. Après les succès de Mad Men (2007) et Breaking Bad (sorti plus tôt en 2010), il s’attache les services du réalisateur Frank Darabont, à qui on doit notamment Les Evadés ou encore La Ligne Verte (rien que ça !), pour nous proposer une plongée dans un monde post-apocalyptique rempli de vilains zombies. Alors, véritable pépite ou simple série pour adolescent boutonneux en mal d’hémoglobine ? Voyons tout ça.

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40 ans, Mode d'Emploi (This is 40 - Judd Apatow, 2013)


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Pete et Debbie ont deux filles. A l'aube de leur 40 ans, leur passage à la nouvelle décennie s'accompagne de changement et de questionnements au sein de leur couple... Debbie vit mal le compteur des années, Pete ne parvient pas à rendre son entreprise rentable, les enfants n'apportent pas que des satisfactions et la famille est soit absente, soit trop présente... Et si 40 ans n'était pas un cap si facile que ça à franchir ?

Judd Apatow à ses fans... Cinéaste emblématique de ce qui pourrait être appelé "la nouvelle comédie américaine", il est représentatif de cette vague de comédie à cheval entre le pur divertissement, limite graveleux, genre American Pie, et la comédie douce-amère empreinte d'un regard social sur notre société (et nous, à la rédaction, nous mettons Super Grave dans cette catégorie, nous adorons cette "teen-comédie" (teen ?) parfaitement maîtrisée). Apatow à donc une pâte et il n'est pas non plus désagréable que celle-ci s'inspire des séries qui cartonnent pour construire ses personnages ! 40 ans, Mode d'Emploi : mode d'emploi !

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