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Frankenweenie (Tim Burton, 2012)


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Vincent et Sparky, son chien, sont inséparables. Quand Sparky disparaît, Vincent est inconsolable. Son professeur de sciences va lui donner involontairement la solution à son chagrin : faire renaître Sparky grâce à la foudre ! Victor va donc se lancer dans l'expérience, en plein concours scientifique de l'école, et sans l'accord de ses parents, M. et Mme Frankeinstein... Victor Frankenstein va bouleverser le quotidien de la ville de New Holland !

La rédaction ne s'en cache pas, elle n'est ni Disney, ni Burton, même si nous reconnaissons bien volontiers à chacun leurs lettres de noblesse. Éternellement fasciné par les grands monstres du cinéma, Burton s'attaque donc avec Frankenweenie à la première création de Frankeinstein, à mi chemin entre projet de toujours et hommage aux mythes Universal et autres bestiaires du cinéma fantastique.

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Cashback (Sean Ellis, 2006)


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Après sa rupture, Ben est devenu insomniaque. Afin d'occuper ces précieuses heures de vie récupérées, il travaille dans un supermarché où il fait la connaissance de ses collègues, dont la principale activité consiste à tuer le temps. Etudiants en beaux-arts, Ben le tue en dessinant la beauté du monde, dont il peut figer le temps à tout moment... Parmi ses collègues, Sharon attire son attention...

Initialement sous la forme d'un court-métrage, Cashback est une ballade poétique et nonchalante dans l'esprit d'un étudiant rêveur et insomniaque. Déambulation inutile, esthétisante et ennuyeuse pour les uns, Cashback a parfaitement séduit la rédaction de Doorama presque pour ces mêmes raisons, à la différence que nous l'aurions plutôt qualifié de "déambulation esthétisante dans l'ennui" ...

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Babycall (Pal Sletaune, 2011)


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 Anna vit avec son fils Anders. Mère inquiète et surprotectrice, son attitude est motivée par sa crainte que le père d'Anders, qui s'était rendu coupable de violence contre son fils, ne les retrouve. Elle achète même un Babyphone pour mieux surveiller son fils, dans sa chambre juste à côté de la sienne. Alors qu'Anders dit avoir vu son père à l'école, Anna entend un un enfant en détresse dans son appareil, mais ce n'est pas son fils ! Présage annonciateur ou interférences ?

Ca bouge en provenance du nord de l'Europe... ! Le froid et poétique Morse de Tomas Alfredson revisitait le vampirisme avec un formidable sang neuf, même le décevant Thale surprenait le spectateur par son ambiance atypique... Babycall est norvégien, il a décroché le grand prix à Gérardmer en 2012, et même s'il est loin d'avoir convaincu la rédaction, on ne peut décemment pas lui reprocher sa personnalité et ses ambitions...

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7h58, Ce Samedi Là (Sidney Lumet, 2007)


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Un samedi matin, le braquage d'une bijouterie tourne mal, le voleur comme la vieille femme qui tenait celle-ci échangent des coups de feu. Hank fuit les lieux du crime en pestant sur Andy pour avoir eu l'idée de ce braquage, ils sont frères... Mais comment en sont ils arrivés à l'idée de braquer la bijouterie de leurs propres parents ? Que va-t-il arriver maintenant, après ce drame familial irréparable ?

Sidney Lumet est l'homme d'Un Après Midi De Chien, Serpico ou bien des énormes 12 Hommes en Colère et Network. Autant dire que cet artisan sait mieux que quiconque ce que signifie les mots scénario, personnages et drame. Avec 7h58, Ce Samedi Là, c'est à un jeu extrêmement ludique que Lumet nous invite, et en partant d'un simple braquage raté il construit devant nos yeux une tragédie grecque, un drame noir et implacable, absolument captivant dans son fond comme dans sa forme.

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Take Shelter (Jeff Nichols, 2012)


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Curtis fait d'étranges cauchemars, où les tempêtes qui les habitent sont annonciatrices de perturbations bien plus inquiétantes encore que leur violence. Comme autant de signes annonciateurs d'un cataclysme à venir, Curtis perd progressivement pied avec la réalité. Pressentiments ou premiers signes de folie, son comportement irrationnel fragilise son couple déjà bien éprouvé par la maladie de leur fille...

Entre fantastique et drame psychologique, Take Shelter évoque le meilleur de M. Night Shyamalan et nous rappelle immanquablement la nature de Terence Malick ainsi que les frémissements météorologiques de La Dernière Vague de Peter Weir. Imaginaire ou pas, la grande tempête de Take Shelter envahit et entoure le spectateur, imposant un air chargé d'humidité et d'électricité.

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Si Paris Nous Était Conté (Sacha Guitry, 1955)


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Sacha Guitry raconte l'histoire de Paris à quelques étudiants venu le trouver pour échapper à la lecture chronologique des manuels d'histoire.

Nouvelle incursion dans l'histoire de France, cette fois de notre belle capitale, Si Paris Nous Était Conté reprend la recette utilisée par le Maître dans Si Versailles M'était Conté. C'est donc à une nouvelle "leçon d'histoire buissonnière" que nous convie Sacha Guitry, en réorganisant selon son bon plaisir les faits et les anecdotes historiques qu'il a sélectionné pour nous. Esprit de Guitry est tu là ? La réponse est ici... notre réponse en tout cas !

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The Incident (Alexandre Courtès, 2011)


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George et ses potes font de la musique, et travaillent à l'asile de Sans comme cuisiniers parce qu'il le faut bien et que le job est une planque. Mais lors d'un orage, le système électrique de l'institution tombe en panne, les systèmes de sécurité se bloquent, et les trois amis se retrouvent pris au piège dans l'asile, au milieu de ses pensionnaires maintenant en liberté. Les pensionnaires de Sans ne sont pas des fous légers, mais de véritables psychopathes, l'incident vire à la survie...

Beaucoup ont découvert Alexandre Courtès avec l'un des sketchs de Infidèles (la thérapie de groupe...). Avec The Incident, on rigole beaucoup moins... Pour son premier film, Alexandre Courtès jetait son dévolu sur le thriller, tendance un poil goreuse, qui sans atteindre des sommets frôle de peu le sans-faute. Un peu de style, pas mal de tension, The Incident tient ses promesses.

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Si Versailles M'était Conté (Sacha Guitry, 1953)


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L'histoire du château de Versailles, depuis sa construction sous Louis XIV jusqu'à aujourd'hui, au travers de ses locataires, de ses nombreuses modifications et des anecdotes ou faits historiques qui ont fait sa grandeur et son quotidien.

Tout le style et l'esprit de Sacha Guitry se retrouve dès le générique de cette grande fresque. Mais curieusement la fresque concoctée par le maître s'apparente davantage à un catalogue ou une mosaïque qu'à une grande toile. C'est le parti pris de Guitry que de morceler l'histoire de France et l'aborder par ses détails, par moment même par le petit bout de la lorgnette. Sacha Guitry est aux commandes, impossible d'échapper à l'homme et à son théâtre...

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Premium Rush (David Koepp, 2012)


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Coursier dans New York n'est pas une profession dénuée de risques. En acceptant cette course qui s'annonçait comme "ordinaire", le mystérieux pli transporté par Wilee va mettre sa vie en danger, car ceux qui veulent le récupérer ne reculent devant rien, pas même l'idée de le tuer... La course dans New-York devient une course pour la survie...

Nous aurions envie de résumer Premium Rush à la manière d'un Jean-Luc Delarue : "Efficacité, Zéro originalité...". Bien que son idée de remplacer les traditionnelles poursuites de voitures en courses folles de vélo au beau milieu des rues bondées de New-York soit amusante, les ressorts de Premium Rush ont déjà bien usé nos mirettes : "vous êtes en possession d'un objet dont vous ignorez l'importance, ceux qui la connaissent sont prêt à vous tuer pour le récupérer..." David Koepp (Hypnose) est bien au fait de l'usure de son sujet, et choisit donc d'appuyer sur le champignon -pardon, sur la pédale- avec une réalisation orientée 100% rythme. Voyons si son petit vélo tient la route...

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La Balade Sauvage (Terence Malick, 1973)


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 Kit vit de petits boulots en petits boulots. Lorsqu'il rencontre Holly, le père de celle-ci ne voit pas du tout d'un bon oeil leur relation amoureuse, presque fusionnelle. Quand Kit vient prendre les affaires de Holly pour partir avec elle, Kit tue son père. Ils s'échappent ensemble, et commence alors une virée amoureuse qui sera aussi une virée meurtrière.

Jusqu'à Tree Of Life, Terence Malick faisait partie, avec Kubrick, de ces réalisateurs aussi adulés que rares, avec seulement 5 films en 40 ans de carrière... (et là, 3 films en cours !).  En réalisant La Balade Sauvage, il signe son premier long métrage, et sa première Oeuvre aussi. Cavale folle et vaine, Ballade Sauvage surprend et étonne encore aujourd'hui...

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Une Nouvelle Chance (Trouble With The Curve - Robert Lorenz, 2012)


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Gus repère des talents issus du Baseball, c'est sa vie. Quand sa vue commence à baisser, quand ses employeurs le considèrent trop vieux, quand ses rapports compliqués avec sa fille ont trouvé leurs limites, ce dernier voyage en quête d'un talent à recruter pour l'équipe est l'occasion de mettre certaines choses au clair.

Sans doute triste, comme nous, de ne plus voir assez le grand Clint (celui-ci avait déclaré ne plus vouloir jouer à l'époque de Gran Torino), le producteur d'Eastwood depuis 10 ans a été presque obligé de passer à la réalisation pour continuer de voir le dernier dinosaure en action... Eastwood est un monument à lui tout seul, hanté par le crépuscule de sa vie, habité par une carrière gigantesque, pour lequel Robert Lorentz semble avoir trouvé un rôle sur mesure. Mais n'est pas Eastwood qui veut, et si eastwoodienne puisse être sa thématique, Une Nouvelle Chance est bien moins fascinant que le "dinosaure"...

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Casablanca (Michal Curtiz, 1942)


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En 1942, alors que les allemands occupent Paris, Casablanca est devenu le point de départ pour les Etats-Unis, vers la Liberté. C'est là que Rick, un homme cynique, ne prenant pas parti quant au conflit, a ouvert son bar, incontournable point de rencontre névralgique de la ville. Avec l'arrivée de Ilsa, son ancien amour, accompagnée d'un chef de la résistance Victor Lazlo, Rick devra choisir entre la neutralité ou son amour pour elle. Une question se pose : Rick est il en possession des visas des deux allemands assassinés, qui pourrait mettre en sureté Lazlo et Ilsa ?

Après Les Enfants du Paradis, voici ce qu'on pourrait qualifier d'autre "meilleur film de tout les temps"... Abusif ? Oui et non, car Casablanca est certes un film de propagande anti-nazi, mais c'est  aussi une puissante histoire d'amour, de Résistance, d'engagement et de sacrifice. Dans cette ville étouffante où cohabitent passeurs, collaborateurs et résistants, Michael Curtiz fabrique un monument du cinéma, à la fois simple et complexe, traversé de personnages souvent ambigus, inoubliables et finalement tellement humains...

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