Accueil

Trilogie de la Mort : Awakening - Aftermath - Genesis (Nacho Cerda, 1990, 1994 et 1998)


tags | , , , , , , , , ,

0 comments


3 courts métrages fantastiques sur la mort de Nacho Cerda. The Awakening : un jeune homme évolue seul dans un monde où le temps s'est arrêté... Aftermath : Dans un hôpital, se pratiquent des autopsies sur les corps sans vie. Le praticien va se livrer à des actes nécrophiles sur les corps. Genesis : un sculpteur termine la statue de sa femme défunte, elle prendra vie, alors que lui se figera...

Avant d'être le réalisateur du sympathique, mais limité, Abandonnée, Nacho Cerda avait réalisé trois courts métrages sur le thème de la mort. The Awakening est une courte oeuvre de fin d'études cinématographique, Aftermath et Genesis sont quant à elles bien plus abouties et bien plus ambitieuses. Les 3 objets se voient comme trois étapes d'un cercle, avec l'instant de la mort, le corps après la mort et le retour à la vie. Ils témoignaient de ce renouveau du cinéma fantastique de genre, et si The Awakening et Genesis restent dans les clous, c'est Aftermath qui marquera et choquera définitivement les esprits... Courts métrages, labos des cinéastes...

Lire la suite...

Hindsight (Hyun-seung Lee, 2012)


tags | , , , , ,

0 comments

Un ancien gangster retiré du milieu rêve d'ouvrir un restaurant. A la mort du parrain, la question de reprendre la succession se pose à lui... Déterminé à trouver l'assassin du Parrain, Doo-hyeon se retrouvera chasseur et proie : la bande rivale qui souhaite le voir mort charge une tueuse de ce contrat, tueuse dont il tombera amoureux... Entre cours de cuisine, romance et chasse à l'homme, Doo-hyeon est un gangster pour qui l'heure de la retraite n'a pas encore sonné...

Curieux mélange que ce Hindsight... Ni bon, ni mauvais, parfois ordinaire, parfois touchant, il échappe à toute direction forte... Empruntant tour à tout au thriller made-in-Corée, puis à la romance made-in-asia, il est bien difficile de ranger cet objet hybride, bridé et parfois débridé ! La rédaction vous livrera donc, cette fois encore, quelques reflets de Hindsight, un peu en vrac, mais pas tant que ça...

Lire la suite...

Evil Dead (Fede Alvarez, 2012)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Cinq amis se retrouvent dans la vieille cabane familiale de Mia et David, pour accompagner le sevrage de Mia. Ils découvrent dans la cave un curieux livre rempli d'illustrations sataniques et l'un d'eux fera l'erreur d'en citer certains passages à haute voix. Le démon qu'ils viennent d'invoquer viendra réclamer ses 5 âmes dans un déluge de sang et de terreur...

Encore un remake de nos si chers et si précieux films d'horreur. Avec la longue liste de ceux déjà remaké, nous n'aurons sans doute qu'à piocher quelques arguments à gauche et à droite et les organiser pour vous donner envie (ou pas) de vous pencher sur ce nouvel Evil Dead... Allons nous soulever la question de la pertinence de ce remake ? Celle du respect de l'oeuvre originale ? Mais pourquoi tant attendre pour donner quelques indices ? La réponse à cette dernière question est que nous l'attendions ce remake-là ! Parce que, entre nous, s'il y a bien un classique de l'horreur qui avait bien besoin d'un reboot, c'est bien Evil Dead, non ? C'est par ici...

Lire la suite...

Le Dernier Rempart (Kim Jee-Woon, 2012)


tags | , , , , , ,

0 comments

 Près de la frontière mexicaine, le shérif Ray Owens veille sur la petite ville tranquille de Sommerton Junction. Mais la tranquillité sera de courte durée, puisque Gabriel Cortesz, un puissant baron de la drogue, vient de s'échapper et se dirige à près de 400 kmh sur la paisible bourgade, laissant derrière lui de nombreux cadavres... Ray Owens et ses adjoints se dresseront devant lui et ses complices, ultime rempart pour n'empêcher qu'il ne passe la frontière...

Ca faisait un moment que nous n'avions pas cité J'Ai Rencontré le Diable dans nos lignes... Avec le Dernier Rempart, voici l'occasion qui se présente puisque ce revival d'action 80's est le premier film US du passionnant réalisateur coréen. Papy Schwarzy endosse le rôle du shérif courageux et droit, prêt à risquer sa vie pour mener sa mission jusqu'au bout et arrêter le dangereux criminel... Gunfights, bolides hyper rapides, impacts de balles, fédéraux et shérif droit dans ses bottes sont de la partie pour ce pur action-movie niché entre Le Bon, La Brute et le Cinglé et un épisode réussi de Fast and Furious, pas loin d'un petit Bruce Willis old-school, un peu comme si Schwarzy avait décidé de faire son remake du Train Sifflera Trois Fois...

Lire la suite...

Ernest et Célestine (Benjamin Renner, Vincent Patar, Stéphane Aubier, 2012)


tags | , , , , ,

1 comment

C'est un fait bien connu de toutes les petites souris, les ours mangent des souris ! Célestine, une petite souris sans parents, ne croit pas du tout que les ours soient méchants. En pleine expédition de récupération de dents d'ours, sa rencontre avec Ernest, un ours solitaire, va être le début d'une amitié solide et pleine de tendresse.

Un peu de tendresse dans un monde de brutes... Avec ses dessins délicats, ses couleurs pastel et sa poésie, Ernest et Célestine à tout pour plaire... aux tout petits, bien sûr, mais aussi aux grands ! Charmante ode sur l'amitié et la différence, Ernest et Célestine est une bouffée d'oxygène qui a trouvé sans aucune difficulté sa place entre le remake de Maniac et le dernier Rob Zombie... On vous emmène faire un court tour du coté de Ernest et Céléstine...

Lire la suite...

Les Amants Passagers (Los Amantes Pasajeros - Pédro Almodovar, 2012)


tags | , , , , , , , ,

0 comments

L'avion en partance pour Mexico n'ira pas bien loin... Une avarie technique le force à tourner au-dessus de Tolède dans l'attente d'une piste pour atterrir  A bord, l'équipage haut en couleurs doit occuper les passagers de la classe affaire dans l'attente d'une hypothétique solution, ou d'un drame... La classe Eco ? Droguée par l'équipage ! L'ambiance ? Chaude, chaude...

Tiens ? Un film anti-crise ? C'est en tout cas comme cela que Pedro Almodovar nous annonce son retour sur les écrans. La première image des Amants Passagers annonce que ce film est une fiction, une simple fantaisie... les premières scènes ne feront pas mentir l'avertissement d'ouverture : Les Amants Passagers passe d'un sujet à l'autre comme les membres d'équipages de bras à d'autres... A bord de l'Almodovar, c'est cul à volonté, cage aux folles à gogo et perte de contrôle systématique... "A bord... Tout !" : y'a t'il un pilote dans l'avion ?

Lire la suite...

Only God Forgives (Nicolas Winding Refn, 2013)


tags | , , , , , , ,

0 comments

A Bangkok, le frère de Julian est assassiné par la police locale. L'arrivée de sa mère pour récupérer le corps, va le pousser à chercher vengeance.

Oui, c'est avec un scénar digne des plus mauvais films de Van Damme que l'auteur de Drive nous revient sur les écrans... Nicolas Winding Refn retrouve Ryan Gosling et nous offre un film comme il en a le secret : excessivement violent, d'une beauté visuelle hyper travaillée et explorant les codes d'un genre comme il l'avait fait avec Valhalla Rising (Le Guerrier Silencieux), comprenez donc comme aucun autre ! Beaucoup détesterons le nouveau Refn... nous non : bien au contraire même !

Lire la suite...

House Hunting (Eric Hurt, 2012)


tags | , , , , , ,

0 comments

Deux familles en quête d'un nouveau foyer se retrouvent au même moment à visiter cette belle maison isolée... La maison ne les laissera pas partir, à chaque fois qu'il s'en éloignent, c'est pour revenir devant celle-ci. Condamnées à vivre ensemble, prisonniers de la demeure, la rivalité va aller crescendo entre les deux familles qui n'aspirent qu'à la fuir... la rivalité, mais aussi ce qui semble être une mystérieuse mécanique...

Non, House Hunting n'est pas à proprement parler un "bon film", mais toute la rédaction est pourtant tombée d'accord pour convenir que nous avons largement apprécié sa découverte. Quelque part entre Blair Witch, Shinning et Emprise, House Hunting n'est certainement pas un modèle d'originalité, mais si maladroitement bricolé soit-il, les mésaventures de ces deux familles parviennent largement à nous tenir en haleine jusqu'à son terme.  On vous fait visiter...

Lire la suite...

Alexandre Le Bienheureux (Yves Robert, 1967)


tags | , , , , , , , ,

0 comments

Alexandre est le plus fort de son village, sa femme le sait bien et lui donne chaque jour d'interminables listes de choses à faire, qu'il exécute en rêvant de ne rien faire ! Lorsque sa femme décède, Alexandre se couche et ne sortira plus du lit, entraînant d'autres de son village dans son sillage. Ne plus rien faire, fuir l'effort en compagnie de son chien, Alexandre rentre en résistance !

Une fois n'est pas coutume, nous laisserons les qualités techniques ou de réalisation d'Alexandre Le Bienheureux pour nous concentrer sur le thème qu'il nous propose : qu'il nous offre, même ! Alexandre le Bienheureux serait presque un film hippie avant l'heure, une ode à la liberté, l'oisiveté et la paresse... ! Une revendication du JE et un bras d'honneur au système, aux systèmes ! Yves Robert nous a concocté bien des joyaux, Alexandre n'est qu'un des petits diamants qu'il nous a laissé... Allez, toute la rédaction vous rappelle l'objet !

Lire la suite...

Maniac (Franck Khalfoun, 2012)


tags | , , , , , , ,

0 comments

Frank ne s'est jamais tout à fait remis du départ de sa mère, ni même de l'ambiance dans laquelle il a grandi. Pour combler ses déséquilibres affectifs, il erre à travers la ville, en quête d'une fiancée qui rendra sa mère fière de lui. De femme en femme, de victime en victime, Frank ôte des vies dans l'espoir de remplir enfin la sienne.

Alexandre Aja est à la production de ce remake du chef d'oeuvre craspect de William Lustig. Comme décidé à revisiter tous ces classiques des 70's, il confie cette fois la réalisation à Franck Khalfoun, et tente par ce bras armé de retrouver les noirs reflets de l'original. Comme souvent avec les relectures d'oeuvres cultes, la division règne, mais Maniac, quelque soit le résultat, propose une relecture solide de son glauque modèle. Maniac installe une ambiance personnelle et ose proposer une radicalité assumée, loin du simple exutoire gore, qui fait plaisir à voir. 40 ans ont passé, les temps ont changé : l'heure du bilan a sonné...

Lire la suite...

Inbred (Alex Chandon, 2011)


tags | , , , ,

0 comments

Deux travailleurs sociaux emmènent 4 jeunes pour un week-end dans un coin reculé de la campagne anglaise. L'accueil dans le village est plutôt glacé, il ne tardera pas à devenir hostile, ses habitants n'aimant visiblement pas beaucoup les étrangers. Après un incident, les habitants vont s'attaquer au petit groupe, ils trouveront un nouveau clou pour ces petit spectacles dont ils sont friands...

Pour les amateurs seulement... Inbred nous concocte un sorte de parodie à mi-chemin entre Délivrance et Masacre à la tronçonneuse en immergeant 6 personnages dans un village de consanguins sous la houlette d'un patron de pub, moins abimé (à l'intérieur, comme à l'extérieur...) que ses clients locaux. Gore jusqu'à l'excès, techniquement et scénaristiquement très modeste, Inbred revêt cependant une forme suffisamment fun et débridée pour emporter le morceau auprès des fans du genre. Grotesque et excessif, on se prend au jeu...

Lire la suite...

Headhunters (Hodejegerne - Morten Tyldum, 2011)


tags | , , , ,

0 comments

Roger Brown est chasseur de têtes, il est aussi un voleur d'oeuvre d'arts. Lorsqu'il rencontre Clas Greve et apprend qu'il vient d'hériter d'un Rubens, Roger voit clairement sa prochaine cible. Le chasseur de têtes s'en va donc traquer sa cible, mais sait-il qu'elle appartient à un ancien mercenaire ? Qui va traquer qui ?

Ceux d'entre vous qui nous lisent régulièrement connaissent notre affection pour le cinéma asiatique, coréen notamment, ils auront aussi peut-être noté notre intérêt croissant pour le cinéma nord-européen (A Hijacking, Royal Affair, La Chasse, The Pusher trilogy...). Headhunters nous vient de Norvège, il nous emmène dans un jeu de chat et de la souris entre un voleur et un "volé" ancien mercenaire... Plutôt original et très bien écrit, Headhunters construit avec maîtrise son inversion des rôles. Le chasseur devient proie, la proie se fait vicieuse, la fragilité du personnage principal, l'efficacité de son déroulement et l'humour discret qu'il distille font de Headhunters une très agréable surprise ! Rien de totalement neuf, certes, mais son origine glaciale se charge de donner une étonnante personnalité à Headhunters.

Lire la suite...