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Breaking News (Johnnie To, 2004)


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Ridiculisée par son action contre des gangsters, la Police de Hong-Kong décide de médiatiser leur arrestation afin de corriger son image. Mais l'assaut de l'immeuble dans lequel ils se sont réfugiés ne se déroulera pas aussi bien que prévu : il y a en fait deux groupes de gangsters, et eux ont compris l'intérêt des médias...

On l'aime bien Johnnie To, à la rédaction de doorama... Breaking News, à l'image d'autres de ses films, souffre d'hétérogénéité, mais se dote aussi de moments malins, quelquefois simplement brillants...

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Le Guetteur (Michèle Placido, 2012)


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L'inspecteur Mattei vient d'arrêter le sniper qui a shooté tous ses hommes lors d'une intervention sur un hold-up. Le sniper a été dénoncé, il va s'échapper et trouver la celui qui l'a balancé... Mais une autre une affaire, bien différente, existe entre Mattei et ce tireur aussi déterminé qu'efficace.

Bien curieux ce Guetteur... Mal nommé, mal fouttu, maladroit, mais pas mal du tout aussi... C'est l'homme de Romanzo Criminale (que nous avouons ne pas avoir vu, mais c'est promis, on en a envie, nous y viendrons), que la presse avait particulièrement bien accueilli, qui se colle à ce polar sombre et tendu, mais qui ne récolte cette fois-ci que peu d'éloges ! Ben nous on a aimé, enfin disons qu'on en a grandement apprécié certains aspects, et voilà pourquoi...

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Les Cadavres ne Portent pas de Costard (Dead Men Don't Wear Plaid - Carl Reiner, 1982)


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Quand Julia Forrest vient le voir pour lui demander d'enquêter sur la mort mystérieuse de son père, c'est très vite que Rigby Deardon découvre qu'une conspiration était montée contre lui. Son enquête révèle des listes de noms baptisées les "Amis de Carlotta" ou bien les "Ennemis de Carlotta"... Rigby est bien décidé à aller au bout de l'enquête, ne serait-ce que pour la belle Julia dont il commence à s'amouracher malgré les conseils de Marlowe...

Les Cadavres ne Portent pas de Costard est un bel hommage parodique aux films des 40's, et se compose d'extraits de vieux films (Le Grand Sommeil, Soupçons, Assurance Sur La Mort, Les Tueurs...) intégrés à son montage tout au long de l'enquête. Son rythme est calqué sur les films de détective de cette période et c'est Steve Martin (L'Homme Aux Deux Cerveaux, ou les récents remakes de La Panthère Rose pour les jeunes générations...) qui se colle à la tâche. 30 ans ont passé... Les Cadavres sont-ils toujours dans un état correct ?

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Killer Joe (William Friedkin, 2012)


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Chris croule sous les dettes... Son idée pour s'en sortir ? Enrôler Joe, un flic tueur à gages, pour tuer sa mère et récupérer son assurance vie. Mais en attendant de toucher cet argent, il accepte de donner à Joe sa soeur Dottie en "caution". Joe s'installe chez la famille de Chris, difficile de dire qui de Joe ou de la famille de Chris est le plus immorale, mais Chris regrettera certainement son idée initiale...


Au sommet avec L'Exorciste, French Connection dans les 70's et même dans les 80's avec Police Fédérale Los Angeles, il y a longtemps que Friedkin n'avait pas frappé aussi fort. Certains avaient cru voir en Bug un sursaut du cinéaste, Killer Joe mérite, selon nous, bien davantage cette description. Excessif, cynique et barré, Killer Joe ne laisse pas indifférent, mais on se demande quand même où Friedkin veut nous emmener...

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Femmes De Yakuzas (Hideo Gosha, 1986)


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Lorsque un yakuza est en prison, l'activité du clan ne s'arrête pas pour autant. Sa femme assure même le rôle de patronne intérimaire, prenant les intérêts du clan en main durant l'absence de Monsieur... Madame Awatsu règne donc en fine stratège sur un clan de 500 membres, elle dirige tout, de la guerre en cours, au mariage de sa soeur, mais quand cette dernière choisit d'épouser un yakuza du clan adverse, cela ne facilite pas la gestion des affaires courantes...

Hideo Gosha a pondu pléthore de films de genre... Si on retiendra Hikotori, le Châtiment et Goyokin, L'Or du Shogun comme deux perles véritables, il sera peut être plus difficile d'en dire autant de ce Femmes de Yakuzas. Film de genre audacieux et original sur le papier, le résultat final surprend, mais pas pour les meilleures raisons...

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Frankenweenie (Tim Burton, 2012)


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Vincent et Sparky, son chien, sont inséparables. Quand Sparky disparaît, Vincent est inconsolable. Son professeur de sciences va lui donner involontairement la solution à son chagrin : faire renaître Sparky grâce à la foudre ! Victor va donc se lancer dans l'expérience, en plein concours scientifique de l'école, et sans l'accord de ses parents, M. et Mme Frankeinstein... Victor Frankenstein va bouleverser le quotidien de la ville de New Holland !

La rédaction ne s'en cache pas, elle n'est ni Disney, ni Burton, même si nous reconnaissons bien volontiers à chacun leurs lettres de noblesse. Éternellement fasciné par les grands monstres du cinéma, Burton s'attaque donc avec Frankenweenie à la première création de Frankeinstein, à mi chemin entre projet de toujours et hommage aux mythes Universal et autres bestiaires du cinéma fantastique.

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Cashback (Sean Ellis, 2006)


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Après sa rupture, Ben est devenu insomniaque. Afin d'occuper ces précieuses heures de vie récupérées, il travaille dans un supermarché où il fait la connaissance de ses collègues, dont la principale activité consiste à tuer le temps. Etudiants en beaux-arts, Ben le tue en dessinant la beauté du monde, dont il peut figer le temps à tout moment... Parmi ses collègues, Sharon attire son attention...

Initialement sous la forme d'un court-métrage, Cashback est une ballade poétique et nonchalante dans l'esprit d'un étudiant rêveur et insomniaque. Déambulation inutile, esthétisante et ennuyeuse pour les uns, Cashback a parfaitement séduit la rédaction de Doorama presque pour ces mêmes raisons, à la différence que nous l'aurions plutôt qualifié de "déambulation esthétisante dans l'ennui" ...

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Babycall (Pal Sletaune, 2011)


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 Anna vit avec son fils Anders. Mère inquiète et surprotectrice, son attitude est motivée par sa crainte que le père d'Anders, qui s'était rendu coupable de violence contre son fils, ne les retrouve. Elle achète même un Babyphone pour mieux surveiller son fils, dans sa chambre juste à côté de la sienne. Alors qu'Anders dit avoir vu son père à l'école, Anna entend un un enfant en détresse dans son appareil, mais ce n'est pas son fils ! Présage annonciateur ou interférences ?

Ca bouge en provenance du nord de l'Europe... ! Le froid et poétique Morse de Tomas Alfredson revisitait le vampirisme avec un formidable sang neuf, même le décevant Thale surprenait le spectateur par son ambiance atypique... Babycall est norvégien, il a décroché le grand prix à Gérardmer en 2012, et même s'il est loin d'avoir convaincu la rédaction, on ne peut décemment pas lui reprocher sa personnalité et ses ambitions...

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7h58, Ce Samedi Là (Sidney Lumet, 2007)


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Un samedi matin, le braquage d'une bijouterie tourne mal, le voleur comme la vieille femme qui tenait celle-ci échangent des coups de feu. Hank fuit les lieux du crime en pestant sur Andy pour avoir eu l'idée de ce braquage, ils sont frères... Mais comment en sont ils arrivés à l'idée de braquer la bijouterie de leurs propres parents ? Que va-t-il arriver maintenant, après ce drame familial irréparable ?

Sidney Lumet est l'homme d'Un Après Midi De Chien, Serpico ou bien des énormes 12 Hommes en Colère et Network. Autant dire que cet artisan sait mieux que quiconque ce que signifie les mots scénario, personnages et drame. Avec 7h58, Ce Samedi Là, c'est à un jeu extrêmement ludique que Lumet nous invite, et en partant d'un simple braquage raté il construit devant nos yeux une tragédie grecque, un drame noir et implacable, absolument captivant dans son fond comme dans sa forme.

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Take Shelter (Jeff Nichols, 2012)


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Curtis fait d'étranges cauchemars, où les tempêtes qui les habitent sont annonciatrices de perturbations bien plus inquiétantes encore que leur violence. Comme autant de signes annonciateurs d'un cataclysme à venir, Curtis perd progressivement pied avec la réalité. Pressentiments ou premiers signes de folie, son comportement irrationnel fragilise son couple déjà bien éprouvé par la maladie de leur fille...

Entre fantastique et drame psychologique, Take Shelter évoque le meilleur de M. Night Shyamalan et nous rappelle immanquablement la nature de Terence Malick ainsi que les frémissements météorologiques de La Dernière Vague de Peter Weir. Imaginaire ou pas, la grande tempête de Take Shelter envahit et entoure le spectateur, imposant un air chargé d'humidité et d'électricité.

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Si Paris Nous Était Conté (Sacha Guitry, 1955)


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Sacha Guitry raconte l'histoire de Paris à quelques étudiants venu le trouver pour échapper à la lecture chronologique des manuels d'histoire.

Nouvelle incursion dans l'histoire de France, cette fois de notre belle capitale, Si Paris Nous Était Conté reprend la recette utilisée par le Maître dans Si Versailles M'était Conté. C'est donc à une nouvelle "leçon d'histoire buissonnière" que nous convie Sacha Guitry, en réorganisant selon son bon plaisir les faits et les anecdotes historiques qu'il a sélectionné pour nous. Esprit de Guitry est tu là ? La réponse est ici... notre réponse en tout cas !

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The Incident (Alexandre Courtès, 2011)


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George et ses potes font de la musique, et travaillent à l'asile de Sans comme cuisiniers parce qu'il le faut bien et que le job est une planque. Mais lors d'un orage, le système électrique de l'institution tombe en panne, les systèmes de sécurité se bloquent, et les trois amis se retrouvent pris au piège dans l'asile, au milieu de ses pensionnaires maintenant en liberté. Les pensionnaires de Sans ne sont pas des fous légers, mais de véritables psychopathes, l'incident vire à la survie...

Beaucoup ont découvert Alexandre Courtès avec l'un des sketchs de Infidèles (la thérapie de groupe...). Avec The Incident, on rigole beaucoup moins... Pour son premier film, Alexandre Courtès jetait son dévolu sur le thriller, tendance un poil goreuse, qui sans atteindre des sommets frôle de peu le sans-faute. Un peu de style, pas mal de tension, The Incident tient ses promesses.

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