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Dark Feed (Michael & Shawn Rasmussen, 2013)


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Une équipe de tournage investit un ancien hôpital psychiatrique désaffecté pour y tourner un film d'horreur. Il se dégage rapidement de ses murs quelque chose de maléfique. La folie qui habitait le lieu semble pénétrer doucement chaque membre de l'équipe, réveillant leur violence et leurs instincts criminels.

D'indécrottables idéalistes, trop curieux, voilà ce que nous sommes à la rédaction de Doorama ! On le sait, la cohorte de direct to DVD horrifique qui pullule depuis des années est souvent source de déconvenues encore plus brutales que leurs images. On le sait, lorsque l'on vend un film avec "Par le producteur de", ce n'est rarement bon signe... Dark Feed nous a donc malmenés durant 86 longues minutes, en accumulant ses instants horrifiques comme un politique les mensonges.

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Retreat (Carl Tibbetts, 2011)


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Un couple en difficulté se met au vert sur une petite île sauvage et isolée. Seuls habitants sur ce "caillou", ils recueillent pourtant un homme, le visage ensanglanté, un revolver à la ceinture, un militaire qui leur annonce qu'une épidémie foudroyante est en cours. Ils se barricadent pour se protéger du danger, mais rapidement le scénario du supposé militaire fait douter Martin et Kate...

L'isolement, l'inconnu, et le couple entre les deux, semblent être un cocktail qui fonctionne bien. Sans autre ambition que de proposer ses quatre-vingt-dix minutes de tension, Retreat propose ses ingrédients à l'air de déjà-vus non sans une certaine habilité. Le spectateur est invité à un thriller psychologique bien mené, à la violence croissante, et à un jeu permanent sur la véritable identité de Retreat. Film d'épidémie ou couple pris en otage ? Retreat joue à fond la carte du doute et s'amuse à brouiller les pistes...

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Comme des Frères (Hugo Gelin, 2011)


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Boris, Ellie et Maxime portent le deuil de leur amie Charlie... Bien qu'amis indirects, c'était Charlie leur véritable point commun, ils décident de faire ce voyage qu'ils avaient prévu de faire de son vivant. En route vers la Corse, ils vont se découvrir chacun et établir des liens d'amitié, comme si Charlie leur léguait une dernière chose de valeur...

La comédie à la française dans toute son horreur... Mais aussi la comédie française dans toute sa force ! Voilà la sensation douce amère que procure ce néanmoins très agréable Comme Des Frères. Deuil et amitié se partagent ce road movie (Paris -Corse) dans lequel des connaissances vont devenir des amis, avec comme centre de convergence ce qui les rapprochait justement. Trois acteurs en harmonie, de bonnes tranches d'humour et pas mal d'émotion traversent Comme des Frères. On se dit que Les Petits Mouchoirs à fait des émules, on se dit aussi que Comme des frères fait du bien, léger, juste et attachant...

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Ex Drummer (Koen Mortier, 2012)


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The Feminists, un groupe formé de 3 musiciens handicapés, est définitivement en quête d'un batteur... Dries, ancien batteur et parolier de talent, accepte de l'être et complète enfin le groupe : The Feminists est maintenant prêt pour participer à un important concours. Le quotidien des membres de The Feminists est à l'image de leur musique : instantané, destroy et No Future !

A la rédaction, le punk, on y connait rien, en revanche même sans en connaitre la définition, on sait reconnaître un chat quand on en voit un, et Ex Drummer est un film résolument punk ! Si "Punk's not dead", comme le montrait récemment encore Le Grand Soir, est toujours vrai, ici, il ne ne va pas de concert avec "No Future"... Koen Mortier semble avoir un bien bel avenir de réalisateur, son Ex Drummer, qu'on l'aime ou non, qu'on le comprenne ou non est un bel objet... Punk, mais sexy !

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Bêtes de Scène (Best In Show - Christopher Guest, 2000)


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A Philadelphie, Le Mayflower est LE concours duquel sortira le meilleur chien... Caniche, Saint-Hubert, Shin-Tzu ou Norwich, toutes les races s'y confrontent pour décrocher la prestigieuse récompense, à moins que ce ne soit leur maître... ? La personnalité de ces toutous, n'est rien comparée aux humains qui les accompagnes, bien plus intéressants encore...

Tel chien, tel maître... Enfin, c'est ce que l'on aurait envie de dire, mais les quadrupèdes sont quand même bien plus simples et solides que les bipèdes. Best In Show est une charmante comédie sur ces drôles de passionnées qui font concourir leurs chiens. Derrière chaque toutou de compét' se cache un névrosé de compét', sinon un indécrottable passionné, prêt à tout pour montrer que son compagnon est le meilleur de sa catégorie, le meilleur de tous ! Galerie de portrait (bestiaire devrait-on dire), Bête de Scène pose un regard amusé et distrayant sur ce petit monde. La rédaction étant aussi amatrice de bêtes à poil que de cinéma, nous ne pouvions rater l'occasion de vous présenter l'objet...

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Populaire (Régis Roinsard, 2012)


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Dans les années 50, Rose Pamphyle est embauchée chez Louis Echard en tant que secrétaire. Rose est une secrétaire moyenne, mais elle tape à la machine à une vitesse impressionnante ! Louis se met en tête de la faire participer au concours de vitesse de dactylographie, et s'improvise "entraîneur de secrétaire". L'amour naît... Comme sa vitesse de frappe, leur amour augmente ; les ambitions de Louis pour Rose sont mondiales !

Populaire lorgne du coté de la comédie romantique américaine et installe à l'écran un couple directement inspiré de la grande époque américaine, rappelant effectivement, comme nous l'avons lu un peu partout, Grant-Hepburn... En plaçant l'intrigue de Populaire dans les 50's, son réalisateur s'offre la possibilité d'offrir un pitch décalé, soutenu par un ton délicieusement kitch ! Populaire est un projet bien mené, qui détonne par rapport aux comédies françaises actuelles, hypercentrées sur nos 30-40ans un peu bobos, et apporte une réelle touche de fantaisie. Populaire à tout pour plaire... et pourtant à laissé la rédaction perplexe. Faute de frappe ou hyper-exigence ?

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Anna Karenine (Joe Wright, 2012)


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En Russie, Anne Karénine est l'épouse d'u haut fonctionnaire. Sa rencontre avec le séduisant compte Vronski va déclencher un amour, une passion entre les deux êtres, qui mènera Anna Karénine à tout sacrifier pour elle.

Anna Karénine, est bien sûr, l'adaptation de l'oeuvre de Tolstoï, mais il vous faudra vous tourner vers d'autres horizons pour mesurer sa fidélité à l'oeuvre originale, nous préférons nous déclarer incompétents en ce domaine... La rédaction peut cependant vous parler du film de Joe Wright et de sa somptueuse mise en image théâtrale, baroque et inspirée. Cette adaptation de Anna Karénine retrouve la modernité du chef d'oeuvre littéraire original, et l'habille d'un classicisme à la Liaisons Dangereuses de Frears, mais aussi, dans un même temps, d'un dynamisme visuel qui n'est pas sans rappeler le Moulin  Rouge de Lhurmann. Drame en costume soigné et majestueux, le Anna Karénine de Joe Wright risque d'énerver certains, mais son film possède d'indéniables  atouts.

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Steak (Quentin Dupieux, 2007)


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 Blaise sort d'un institut psychiatrique. Il retrouve Georges, son ami d'enfance, mais celui-ci ne souhaite plus traîner avec lui : ce qu'il veut, c'est intégrer la bande des Chivers, toujours impeccables, toujours parfaits ! Se sentant rejeté, Blaise tente à son tour d'intégrer la petite bande : une rivalité s'installe entre eux...

Avant Wrong (pour lequel nous serions prêt à aller contre notre éthique journalistique et, en douce, lui remonter sa note de 8 à 9...) et avant Rubber, Quentin Dupieux nous avait donné ce Steak à nous mettre sous la dent... Deux losers, un poil déphasés avec les réalités, en quête de reconnaissance faisaient des pieds et des mains pour intégrer une bande délicieusement ringarde, c'est Eric & Ramzy qui s'y collaient, armés de leur humour "légèrement" décalé... Le résultat n'est pas aussi spectaculaire et séduisant que son récent Wrong, mais Steak avait déjà de quoi séduire les spectateurs en quête de "différence". Petit tour d'horizon de ce morceau, qui à coup sûr déconcertera plus d'un spectateur...

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Grabbers (Jon Wright, 2012)


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Une créature extraterrestre à tentacules débarque sur la petite ile de Erin Island, en Irlande. Ciaran et Lisa, deux policiers et Alan, un scientifique, découvrent qu'elle se repaît de sang, mais pas si celui-ci contient de l'alcool. En attendant de neutraliser la bestiole, il convient avant tout de se réfugier au pub et de se saouler pour maximiser leurs chances de survie.

Ce petit film fantastique d'invasion anglo-irlandais est à ranger à côté de Attack The Block ou autres Cockney vs Zombies, sortes de parents éloignés du drolissime Shaun Of The Dead  . Invasion, humour et identité irlandaise (la bière !) se disputent la vedette sans aucune autre prétention que de remplir ses 80 minutes. Une fois que la rédaction vous a dit ça, elle vous a tout dit sur Grabbers ! Un poil attachant, Grabbers est aussi vite oublié, alors faisons vite le tour de la petite île de Erin avant que le Grabber ne se'en retourne sur sa planète...

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Robot et Frank (Jake Schreier, 2012)


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Frank est un ancien cambrioleur qui vit seul. Pour l'aider avec sa mémoire qui commence à défaillir, il se voit imposr par son fils la présence d'un robot assistant. Au début réticent, une relation d'amitié va s'installer entre Frank et Robot, un véritable coup de jeune pour Frank qui va même renouer avec son ancienne activité de monte-en-l'air, avec cette fois un acolyte artificiel !

Les apparences sont trompeuses... Robot And Frank, avec l'allure enfantine de son robot et son approche sensible, pourrait laisser imaginer une histoire destinée en priorité à un jeune public. S'il peut effectivement l'être, il est aussi, et surtout, une approche  fine de la vieillesse, approche que nos jeunes têtes ne goûteront certainement que trop peu ! Sensible, délicat, touchant intelligent, fin et divertissant (rien que ça), Robot et Frank surprend par l'angle avec laquelle il traite son histoire. Frank Langella propose une magnifique interprétation dans un film faussement naïf : Robot And Frank, est loin de l'intelligence "artificielle" et grandement "opérationnel"...

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Le Chemin Sans Retour (Yellow Brick Road - Jesse Holland, Andy Mitton, 2010)


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En 1940  aux Etats-Unis, un village tout entier avait disparu sur un chemin en pleine forêt. Auhourd'hui, Daryl monte une petite expédition autour de cette légende urbaine, et décide d'emprunter ce fameux sentier, bien décidé à en revenir avec une explication sur ce qui est arrivé auparavant. Mais le chemin baptisé Yellow Brick Rock ne tarde pas à susciter de curieux comportements sur les participants.

Construit autour du chemin de briques jaunes du Magicien d'Oz, et de ce qu'il cache au bout, ainsi que sur des bases du Projet Blair Witch, Le Chemin Sans Retour nous emmène au coeur d'une expédition journalistico-scientifique qui va se confronter aux pouvoirs d'un chemin que l'on pourrait qualifier de hanté. Tout un village y avait disparu, en habit du dimanche, sans qu'aucune explication n'ait été apportée. Lent dérèglement qui arrivera à bout de chaque membre, il n'y a pas grand-chose à attendre de cette variation Blair Witch, mais le spectateur aventureux arrivera quand même au bout du chemin, poussé par la curiosité. Impressions mitigées...

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Lawrence d'Arabie (David Lean, 1962)


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Pendant la Première Guerre mondiale, un officier Britanique est envoyé recueillir les intentions du prince Feyçal pendant le conflit avec les Turcs. T.E. Lawrence épouse alors la cause de l'indépendance du peuple Arabe et devient un leader de celle-ci. Mais les visions britanniques, comme celles du prince, ne sont pas aussi claires que celles qui animent l'officier Lawrence...

Des paysages d'une fascinante beauté, un souffle épique rare et un parcours intérieur complexe et contradictoire animent Lawrence d'Arabie... Bien sûr le film de David Lean a marqué l'histoire du cinéma et traversé celle-ci auréolé de 7 oscars, mais il n'y a pas qu'une oeuvre techniquement exceptionnelle et une biographie pleine d'aventure : Lawrence d'Arabie possède un pouvoir hypnotique sur le spectateur. Entre le récit historique et le parcours d'un homme entièrement voué à un idéal, Lawrence d'Arabie est une proposition de 3h30 comme on en voit peu maintenant... Illuminé, fulgurant, grandiose et d'une richesse inépuisable, Lawrence d'Arabie est unique !

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