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Radiostars (Romain Levy, 2012)


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Le Breakfast-Club et ses animateurs vedettes, Arnold, Alex, Cyril, est l'émission phare de Blast FM, la première radio de France. Lorsque la station passe en deuxième place nationale, l'équipe d'animateur est envoyée pour une tournée d'été en bus, à travers toute la France, afin de re-doper l'audience. C'est à ce moment là que Ben, un auteur un peu timide, rejoint l'équipe...

Adoubé de quelques prix lors du festival de Film de Comédie de l'Alpe d'Huez, Radiostars s'avère une agréable surprise, qui trouve son équilibre entre le film de potes, la critique du milieu de la radio et un humour discret, drôle et bien écrit.

Radiostars emmène le spectateur dans le milieu de la radio, mais au lieu de s'arrêter au simple "boulet de canon critique" sur le monde impitoyable de la radio, prétexte à aligner ses gags, il parvient à varier et enrichir son propos et surtout à dessiner des personnages à la fois humain et attachants. Les animateurs (et leur équipe technique avec Smiters et jé.. jjjé... Jérémy  !) sont le fruit d'une belle écriture, fine et soignée, et les voir évoluer à l'écran s'avère tout à fait convaincant, d'autant plus qu'ils sont portés par des comédiens particulièrement justes et inspirés (Cornillac, dont le jeu ne rime pas toujours avec "subtilité", y est tout simplement excellent de bout en bout !). On s'attache donc bien vite à ces personnages, sympathiques et plein de reliefs, et Radiostars impose sans effort son rythme pêchu, fait sonner ses vannes et dégage sa rafraîchissante simplicité. 

Même si Radiostars n'est pas la comédie la plus drôle de l'année, il se positionne en bonne place, bien au dessus de celles mues par la facilité et la recherche de l'efficacité immédiate (et souvent éphémère...), en réussissant son mélange d'humour et de sensibilité. Simple et pas racoleur, les aventures de cette petite équipe séduisent, et derrière le fonctionnement cette "famille" (avec ses moments de tendresse, ses clashs, ses rapports de domination, les défauts et qualités de chacun, et ses luttes d'égo) se dessine le ridicule et la superficialité d'une industrie du vide et du fric. 

Romain Lévy à eu l'intelligence de faire un film sur des gens qui travaillent dans le milieu de la radio, plutôt que de faire un film sur le milieu de la Radio avec des gens... Ca n'a l'air de rien, mais ça sauve un film ! ça permet d'éviter de tirer sur l'ambulance en faisant non seulement passer en douceur une critique acerbe du milieu, mais aussi de l'aborder réellement ! Ca permet aussi de raconter une jolie histoire sur un groupe de collègues-potes, une histoire simple et un peu naïve, certes, mais dont les ressorts comiques et émotionnels fonctionnent à merveille.
Elégamment réalisé, Radiostars avance gentiment son histoire agréable, son humour bien senti, ses personnages attachants et son rythme décontracté. On ne vous dira pas qu'il est un monument de finesse psychologique ou un monstre de perfection, mais simplement qu'il est une bonne comédie, légère et rythmée, et un excellent divertissement. Pour une fois, la comédie française grand public possède de "véritables" morceaux de finesse, et dévoile sans vulgarité, ni calcul, ses charmes et ses attraits. Certainement pas inoubliable, mais ça le fait sans réserves ! 

Procurez-vous Radiostars ou d'autres films de Romain Levy ou avec Clovis Cornillac, Pascal Demolon et Manu Payet

Du Silence et des Ombres (To Kill a Mockingbird, Robert Mulligan, 1962)


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 Dans les 30's, deux enfants sont élevés par leur père, un avocat, après le décès de leur mère. Au travers de leurs jeux d'enfants, et de l'affaire qu'à accepté leur père pour défendre un homme noir accusé du viol d'une blanche, les deux enfants confrontent leur vision du monde avec sa brutale réalité...

2h15 de pur bonheur. C'est à un véritable jeu de rôle que Robert Mulligan (Un été 42) invite le spectateur en faisant surgir en lui la vision d'un monde vu par des enfants (on peut d'ailleurs le rapprocher de Sa Majesté des Mouches). Naïf, mais jamais mièvre, Du Silence et des Ombres, 2 ans après une publication récompensée par un large succès populaire, est devenu un grande oeuvre cinématographique américaine.

Sous la forme du récit de ses souvenirs, la jeune Scout aborde ces années avec son frère, où sa vision de la vie a sans doute été modifiée à jamais. Les enfants qui jouent avec cet inquiétant voisin invisible, ces adultes qui ne semblent pas voir le monde comme eux, Gregory Peck (figure du père idéal) en guide rassurant dans un monde encore en découverte... Voilà la première heure, légère et insouciante, vue par les enfants. Un monde violent et brutal (la crise, la ségrégation...) où la vérité et les bonnes intentions ne triomphent pas toujours, l'étrange haine que les adultes peuvent parfois exprimer... Voilà ce que l'on découvre dans la seconde heure, lorsque l'on se risque dans le monde des adultes en sortant la nuit (aussi dangereux que celui de La Nuit Du Chasseur...), ou bien en assistant au procès que leur père leur avait interdit (froid et dépouillé, aussi intense que Témoin à Charge)

Au travers de leur compréhension du monde, souvent avec les explications d'un père représentant le meilleur des valeurs de la société américaine, Robert Mulligan dessine un monde très loin de ce que les parents enseignent aux enfants. C'est ce contraste qui frappe le spectateur, ce décalage entre la belle image que l'on se forme lorsque l'on est enfant, et le monde tel qu'il est réellement. Constellé de détails aussi doux que justes, Du Silence et des Ombres parvient sans trucs, ni artifices, à embrasser une infinité de thèmes de réflexion. Touche après touche, il décrit le monde qui entoure les enfants, définit sa complexité, lui donne une saveur, une sensation, et sans jamais y apporter de définition précise, parvient a dresser un vaste panorama de ses beautés, lumineuses, mais aussi de ses ombres...

Du Silence et des Ombres est simple, directe, émouvant et fort comme du Capra... Une certaine pureté se dégage du film de Robert Mulligan, il parle des choses sans les nommer, et parvient à les faire ressentir directement par le spectateur. La force évocatrice du Silence et des Ombres est puissante, précise et efficace. Elle amène le spectateur à redécouvrir ce qui l'entoure avec un nouveau regard (celui, oublié, de son enfance), et petit à petit dessine ce vers quoi il tend (en théorie), et ce qu'il à perdu : l'humanisme !

La rédaction a été "sabrée" par l'efficacité, la beauté et la simplicité du Silence et des Ombres. Nous y avons trouvé tout ce que nous attendons d'un film. De l'intelligence à l'émotion, de sa forme (pourtant simple) à son fond, de ses thèmes sociaux à sa poésie, de ses idéaux à ses critiques : Du Silence et des Ombres a été un formidable moment d'abandon, superbement récompensé. Bien sûr qu'on s'exalte un peu... 8 aurait été plus "raisonnable", mais nous aimerions tant vous le faire découvrir... !


Procurez-vous Du Silence et des Ombres ou d'autres films de Robert Mulligan ou avec Gregory Peck ou Robert Duvall

V/H/S (VHS - 6 réalisateurs, 2012)


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6 sketchs : Trois jeunes ramènent deux filles à leur hôtel : les choses vont mal tourner... / Un couple part en week end, une fille frappe à leur porte : les choses vont mal tourner... / Quatre jeunes vont en forêt sur les lieux d'anciens meurtres :  : les choses vont mal tourner... / Quatre jeunes vont à une fête d'halloween, mais la maison qui les attends est vide : les choses vont mal tourner... / Quatre voleurs pénètrent dans une maison pour voler une VHS, et trouvent le propriétaire mort :  les choses vont alors mal tourner... / Sur Skype, un homme tente d'aider sa copine dont l'appartement semble hanté, mais les choses vont mal tourner...

Pour la rédaction de Doorama, sauter d'un film comme Psychose, ou Du Silence et Des Ombres à un film comme Le Sabre Infernal le présent V/H/S ne nous pose habituellement aucune difficulté, car nous essayons de laisser les films dans leur catégorie respective... Forts de ce constat : Que vaut cette anthologie de 5 sketchs tournés façon found-footage (rappel : films tournés façon films-amateur, ou bien reportages-amateur retrouvés, comme le Projet Blair Witch), reliés par un sixième (le vol de VHS) ?

Si le format court (15-20 minutes par sketch) sied plutôt pas mal à certaines histoires et évite la sensation de longueur dont souffre certains films du genre, l'expérience VHS demeure cependant particulièrement pénible. En question, c'est davantage la forme inhérente au genre qui irrite, que la trame de ces petites histoires, sorte de sous épisodes horrifiques issus des plus mauvais Masters of Horror ou Contes de la Crypte. Les trois jeunes qui ramènent des filles à leur hôtel ou la fête d'halloween sont de loin les meilleurs histoires, mais on ne peut cependant que déplorer le caractère anecdotique de VHS et surtout sa pénible mise en image. Plans illisibles, mouvement erratiques, images voilées, défauts et défaillances technique : VHS est un catalogue des pires images amateurs filmées par les pires vidéastes du monde !

VHS ressemble à un concours de "à qui filmera le moins bien" son trip ou son quotidien. Il accumule les accidents de réalisation et les incidents techniques, comme une tentative désespérée de "crédibiliser" le coté film amateur (et donc leur véracité feinte) de ses historiettes horrifiques. Sa forme visuelle poussive frôle le caricatural, et au final nuit à la construction de ses mini-scénarios. Catalogue des pires stigmates du genre, son énergie désespérée à abîmer toute ressemblance avec un plan réussi, ou avec un quelconque sens de l'image, rend VHS artificiel dans son ambition et le pousse vers les limites du visible. Sa forme poussive le dessert, et au lieu de donner un supplément d'âme ou de peur à ses sketch, VHS tire son idée de base (déjà faible) vers une qualité technique tellement minimale et tellement saturée des pires cliché du genre, qu'elle aspire tout intérêt au projet.

Faible, anecdotique, techniquement pénible, scénaristiquement inutile et maintes fois déjà-vu, VHS ennuie autant qu'il fatigue la rétine. Le genre du found footage s’asphyxie et tourne en rond depuis pas mal de temps déjà, avec VHS il franchit une nouvelle étape vers ce qui ressemblerait presque à une auto-destruction volontaire du genre. La démarche et la réflexion cinématographique qui a vu naître le genre, semble aujourd'hui remplacée par une simple recette de réalisation, réservée à d'apprentis cinéastes davantage en quête de reconnaissance immédiate (le succès de Blair Witch en tête...) que porteur d'une quelconque ambition de faire du cinéma. Vain, usé, inutile et vraiment irritant !

Plus d'infos sur V/H/S (site officiel ici

La Porte de l'Enfer (Teinosuke Kinugasa, 1953)


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Au XIIème siècle, en protégeant dame Keza lors de l'attaque contre son seigneur, Morito en tombe fou amoureux. Lorsque son seigneur lui offre une récompense pour sa bravoure, Morito demande la main de Keza mais apprend que celle-ci est en fait déjà mariée. La passion de Morito ne cessera pourtant pas de grandir, dépassant bientôt sa raison... 

D'une beauté visuelle à couper le souffle, avec ses couleurs vives et sa remarquable composition d'image, La Porte de L'Enfer a décroché le Grand Prix à Cannes en 1954, alors présidé par Cocteau. Délaissant l'aspect film de samouraï qui ouvre le film, La Porte de l'Enfer s'oriente rapidement vers un drame de la passion, qui trouvera forcément sa conclusion dans la mort.

Fortement imprégné de l'imagerie théâtrale japonaise No et Kabuki, La Porte de l'Enfer s'attache aux souffrances intérieure de ses personnages. Morito, le samouraï modèle, fidèle et courageux, sera aveuglé, jusqu'au bord de la folie, par un amour dévastateur. Kenza sera déchirée entre sa fidélité pour son mari et les pressions et menaces que Morito fait peser sur elle afin d'arriver à ses fins. Tous deux confrontés et tourmentés par une situation peu compatible avec leur condition respective, les solutions qu'ils choisiront seront forcément tragiques. La Porte de l'Enfer est bel et bien un film d'amour !

Si ce drame en costume, traversé de sentiments nobles et puissants, à aujourd'hui bien du mal à masquer ses 60 ans, sa puissance dramatique n'est absolument pas émoussée. La Porte de l'Enfer véhicule encore, dans ses habits amidonnés et sa somptueuse mise en scène théâtrale, toute le vitalité nécessaire pour emmener le spectateur vers son final tragique. Saturé d'énergies retenues et absolument somptueux pour l'oeil, La Porte de l'Enfer est à juste titre considéré comme un chef d'oeuvre du cinéma japonais. Même s'il est un peu entravé (à l'image des vêtements de Kenza) par le langage cinématographique de l'époque et ses sources d'inspiration traditionnelles, le film de Teinosuke Kinugasa n'en reste pas moins traversé d'une fort belle intensité dramatique et déploie encore avec force la beauté de ses images. L'amour et l'exotisme l'emporte haut la main sur la naphtaline !

Procurez-vous La Porte de l'Enfer ou d'autres films de Teinosuke Kinugasa

Le Sabre Infernal (The Blade, Chu Yuan, 1976)


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Alors qu'il vient pour le tuer, Fu-Hung-Hsue s'allie à Yen Nan-Fei pour empêcher Maître Yu de dominer le monde des arts martiaux, par les forces du mal, grâce à une arme redoutable : les Plumes de Paon. Ils devront affronter ses 5 champions, Poème, Epée, Luth, Echecs et Peinture avant de le combattre.

Feux de Bengale et galipettes pour ce trépidant Wuxiapian (comprenez film de sabre chinois) made in Hong-Kong par la Shaw Brothers. Quoi que l'on pense de ce cinéma de genre, de sa qualité cinématographique et de sa capacité à plaire aux adultes, Le Sabre Infernal (The Magic Blade, à ne pas confondre avec The Blade de Tsui Hark de 1995), n'en reste pas moins une réussite dans sa catégorie.

Son scénario basique (remettons notre duel à plus tard, nous devons avant empêcher un méchant de régner sur le monde arts martiaux...) est ainsi prétexte à un enchaînement ininterrompu de scènes d'actions ou les deux héros rivalisent d'intelligence, de maîtrise de nobles valeurs... Éternellement dans ce cinéma, le bien combat le mal, ou bien les gentils se battent pour faire triompher la justice, Le Sabre Infernal se distingue cependant de la masse par sa grande inventivité et, c'est suffisamment rare pour le souligner, sa très belle tenue visuelle. C'est donc très agréablement que la rédaction de Doorama s'est abandonnée à cette aventure proche d'un film pour enfants, mais aussi efficace que séduisante.

A Doorama, on pense souvent (à tort !) que ce cinéma chinois d'arts martiaux est un peu puéril et stérile, mais à mieux y regarder, La Shaw Brothers ne fait qu'explorer (jusqu'à épuisement) un genre riche de thèmes et de variations, exactement comme le faisait la Hammer avec le film d'Horreur. Une fois ce petit exercice de mise au point effectué, et les repères posés, les films de la Shaw Brothers révèlent alors leurs trésors : originalité, inventivité, jeux sur les codes et recherche permanente de sang nouveau dans le seul objectif du divertissement total. A ce titre, et faute d'être bluffé par son scénario, Le Sabre Infernal impose ses morceaux de bravoures, au premier comme au second degré, comme sa géniale scène d'échec, où ses personnages remplace les pions, ou bien son héros qui, tellement fort qu'il est, avait anticipé de déplacer ses 7 points vitaux pour contrer son adversaire !

Grand défouloir coloré, fantaisiste et virevoltant, Le Sabre Infernal utilise à merveille les codes du genre et parvient à hisser ses composants enfantins (à première vue, en tous cas) en véritables jeux pour adultes, à condition, une fois de plus, d'accepter les règles de ce type de cinéma. Nous continuons de considérer (à tort !) le Chambara comme cinématographiquement plus riche et mature que le Wuxiapian (particulièrement dans les 50's et 60's), mais ce cinéma là a pourtant tout ce qu'il faut pour satisfaire le cinéphile : un langage, des codes et du rêve ! Kitch et jouissif !

Procurez-vous Le Sabre Infernal ou d'autres films de Chu Yuan ou avec Acteur

La Main Au Collet (To Catch A Thief, Alfred Hitchcock, 1955)


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Le Chat, cambrioleur de haut vol à la retraite dans le sud de la France, voit de nouveau son nom étalé dans les journaux et la police le rechercher. Afin de s'innocenter, il décide de capturer celui qui se fait passer pour lui en se rapprochant des riches propriétaires de bijoux. Il fait la connaissance de la fille de l'une d'elle, la belle France, qui le soupçonne rapidement d'être le Chat.

Bien que La Main Au Collet ne fasse pas partie de nos Hitchcock préférés, le visionnage d'un film du Maître apporte toujours un immense plaisir. Un Hitchcock, nous fait toujours nous sentir "intelligents", tant sa mise en scène riche, audacieuse et inventive surprends et séduit à chaque fois. Entre comédie et enquête, ce jeu du chat et de la souris entre voleurs, mais aussi dans le couple Cary Grant/ Grace Kelly, trouve son écrin dans une French Rivieira glamour et luxuriante.

Axé sur l'inoubliable couple (le plus beau qu'Hitchcock ait jamais mis à l'écran ?) bien plus que sur le suspense et les vols, La Main Au Collet trouve son véritable intérêt dans la mise en scène que déploie Hitchcock pour mettre en image la séduction et les désirs de couple. Grace Kelly, beauté immortelle, tente d'attraper un Chat qui semble vouloir choisir son moment, augmentant de fait les attentes. La sublime séduction devant un feu d'artifice, explosions de désirs à peine suggérée, est tout bonnement aussi drôle que superbe.

La Main Au Collet est un Hitchcock "détendu", tranquille (des vacances en France ?) et terriblement glamour. la mise en scène millimétrée de Hitchcock, dépourvu de toute approximation, s'épanouie dans les palaces, les belles villas et sous le soleil méditerranéen, magnifiés par un Vistavision aussi vif qu'agréable à l'oeil. Le charme 50's opère à plein, avec ces fabuleux plans en studios sur des arrières plans filmés (la poursuite en voiture et ses mouvements appuyés, par ailleurs tragiquement évocatrice du décès futur de l'actrice...). Même si La Main Au Collet n'est ni le meilleur Hitchcock, ni le plus trépidant, son langage et le couple qu'il met à l'image ne peuvent que réjouir au plus haut degré le spectateur. Une formidable leçon de cinéma, ludique et légère, dont les visions successives n'arrivent pas à faire naître la moindre usure chez le cinéphile : un classique, ni plus ni moins.

NDLR : et juste pour le plaisir, ce que la rédaction considère comme l'une des plus belles apparition de toute l'histoire du cinéma...  Le baiser, thème cher à Hitchcock, de Fenêtre sur Cour, avec l'ange Grace Kelly.
(Voir la filmographie d'Alfred Hitchcock chez nos amis de cinéfriends.com)


Procurez-vous La Main Au Collet ou d'autres films de Alfred Hitchcock ou avec Cary GrantGrace Kelly ou Charles Vanel

CONCOURS : 2 DVD Radiostars à gagner !


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Radiostars sort en DVD...

Réalisé par : Romain Lévy
Avec : Manu Payet, Clovis Cornillac, Douglas Attal, Pascal Demolon, Benjamin Lavernhe, Côme Levin, Zita Hanrot
Comédie
Sortie DVD le 12 septembre 2012

Synopsis : 
En plein échec professionnel et sentimental, Ben, qui se rêvait comique à New York, est de retour à Paris. Il rencontre Alex, présentateur-vedette du Breakfast-club, le Morning star de la radio. Avec Cyril, un quadra mal assumé, et Arnold, le leader charismatique de la bande, ils font la pluie et le beau temps sur Blast FM. Très vite Ben est engagé : il écrira pour eux. Alors qu’il a à peine rejoint l’équipe, un raz-de-marée frappe de plein fouet la station : l’audience du Breakfast est en chute libre. C’est en bus qu’ils sillonneront les routes de France pour rencontrer et reconquérir leur public. Pour ces Parisiens arrogants, de ce road trip radiophonique naîtra un véritable parcours initiatique qui bousculera leurs certitudes.


A l'occasion de la sortie du DVD de Radiostars le 12 septembre, la rédaction de Doorama.com, en partenariat avec  Cinéfriends.com, vous donne l'occasion de participer au Jeu Concours Radiostars et de gagner l'un des 2 DVD mis en jeu pour l'occasion.

our jouer, il suffit de répondre aux 2 questions (seulement !) ci-dessous et laisser ses coordonnées complètes (pour envoyer les places aux gagnants)... Vous avez jusqu'au 23 septembre pour tenter votre chance, les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses.

Notre concours est fini ! Voici le nom des 2 gagnants tirés au sort parmis ceux qui ont bien répondu aux questions... (la radio est Blast FM, et Manu Payet a été sur NRJ).
Ils recevront très bientôt leur DVD de Radiostars ! Bravo et bon film
  • Lucas B à Faugères (34)
  • Véronique T à Le Passage (47)


Règlement : 
  • Les Gagnants seront avertis pas emails et pourront voir leur nom publié (mais masqués, ex. : Jean D. (Nantes)) sur le site.
  • Une seule participation par personne, par e-mail et par foyer est autorisée. En cas contraire, flagrant ou douteux, (participations multiples, bulletins à coordonnées identiques, erronées ou incomplètes), la Rédaction de doorama.com annulera la participation.
  • Jeu ouvert à la France Métropolitaine jusqu'au 23septembre 2012 inclus. Les réponses reçues après cette date limite ne seront pas valides et ne seront pas comptées dans le nombre total de participations.
  • doorama.com s'engage à ne pas communiquer votre adresse email ou postale à l'exception des organisateurs du concours (distributeurs et éditeurs) afin que vous puissiez recevoir les lots.
  • doorama.com n’est pas responsable des envois postaux des lots et de son acheminement.

Aux Yeux de Tous (Cédric Jimenez, 2011)


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Un attentat dans une gare parisienne met la police en échec : aucune image de vidéo-surveillance n'étant disponible. Mais un hacker met la main sur des bandes qui identifient les poseurs de bombe. Il décide de mener son enquête, à distance, à l'aide du réseau de télésurveillance de la ville pour identifier les commanditaires.

Première réalisation, audacieuse et ambitieuse, de Cédric Jimenez, Aux Yeux De Tous propose au spectateur une enquête le cul sur une chaise ! Entendez par là qu'un hacker de génie utilisera ses compétences de hacker pour utiliser tous les moyens de télésurveillance disponibles (publics comme privés : caméras, webcams, mobiles, etc...) afin de de traquer et identifier les terroristes. Le film de Cédric Jimenez alterne alors une modeste chambre et une myriades de plans de vidéo-surveillance.

Enquête atypique et passionnante (sur le papier en tout cas) au regard de la technologie qui nous entoure et, potentiellement, nous épie, Aux Yeux de Tous est à bien des égards soigné et fort bien conçu. De la caméra du métro à celle du carrefour, de notre petite webcam au réseau de surveillance du parking, Cédric Jimenez exploite non sans habilité cette omniprésence des yeux et oreilles technologiques, et la place dans les mains d'un Anonymous_26, au nom de la vérité et de la justice... Techniquement, on pourra voir dans Aux yeux de Tous une très intéressante prolongation du concept des films Lost Footage ou Found footage (Apolo 18, Apartment 143, Grave Encounters...) qui pullulent dans le genre fantastique.

Mais si bien pensés soient les "trucs" développés pour assurer la continuité du scénario, le rythme et l'intensité de son enquête, Aux Yeux De Tous peine quand même à convaincre. Rapidement, le petit génie est un peu "too much", et même si la démonstration du réalisateur est intéressante sur la big-brotherisation, elle tourne à l'hyper démonstratif avec la facilité et l'hyper maîtrise des petits doigts de notre apprenti enquêteur... : trop simple, trop facile, la crédibilité en prend un coup ! Et plus gênant encore, cette distance imposée avec les personnages, inlassablement, par écran interposé, empêche toute empathie avec ses personnages, quels qu'ils soient. C'est là peut être aussi une volonté de son réalisateur, mais il en résulte un vide émotionnel qui nuit au film et aux enjeux de ses personnages. Enfin la musique, maladroitement exploitée, ne se fait entendre que pour imprimer un rythme artificiel lorsque les images viennent à en manquer...

On salue donc ce premier film de Cédric Jimenez comme une très belle idée, doublée d'un riche potentiel, mais hélas, il souffre de sa réalisation trop "limitée", se heurtant à ce qui ressemble à un seuil de compétence (malgré son inventivité et ses indéniables qualités !) au regard de l’exigence de son scénario. Aux Yeux des Autres marque quelques points, c'est sûr, mais on reste sur sa faim devant une maîtrise insuffisante, une intensité en dents de scie et son rythme souvent artificiel. Pas mal, mais peut mieux faire !

Procurez-vous Aux Yeux de Tous ou d'autres films de Cédric Jimenez ou avec Olivier Barthelemy ou Mélanie Doutey

The Shrine (Jon Knautz, 2010)


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Une journaliste entraîne deux amis dans un village reculé de la Pologne, pour faire un article sur de mystérieuses disparitions. Sur place, ils découvrent un étrange brouillard dans les bois, puis confrontés à l'hostilités des villageois découvrent que ceux-ci semble pratiquer des sacrifices humains... Mais au nom de qui ?

The Shrine est un de ces petits films d'horreur qui n'atteignent jamais le grand écran, et qui, bouclés avec deux francs six sous, tiennent pourtant la dragée haute à bien des concurrents. De ces bonnes surprises qui récompensent les cinéphiles boulimiques de leur curiosité.

Dans l'absolu, rien de bien original, ni de révolutionnaire, dans cette histoire qui commence sur les traces de Hostel, pour ensuite flirter brièvement avec Wake Wood puis ensuite l'Exorciste, mais après un début qui laisse présager le pire, The Shrine accélère gentiment, rajoute quelques ingrédients inattendus, et en mélangeant divers thèmes parvient à construire une belle intensité pour les amateurs du genre.

Même si l'accumulation de ses ingrédients horrifiques reste un amalgame fragile et perfectible, The Shrine parvient aisément à maintenir l'attention du spectateur, en brouillant les cartes et maintenant le mystère entier sur ce qui se passe vraiment dans le petit village, jusqu'à sa scène finale.

C'est simple, plutôt bien foutu, réalisé avec conviction (faute de qualité !) et surtout plein d'énergie. Avec des films comme Blood Creek (souvent durement égratigné par la critique), Les Ruines, ou encore Pandorum, The Shrine se révèle être contre toute attente efficace et rondement mené, un agréable petit film d'horreur, délicatement nimbé d'un parfum païen, qui rempli idéalement les envies de l'amateur de films de genre. Même si l'aventure ne restera pas gravée à jamais dans nos mémoires, The Shrine est tout à fait honorable, fabriqué avec un plaisir palpable, et apparaît, dans sa catégorie, comme une gourmandise à découvrir sans réserves. Alors, bien sûr, The Shrine ne bluffera personne, mais en plus de se regarder sans déplaisir, il saura aussi surprendre. Petite réussite modeste, The Shrine à mis toute la rédaction d'accord  : "ok, ça le fait !".

Procurez-vous The Shrine ou d'autres films de Jon Knautz 

Achille et la Tortue (Takeshi Kitano, 2008)


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Depuis son enfance, Machisu peint, encouragé par ses proches. A la mort de ses parents il continue de peindre. En grandissant, et tout au long de sa vie, il peint. Il peindra tout, tout le temps, et poursuit avec une détermination aveugle son rêve de devenir un peintre reconnu.  

Il y a le Takeshi Kitano de Hana-Bi et Violent Cop, yakuza, cynique, violent et blasé ; il y a aussi le Takeshi Kitano de A Scene At The Sea ou l'Eté De Kikujiro, placide observateur des petites choses de la vie, à l'humour malicieux et empli de poésie et de délicatesse. Achille et la Tortue est donc de cette deuxième catégorie.

Au travers de trois périodes de la vie de Machisu, Kitano dresse le portrait d'une passion obsédante et dévorante, d'une quête acharnée de reconnaissance par et pour l'art seul, d'une passion aussi indispensable et fondatrice pour son personnage que destructrice dans sa vie et son être. Touchant et d'une grande délicatesse, la vie d'artiste de Machisu vue par Kitano, est un chemin de croix qui tait son nom, un chemin difficile et ingrat qui dégage aussi un comique aussi discret qu'efficace. Les différentes périodes picturales de Machisu sont un véritable régal, et l'action-painting vous arrachera sans doute un fou rire intérieur gêné. Tentative après tentative pour trouver son style, Machisu dessine, petit à petit, le ridicule de sa quête, et Kitano remplace progressivement le feu initial par le pathétique d'un homme qui n'atteindra jamais son objectif, tel Achille qui ne rattrapera jamais la tortue malgré son talent...

La mise en scène de Kitano est des plus brillante et réussie, elle passe avec une grande économie de moyens, une émotion véritable et forte. Avec un langage cinématographique, faussement simple, atypique et tellement personnel, Kitano cisèle ses détails et joue des contrastes pour éclairer le spectateur sur ce qu'il découvre. Sous les apparences d'une belle histoire, drôle, touchante et poétique, Kitano met en image une vie ratée, mal vécue et régulièrement marquée par la mort. Achille et la Tortue est au final empli de mélancolie, d'une grande tristesse et d'une immense amertume.

C'est cette capacité qu' a Achille et la Tortue de décrire le triste avec le drôle, de faire apparaître l'ombre derrière la lumière, qui donne au film sa force et sa beauté. Plutôt que de montrer le parcours d'un peintre raté de l'extérieur, Kitano le fait de l'intérieur, en nous communiquant le rêve de son personnage, en n'abordant que l'ambition initiale, pure et entière, jusqu'à en démonter, et nous démontrer, ses mécanismes presque pervers. Kitano aborde l'art par son créateur et non son public, évoquant immanquablement son propre parcours (Kitano, comme Woody Allen est il mieux compris en dehors de son pays que chez lui ?).

Subtil et drôlissime, Achille et la Tortue nous donnerait presque honte de rire du destin de Machisu. Une fois de plus Kitano use à plein de son image et des procédés du clown-triste, il crée l'émotion chez le spectateur en faisant naître dans un même temps rire et larmes. Kitano signe ici un film sur le fil du rasoir, doux-amer, qui vous emmène vers une bien belle expérience, aussi belle dans sa forme que riche de réflexion et d'émotion. Il y a bien un style Kitano (qui en doutait ?), il est ici rayonnant : Achille et la Tortue illumine l'écran et agit sur le spectateur les premiers rayons de soleil du printemps. On adore Kitano, on adore son cinéma, on adore ses silences, son coté Droopy : bref, on adore quand on nous raconte une histoire comme ça !


Procurez-vous Achille et la Tortue ou d'autres films de ou avec Takeshi Kitano

CONCOURS : 10 places de cinéma à gagner pour The We And The I de Michel Gondry !


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The we and the I sort ce mois-ci dans les salles. Un nouveau Michel Gondry est toujours un petit évênement !

Réalisé par : Michel Gondry
Avec : Michael Brodie, Teresa Lynn, Laidychen Carrasco, Raymond Delgado, Jonathan Ortiz, Jonathan Worrell, Alex Barrios, Meghan "Niomi" Murphy
Comédie Dramatique
Sortie le : 12 septembre 2012

Synopsis :
C'est la fin de l'année. Les élèves d’un lycée du Bronx grimpent dans le même bus pour un dernier trajet ensemble avant l’été. Le groupe d'adolescents bruyants et exubérants, avec ses bizuteurs, ses victimes, ses amoureux… évolue et se transforme au fur et à mesure que le bus se vide. Les relations deviennent alors plus intimes et nous révèlent les facettes cachées de leur personnalité…


A l'occasion de sa sortie le 12 septembre, la rédaction de Doorama.com, en partenariat avec  Cinéfriends.com, vous donne l'occasion de participer au Jeu Concours The We And The I et de gagner 5x2 places, valables dans tous les cinémas.

Pour jouer, il suffit de répondre aux 3 questions (faciles !) ci-dessous et laisser ses coordonnées complètes (pour envoyer les places aux gagnants)... Vous avez jusqu'au 16 septembre (allez 17 septembre midi !) pour tenter votre chance, les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses.

Le Concours est maintenant clos !
Les gagnants sont :


  • Laurent R. - 33 Bordeaux
  • Kie L. - 75 Paris
  • Daniel S-A. - 95 Andilly
  • Philippe H. - 69 Lyon
  • Valérie C. - 62 Arques
Michel Gondry est un Français (cocorico !), il n'a PAS réalisé Dans La Peau De John Malkovitch et a réalisé quelques clips pour Björk...

Bravo aux gagnants ;-)


Règlement : 
  • Les Gagnants seront avertis pas emails et pourront voir leur nom publié (mais masqués, ex. : Jean D. (Nantes)) sur le site.
  • Une seule participation par personne, par e-mail et par foyer est autorisée. En cas contraire, flagrant ou douteux, (participations multiples, bulletins à coordonnées identiques, erronées ou incomplètes), la Rédaction de doorama.com annulera la participation.
  • Jeu ouvert à la France Métropolitaine jusqu’au 16 septembre 2012 inclus. Les réponses reçues après cette date limite ne seront pas valides et ne seront pas comptées dans le nombre total de participations.
  • doorama.com s'engage à ne pas communiquer votre adresse email ou postale à l'exception des organisateurs du concours (distributeurs et éditeurs) afin que vous puissiez recevoir les lots.
  • doorama.com n’est pas responsable des envois postaux des lots et de son acheminement.



Blood Creek (Joel Schumacher, 2009)


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Pendant la Seconde Guerre mondiale, des Nazis étaient envoyés de part le monde pour préparer leur règne. De nos jours deux frères se rapprochent d'une ferme où l'un de ces officiers avait séjourné. Armés, ils planifient une vengeance... mais pour quelle raison ? Contre qui ? Contre quoi ?

Blood Creek à très certainement bien plus de défauts que de qualités, et à commencer par son réalisateur, Joel Schumacher, dont les réussites sont aussi rares (Tigerland, et pourquoi pas Phone Game ou l'Expérience Interdite ?) que Batman & Robin ou Batman Forever sont raffinés et de bon goût.

On pourra ainsi principalement reprocher à Blood Creek son rythme en dents de scie et certaines accélérations du films qui lui donnent un coté "pas fini", de non abouti, voire bâclé. En revanche, Schumacher nous a trouvé un chouette scénar rigolo, plein de choses que nous adorons dans le ciné de genre. Programme : une vengeance dont le motif n'est révélé que tardivement (après l'entrée en action), des méchant nazis en quête de pouvoir et d'immortalité, du vampirisme, un démon à la Jeepers Creepers  et de l'occultisme !

Si l'on pardonne à Blood Creek ses "trous" et son hétérogénéité, il laisse alors apparaître un petit film d'horreur nerveux et (finalement) plutôt original. Entièrement pulsé par son action et l'urgence, tout s'enchaîne rapidement, souvent avant que l'on comprenne les motivations de ses personnages. Blood Creek impose ainsi un rythme à 100 à l'heure (même si la machine frôle souvent le ridicule et cale à plusieurs reprises...) et tente de ne jamais laisser respirer le spectateur... Si bien des aspects sont maladroitement exploités, on adore ses chevaux fous aux yeux blancs, la silhouette cuir-SS-anazie de notre Michael Fassbender (oui, c'est lui le méchant), les étapes de transformations et l'idée de la famille à la fois otage et gardienne.

Blood Creek revêt donc les beaux habits du petit film d'horreur, à la fois basique et original dans nombre de ses détails. Il déçoit certes sur la tenue de son ensemble, mais reste fait avec une modestie très appréciable et une énergie bien réelle. Alors c'est sûr le compte n'y est pas, mais les amateurs apprécieront certainement son climat occulte particulièrement réussi, ses images maléfiques et, finalement, la sincérité du projet dans son ensemble. Ca bouge, ça surprend, ça intrigue, c'est saignant, nerveux et imaginatif : devant la bonne surprise, toute la rédaction à décidé de mettre de coté les faiblesses techniques et artistiques de Blood Creek pour ne le juger que sur ces propositions scénaristiques, basiques mais suffisamment rares, originales et terriblement sympathiques.
Un petit film fun et décomplexé, objectivement moyen, mais qui nous a fait grand bien !

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