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The Red Riding Trilogy : 1983 (Anand Tucker, 2009)


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Une nouvelle fillette vient de disparaître alors que 3 ans auparavant le meurtrier avait été identifié et arrêté et qu'un autre, un simple d'esprit, est emprisonné pour avoir avoué aussi des crimes. John Piggot, un avocat, s'intéresse donc au devenir de cet autre individu, alors que le policier Maurice Jobson revisite aussi sa propre enquête d'alors. Plusieurs affaires se mélangent, plusieurs erreurs ont été commises : le dénouement approche... toute la vérité enfin ?

Démêler le vrai du faux, rendre à César ce qui est à César, voilà l'enjeu de cet ultime volet de Red Riding Trilogy... Comme un bilan, il aura fallu une décade pour dissocier les responsabilités et les rôles de chacun. Une fois de plus le passé refait surface à la lumière d'un nouvel élément, une fois de plus ce que Red Riding Trilogy avait éclairé est de nouveau questionné, une fois de plus les éléments parasites autour ont faussé la perception des évènements .. Conclusion la trilogie, 1983 est l'occasion de rassembler les morceaux pour enfin avoir une vision d'ensemble...

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The Red Riding Trilogy : 1980 (James Marsh, 2009)


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En 1974 les quelques meurtres dans le Yorkshire n'étaient que le début d'une longue série... En 1980, il est est maintenant une urgence d'arrêter la macabre série du Jack L'Eventreur du Yorkshire... L'inspecteur Peter Hunter est détaché de Manchester pour assister la police dans son enquête, et il connaît bien ce à quoi il va être confronté, puisqu'il avait en 1974 enquêté sur la tuerie du Karachi Club... Et si tous les crimes n'étaient pas dus qu'à l'éventreur ? Qu'à donc à se reprocher la police locale ?

C'est à cause de James March que la rédaction s'est penchée sur The Red Riding Trilogy, largement séduite par l'intéressant Shadow Dancer. James March réalise donc le deuxième opus de ce cette sombre trilogie, basée construite sur une intrigue mêlant meurtres et corruption, sur cette "simple" enquête qui tourne à l'investigation complexe et au long cours. 1980 change de registre pour se concentrer sur la recherche du tueur. 1974 ajoutait à ses meurtres un contexte trouble, 1980 augmente la liste de ses meurtres, trouble encore davantage la donne et déterre de vieux cadavres... Ca se complique...

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The Red Riding Trology : 1974 (Julian Jarrold, 2009)


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1974. Un journaliste se penche sur la disparition de plusieurs jeunes filles dans la région du Yorkshire. On a retrouvé les corps avec des ailes blanches cousues sur leur dos. En faisant son enquête, Eddie Dunford découvre que la police locale à visiblement quelque chose à cacher et qu'elle est gangrenée par la corruption. Eddie Dunford dérange, son obstination déplaît dans ce panier de crabes il risque bien plus qu'il ne l'imagine...

3 téléfilms de haut-vol composent The Red Riding Trilogy... Si la rédaction reproche souvent à certains films leur aspect télévisuel, The Red Riding Trilogy, quant à lui, peut s'enorgueillir de son aspect cinéma, comme quoi le budget, si modeste soit-il, ne fait pas tout ! Sous-titré 1974, ce premier opus établit les sombres bases de cette belle brochette, en superposant une nauséabonde corruption policière locale locale sur des meurtres façon serial-killer à la Jack L'éventreur (ce que nous proposera l'épisode 1980)... C'est froid, sobre, très sombre, élégant et intriguant, ça se recoupe, se poursuit et se croise de film en film sur une décade : 1974 ouvre le bal d'une bien belle triplette...

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Pusher (Luis Prieto, 2013)


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A Londres, Frank fait du business en vendant de la drogue. Lorsqu'il demande à Milo, avec qui il est déjà en dette, de financer sa prochaine transaction, il ne sait pas qu'il ouvre en grand la porte qui le mènera vers sa chute... Son affaire tombe à l'eau, il perd sa mise, et Milo n'est pas homme à attendre son dû : Frank entre alors dans une spirale qui scèlera son sort...

Ah Pusher ! Ah, la trilogie danoise de Nicolas Winding Refn (Drive, Valhalla Rising...) sur 3 destins compromis dans le milieu de la criminalité de Copenhague... 3 parcours tragiques, en spirale, et croisés entre chacun des films... Ce Pusher-là est donc le remake du premier opus de cette trilogie, et est supervisé par Winding Refn lui même, puisqu'il en est le producteur exécutif. La rédaction était donc curieuse de se pencher sur cette version alternative, curieuse de voir si le projet se justifiait ou non, curieux de vérifier si ce Pusher-là avait réussi à récupérer l'incroyable noirceur de l'original, curieux de vérifier si un autre pouvait apporter sa pâte au petit chef-d'oeuvre danois... Veni, Vidi, pas Vici...

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The Bunny Game (Adam Rehmeier, 2010)


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En tombant, au hasard de ses clients et de ses défonces artificielles, sur ce routier peu sympa, une jeune femme va se retrouver séquestrée à l'arrière de son camion. Elle va devenir le jouet du routier, et subir toute sa violence et sa perversion. Comment se terminera cette terrible rencontre ?

Expérimental ? Extrême ? Puissant ? Génial ? Ou bien...  ? The Bunny Game ne s'adresse pas au grand public, cette séquestration d'1h15 navigue entre perversion et brutalité sans le moindre temps de respiration... Soutenu par un noir et blanc élégant, une bande-son anxiogène, une réalisation stylisée et un montage cut brutal, The Bunny Game avait tout pour plaire notre rédaction, particulièrement preneuse de pépites noires et vénéneuses... Pourtant rien de ce que nous en attendions n'a rencontré de satisfaction, et surtout pas notre masochisme malsain, notre goût d'aimer être malmenés. The Bunny Game à fait naître un rejet total de notre part, mais pas pour les bonnes raisons...

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Tom Horn (William Wiard, 1980)


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Lorsque Tom Horn arrive quelquepart  sa réputation le précède : tueur, pisteur et interprète  il est presque une légende de l'Ouest. C'est pour cela qu'il est engagé par une association d'éleveurs de bétail, afin de faire cesser les vols. Mais devant ses méthodes expéditives, il devient encombrant et se retrouve subitement accusé du meurtre d'un enfant. Le grand Tom Horn a t'il pris son travail trop à coeur où est il prisonnier d'une manipulation des éleveurs ?

Alors que la rédaction se souvient que dans son jeune âge, la télévision proposait plusieurs westerns par semaines (avant de passer aux films policiers, puis aux séries...), nous n'avions pas croisé ce Tom Horn. A la fin des 60's, après que Léone ait presque "tué" le western par overdose de génie, le genre s'était grandement raréfié, s'illustrant dorénavant par à-coups souvent impressionnants (Impitoyable, Open Range, L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford ou l'étonnant Seraphim Falls) Tom Horn voit le jour en 1980, au milieu d'une époque qui ne lui ressemble pas...

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A Hijacking (Kapringen - Tobias Lindholm, 2012)


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Au large de la Somalie, le cargo MV Rozen est pris en otage par des pirates.... Les négociations s'engagent avec l'armateur danois. Des pirates qui demandent 15 millions de $, un armateur qui propose 250 000 $, et au milieu la vie de 7 hommes d'équipage... Un bras de fer commence, la situation s'installe dans le temps et la négociation sera difficile.

Viva le Danemark ! Il ya eu le Dogme, des Von Triers ou des Vinterberg continuent aujourd'hui, avec d'autres, de livrer des oeuvres brillantes et fortes... Après notre coup de coeur sur Royal Affair, c'est maintenant au tour de Kapringen de malmener la rédaction, de la laisser "sur le C...". Kapringen s'attaque à décortiquer les coulisses d'une prise d'otage. Il s'attarde non pas sur les hommes au centre, mais sur les enjeux à défendre au niveau du "payeur"... Sa violence et sa dureté ne sont plus focalisées sur celle subie par les otages, mais sur ce qu'il conviendrait d'appeler les "règles capitalistes du jeu". Kapringen s'attaque au poids de la vie d'un homme dans un système capitaliste, son style réaliste lui donne une force et une brutalité diablement efficace... Kapringen fait mal : vous êtes prêt ?

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Shadow Dancer (James Marsh, 2013)


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 Arrêtée par le MI5 après une tentative d'attentat, Collette, membre de l'IRA, n'a plus le choix qu'entre  la prison ou retourner à Belfast, et retrouver son fils, en devenant informatrice pour Mac. Mais l'IRA se doute d'une taupe parmi eux... Le MI5 ne joue pas la transparence... rapidement Collette se trouve dangereusement exposée, et Mac refuse de l'abandonner.

Allez comprendre pourquoi, mais on a un faible pour Clive Owen... Shadow Dancer ne nous comblera pas entièrement sur ce point-là, car c'est  Andrea Riseborough qui tient vraiment la vedette ici. Nous sommes dans les 70's (début 80's ?), la Grande-Bretagne se bat avec le problème irlandais, et c'est le parcours d'une "taupe" que nous suivons ici, une mère de famille, membre active, mise en situation intenable entre la menace de la prison et celle de ses frères d'armes pour qui la mort est une arme courante. Shadow Dancer est un thriller d'espionnage sobre, calme et tout en nuances, rappelant effectivement à bien des égards l'excellentissime La Taupe. Shadow Dancer impose discrètement, tout au long de sa découverte, de nombreux atouts...

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Mama (Andres Muschietti, 2013)


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Quand Lucas retrouve enfin les deux filles de son frère disparu, c'est presque rendues à l'état sauvage qu'elles lui sont retournées. Elles ont vécu dans une cabane au fond des bois, élevées par un démon qu'elles appellent "Mama". De retour à la civilisation, maintenant au sein d'une "vraie" famille, avec Lucas et sa compagne Annabel, ce n'est pourtant pas la fin de cet épisode malheureux, puisque Mama continue de garder un oeil sur elles... Et une mère comme Mama ne laisse pas s'éloigner ses enfants, juste "comme ça"...

On est loin de la Mama d'Aznavour... La Mama de Muschietti est un spectre vaporeux et décharné, une entité sauvage et protectrice avec ses fillettes qui comme toutes les mères se soucient de sa progéniture. Mama se paye une star en pleine ascension, en la présence de Jessica Chastain ( vue récemment dans Zero Dark Thirty ou Des Hommes Sans Loi) pour vendre ses deux Cosettes et prôner les valeurs de la famille américaine, mais cela ne suffit pas à pour faire intervenir un peu de qualité et d’originalité dans son sujet. Fantastique calibré, usé et prévisible, Mama est un film de drive-in déguisé en superproduction censée faire peur...

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Il Etait Une Fois Dans L'Ouest (Sergio Leone, 1968)


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Une femme récupère les terres de son mari assassiné. Tout désigne les hommes de Cheyenne comme étant les responsables de la tuerie. Mais l'Harmonica n'est pas dupe, c'est Frank qui a fait le coup pour le compte de Morton qui oeuvre pour l'avancée du chemin de fer. Une vengeance, des bandits, des coups de feu, des intérêts financiers... Il était une fois, dans l'ouest...

"Saloperie !". Nous ne voulions que voir sa scène d'introduction, juste les premières minutes, simplement pour voir la beauté offerte par notre Bluray... Mauvaise idée ! Il Etait Une Fois Dans l'Ouest nous a littéralement happé dans ses 2h45. Avec des Casablanca, des Enfants du Paradis, des Hitchcock, ou des Heat pour nous, Il Etait Une Fois Dans l'Ouest est de ces films, ces chefs d'oeuvres, que tout le monde place sur la "best-top-film-list" des grands films éternels, que l'on sait là, et que l'on oublie de "revisiter", les sachant sagement rangés au sommet...  Et puis on retombe dessus, on reprend un "aller-retour" en plein visage, et Il Etait Une Fois Dans l'Ouest nous rappelle violemment qu'il est un chef-d'oeuvre total, absolu et d'une puissance intacte !

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The Path (La Senda - Miguel Angel Toledo, 2012)


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Un joueur d'échecs sur le déclin s'accorde, avec sa femme et son fils, des vacances de Noël dans un chalet tranquille afin de se reconstruire un peu. Mais le rapprochement de son épouse avec Samuel, un ouvrier de la région, va déstabiliser Raùl plus que l'aider à souffler. Raùl commence à avoir des idées sombres, ses rapports avec son fils et sa femme se dégradent et les vacances se transforment en épreuve pour ne pas perdre pied définitivement.

L'Espagne, chaude et bruyante, cède la place, dans The Path, au silence étouffé de la neige... La petite famille tente de s'octroyer des vacances réparatrices, c'est le doute et la défiance qui vont apparaître... The Path, malgré son climat fantastique omniprésent, tire vers le thriller psychologique, en proposant une autopsie d'un dérèglement aux conséquences qui s’avéreront bien évidemment tragiques. Mais si élégant et travaillé qu'il soit, la réussite et la surprise ne sont pas pour autant de la partie dans le film de Miguel Angel Toledo, The Path nous emmenant sur des sentiers finalement bien balisés... Faisons un bout de chemin autour de The Path...

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Lincoln (Steven Spielberg, 2013)


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Abraham Lincoln à une vision pour l'Amérique déchirée par la guerre de Sécession : l'abolition de l'esclavage. Pour lui, la fin de la guerre passe par cette loi fondamentale, la dignité du peuple américain passe aussi par l'adoption de cette loi. Commence un combat politique ou chaque voix compte, où chaque voix à rallier est un combat dans lequel le président, face à l'enjeu, jouera jusqu'à sa droiture.

Sacré Spielberg ! Une fresque monolithique sur ce monument historique de la vie politique américaine... Voilà ce qui attend le spectateur américain... Figure héroïque, courageuse et idéale du père, Lincoln est présenté comme un homme d'exception, intouchable, à qui l'on doit une décision historique. C'est ce combat politique que Spielberg choisit de mettre en scène, plutôt que la vie entière ou la carrière de Lincoln. Franchement ? On préfère revoir Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires plutôt que de subir une nouvelle fois Spielberg pétri d'admiration béate devant ce monstre américain... Voilà pourquoi...

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