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Millenium : les hommes qui n'aimaient pas les femmes (David Fincher, 2011)


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Un journaliste est engagé par un vieil industriel pour enquêter sur une éventuel crime vieux de 40 ans dont l'un des membres de sa famille en serait le coupable. Sur l'ile familiale, véritable panier de crabe, Mikael s'attache les services de Lisbeth, une pirate du web, et découvre qu'il y aurait en fait plusieurs meurtres...

Après Zodiac, David Fincher retrouve le film d'investigation, mystérieux, méticuleux et, comme Social Network, génialement maîtrisé. Millénium avait déjà été porté à l'écran, mais la version de Fincher lui apporte le rythme et le look qui lui manquait alors.

Plus "épais", donc que la version précédente, le Millénium de Fincher tient la route. Beau, tendu, peuplé de plans sublimes, le Millénium de Fincher retrouve l'obsession et le détail de Zodiac et soigne ses personnages. La tension monte progressivement, le mystère se double de noirceur, Daniel Craig et Rooney Mara explorent avec talent et sobriété les méandres sombres de l'enquête.

Avant d'être un demi flop public, Millénium est un solide thriller particulièrement soigné, un film abouti qui grâce l'élégante mise en scène de David Fincher, réussit presque à faire oublier que l'on connait déjà tout de son histoire ! Millénium est le remake d'un film, qui était l'adaptation d'une série télé, qui était elle même l'adaptation d'un roman (l'arrière petit fils ?), c'est sans doute là son seul défaut.

Sauf à découvrir cette histoire avec cette version, Millénium, enquête vertigineuse, est par nature vidé de son originalité et de sa surprise, sa qualité principale se trouve dans l'intelligence la maîtrise de sa réalisation.


Biutiful (Alejandro González Inarritu, 2010)


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Vivant de diverses combines louches pour vivre, un homme apprends qu'un cancer va l’emporter. La difficulté du quotidien n'en sera que plus lourd, d'autant plus que Uxbal laisse derrière lui deux enfants dont leur mère junkie ne peut s'occuper.

Une écrasante ambiance se dégage du dernier Inarritu. Noir, incroyablement sombre et désespéré, Biutiful étouffe littéralement le spectateur sous le poids de la misère sociale et de la survie de son personnage.

Biutiful ne trouve de lumière et d'espoir qu'a de très rares occasions, toutes fugitives, à peine esquissées. Si Biutiful est, comme à son habitude avec Inarritu, absolument sublime visuellement, tout cela en devient presque trop pour le spectateur, qui assiste impuissant à une avalanche de dureté et de misère, se demandant après le générique de fin pourquoi, ou comment, il a pu et voulu s'infliger çà.

Biutiful dresse effectivement, au travers de l'incroyable Javier Bardem (dont le prix d’interprétation à Cannes ressemble à une évidence après la vision du film) un terrifiant portrait d'une société plus qu'impitoyable, mais cela ne suffit pas à garder de Biutiful une "bonne impression". Le dernier film d'Inarritu souffre d'une excès de réalisme, d'une volonté aveugle et obsessionnelle de restituer un noir parfait, mais à force Biutiful en devient un chemin de croix.

Biutiful est une expérience crue et brute à la limite du masochiste, en dépit de la perfection qu'il approche. 

Young Adult (Jason Reitman, 2011)


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Mavis à quitté sa petite ville natale pour la vie de la grande ville et la carrière d'auteur. Lorsqu'elle apprend que son ex va avoir un enfant, elle se met en tête de le reconquérir. De retour dans sa ville, elle se lie d’amitié avec un ancien de son lycée, mais malgré ses conseils compte bien briser le ménage de son petit ami d'enfance pour le récupérer.

Jason Reitman nous a déjà livré deux beaux moments de cinéma avec Juno et surtout Up In The Air. Avec Young Adult, il conserve son ton si particulier, mélange d'ironie et d'humour.

Même si Young Adult distille un humour certain du début à la fin, il n'est pas une comédie. Au travers de son personnage qui a mal assimilé les leçons de la vie post-universitaire, il dresse au final une vision assez pesante, amère, d'une certaine société, ou plutôt d'un certain profil d'individus égoistes, individuels et égocentrés. C'est en fait un drame déguisé en comédie, dans lequel Charlize Theron y incarne son personnage d'adulte immature à la perfection : elle y est absolument détestable (son personnage, bien sur) !

Young Adult ne fait pas dans le spectaculaire, il se concentre sur son microcosme avec soin, il s'en tient à sa "petite histoire" et ne lâche à aucun moment ses personnages. A force de tant d'attention et d'observation, Jason Reitman déborde tout naturellement de son anecdote pour recueillir un écho fidèle de certains de nos maux de société. Young Adult n'est pas un film renversant ou un must-see, mais la singularité assumée de son scénario et de son ton en font un excellent moment en nous donnant la capacité de voire ce qui nous échappe souvent au quotidien.

Bullhead (Rundskop, Michael R. Roskam, 2011)


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En Belgique, Jacky est un agriculteur renfermé sur lui même, il s'adonne aussi au trafic d'hormones. Sur un gros coup, au cours duquel il retrouve par hasard un ami d'enfance, il attire l'attention de la police. L'étau se resserrera sur ces activités en même temps que ressurgiront de difficiles souvenirs d'enfance.

Quasi minéral, terrien et boueux, ce drame âpre et tendu prends place dans un univers peu utilisé au cinéma. L'univers du polar tendance traffic mafieux se trouvent ici transposé entre la boue et les vaches ! Bullhead se dépouille alors de tout artifice pour devenir un objet brut, sombre, quasi documentaire.

Visuellement, Bullhead trouve son équilibre entre le cinéma de Gaspard Noé (la sobriété en plus) et celui du Nicolas Winding Refn de Pusher. Lent, silencieux et sombre, Bullhead séduit par sa grande sobriété et son dépouillement. Dans une grisaille déprimante au possible, les personnages émergent, seuls éléments en mouvement, attirant inexorablement le drame.

Bullhead est à des années lumières d'un film de gangster traditionnel. Pas de fusillades, pas de suspens, la violence y est pourtant omniprésente, mais pas visuellement : elle se tapie à l'intérieur des personnages, se cache dans l'humidité de l'air de la campagne... Si le rythme et la lenteur de Bullhead pourra décourager les spectateurs les plus bourrins (campagne oblige), il réservera aux autres un drame épais, pesant et ciselé : un objet cinématographique bien élégant.

The Last Winter (Larry Fessenden, 2010)


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En Alaska, des prospections pétrolières troublent l'équilibre de l'écosystème. Une équipe de scientifiques est confrontée à d'étranges phénomènes.

L'immensité de la banquise et la promiscuité des hommes dans une petite station isolée rappellent forcément l'ambiance de The Thing. La créature du film de Carpenter, qui se cachait à l'intérieur des hommes, se cache ici dans la nature, et c'est cette nature qui va influencer l'équilibre intérieur des hommes.

Si les recettes sont similaires, Last Winter ne copie cependant pas le Modèle, et si l'ambiance reste comparable, il n'atteint hélas pas son intensité.

Last Winter se laisse suivre avec intérêt, il réussit à installer un intéressant climat d'angoisse et entretenir un suspens croissant. Mais l'entreprise s'écroule dans la dernière partie du film, retombant dans un fantastique conventionnel et sans originalité, en parfaite opposition avec tout ce que Last Winter avait tenté de construire.

Last Winter se découvre comme une sympathique petite série B fantastique sur fond d'écologie, mais se termine hélas dans la banalité de la série Z. Dommage, sans son scénario terminé dans le bâclage, le film aurait pu se ranger dans les bonnes surprises.

Perfect Sense (David McKenzie, 2011)


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Une épidémie s'empare progressivement du monde : chaque symptôme est suivi de la perte de l'un de nos sens... Au milieu de ce curieux mal sans remède, un cuisinier rencontre la scientifique d'à coté et tombent amoureux.

Perfect Sence commence sans intensité, presque laborieusement, mais chaque amputation sensorielle du film enrichi l'expérience du spectateur. Grâce à un scénario mêlant habilement romance et science-fiction, David Mckenzie construit patiemment son film et dessine progressivement un parallèle stimulant entre l'évolution de son mal et notre société.

"Pour chaque chose que l'on perd, on en acquiert une autre" terminait le film Un Eté 42... C'est un peu ce qui caractérise Perfect Sense en se focalisant chaque fois davantage sur l'humain à chacun de nos sens perdu. McKenzie réussit à établir une fort belle métaphore, entre nos accumulations matérielles et nos pertes de sens (de Sens ?). Perfect Sense fabrique de la plus belle des manières qu'il soit un jeu de reflets entre notre société et nous, sans jamais délivrer de message trop appuyé, sinon celui que son scénario réclame : l'Amour !

Perfect Sense, flirte parfois avec un coté bien-pensant ou politiquement correcte, il use parfois de quelques violons (sans parler de la magnifique BO de Max Richter, qui l'illustre au sens propre comme au sens figuré), mais il parvient à captiver de manière croissante jusqu'à sa dernière image. Perfect Sense laisse plusieurs saveurs complémentaires et contradictoires après sa vision, mais avant tout il parvient à réveiller vos sens... Une très belle expérience.

Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne (Steven Spielberg, 2011)


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Tintin cherche à retrouver les maquettes de La Licorne avant que l'immonde Sakharine ne mette la main sur le trésor que leur secret renferme.

Techniquement, le numérique de Tintin atteint des sommets. Certaines textures sont absolument renversantes, ce n'est hélas pas le premier mot qui vient à l'esprit pour qualifier le film !

Forcément, on est "attendu au tournant" lorsque l'on adapte un mythe comme Tintin au cinéma, ou que l'on change de média (BD et cinéma sont cousins, mais ils n'ont pas le même langage), forcément fans et créateurs n'ont pas la même vision... 

Doorama, peu connaisseur de Tintin, mais avant tout peu fan de Spielberg, se place du coté des décus. Le film est certes fort beau, mais l'âme n'est pas là ! Si l'on supprime les allusions à plusieurs aventures de Tintin (ci et là dispersées pour "crédibiliser" l'univers) et que l'on change les noms, Tintin n'est qu'un blockbuster d'aventure américain de plus. Si on l'"anonymise" (à la manière d'un CV,) la seule chose que l'on verrait transparaître du film est du Spielberg, certainement pas du Hergé ! (même si Indy, initialement, pouvait en partie s'en inspirer il est vrai).

Tintin est donc avant tout un film d'aventure et d'action, sans temps mort, effectivement trépidant (trop ?) mais avant tout américain ! Une espèce de contradiction interne qui risque de décevoir les puristes Tintinophiles et rendent le projet quelque part frustrant. Tintin, le film, ressemble à la BD de Hergé comme le Sherlock Holmes  de  Guy Ritchie à l'oeuvre de Conan Doyle : Une simple étiquette !


Sinon, pour le reste, Spielberg "sait faire" ! L’impressionnante poursuite en side-car, en un seul long plan séquence, est une leçon de cinéma à elle seule !

J. Edgar (Clint Eastwood, 2011)


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Portrait de J. Edgar Hoover qui à créé le FBI et dirigé celui-ci durant presque 50 ans, sous les ordres de 8 présidents...

Clint Eastwood, c'est 1 sur 2 ! Un grand film et un film plus "modeste"... Son dernier film,  Au-delà, faisait partie de la seconde catégorie ; avec J. Edgar, Eastwood retrouve l'immense qualité cinématographique qui le caractérise.

Sobre et posée, la réalisation Classique (C majuscule !) du maître sert parfaitement ce biopic sur le Hoover secret et obsessionnel. Mais si techniquement Eastwood livre un grand film (encore que la construction en flashbacks soit contestable), J. Edgar, à l'instar de nombreux biopics, s'avère aussi un tantinet ennuyeux.

Pourtant méticuleux et précis, comme l'est Hoover lui-même, le film ne trouve pas tout à fait sa raison d'être. Eastwood jette l'éclairage sur la personnalité de son personnage, reléguant l'histoire en elle même au second plan. J. Edgar prend alors le parti de dépeindre l'homme plutôt que l'Histoire, mais malgré la très belle prestation de Di Caprio, les 2h15 se révèlent au final bien trop généreuse pour dresser le portrait secret de l'homme.

Maîtrisé et solide, J. Edgar illustre la faiblesse du genre biopic...
"Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi" ? Le biopic, lui, n'est pas comme Lagardère ! Si tu ne vas pas à lui, il n'ira pas à toi... J. Edgar, en bon biopic, et en dépit de son axe intimiste, n’intéresse  que les spectateurs déjà intéressés pas Hoover, les autres se heurtent à un exposé bien fait, certes, mais peu passionnant !  


Kill List (Ben Wheatley, 2011)


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Un tueur à gage, entre difficulté conjugales et limite de burn out, accepte un nouveau contrat. Cette nouvelle mission ravivera ses démons et le confrontera à un tout nouveau type de cible...

Plutôt original dans ces ambitions, Kill List est à mi-chemin entre le thriller anglais et le film fantastique, façon Studios Hammer (dans leur dernière période).

Démarrant sur les difficultés conjugales et quotidiennes d'un tueur en manque de contrat, le film s'engage alors sur la voie du thriller, sobre et minutieux, distillant quelques zones d'ombre propices à installer un climat fantastique, pour glisser ensuite dans le fantastique tendance satanique...

Si le climat rappelle le meilleur de la fin de la Hammer et que film élabore son scénario avec une grande méticuleusement, Kill List souffre cependant d'un début trop mou et d'un manque de dynamisme sur la longueur. Paradoxalement, et bien que cela soit l'une de ses réussites, le film s'attache peut être trop à construire sa belle (très belle !) ambiance. Et puis, enfin, Kill List, pour le spectateur, se termine, hélas, davantage dans l'anecdotique que dans l'apocalyptique... Pour son personnage, c'est autre chose !

Dommage, car ses attaches dans le quotidien étaient un excellent écrin pour que ce type de fantastique atteigne le malaise terrifiant. Kill List manque de peu la bonne surprise (l'excellente ?), mais se range à cote de films comme Wake Wood, pour son coté Hammer fin de période, ou Heartless pour son climat soigné et envoutant. Encore imparfait, un peu hésitant, ce Kill List est plein de bonnes choses qu'on aurait aimé voire dans les mains d'un réalisateur plus chevronné.
 


Into Eternity (Michael Madsen, 2010)


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Réflexion sur le site de Onkalo, en Finlande, destiné à conserver nos déchets nucléaires et protéger les prochaines générations pour une période de 100 000 ans. Un projet pharaonique d'ensevelissement des déchets nucléaires, dans d'immenses galeries, et cette question : qu'arrivera t-il à la planète ?

Into Eternity est un documentaire, sous forme d'interrogation, sur la capacité de l'homme à assumer sa responsabilité nucléaire quand aux prochaines générations. Qu'arriverait-il, après une période glacière, si les hommes découvrait ces déchets nucléaires ? Quel serait leur niveau de technologie ? Manipuleraient-ils ces matières mortelles ? Comment les avertir du danger ? Comprendront-ils notre langage, nos panneaux ?
Ce genre de questions là...

Sous une forme visuelle impressionnante et léchée, Into Eternity met à nu la capacité de l'homme à concevoir ce qui le dépasse. Véritable film de science-fiction, il décortique froidement, implacablement, la question de notre responsabilité sur nos lointains enfants (dans 100 000 ans !), abordant sous l'angle du futur lointain le problème nucléaire.

Passionnant, lent, anxiogène et visionnaire, Into Eternity hypnotise par son esthétisme et tétanise par son propos. Il illustre parfaitement l'expression "boite de Pandore", nous faisant prendre conscience que nous n'avons pas encore fini de l'ouvrir, et que la refermer est d'ores et déjà impossible.
Into Eternity décrit la réalité du présent en lui prêtant l'apparence de la science-fiction. L'exercice est troublant, fort riche, et, soulève un intérêt et une réflexion à plusieurs niveaux.
Beau et intelligent.

Red State (Kevin Smith, 2011)


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3 ados en quête de sexe facile se retrouvent otages d'un groupuscule religieux extrémiste et fanatique.

La religion, les armes, la morale et une Amérique en lutte avec les "enfants" qu'elle a créé, servent de décor à ce petit thriller de Kevin Smith : juste de décor. Smith semble ne pas trop savoir l'axe qu'il souhaite exploiter, hésitant entre thriller sur fond de fait divers social (on pense à la secte à Waco) et fourre-tout libératoire comme il aime  faire (ou plutôt "aimait" faire, cf. Dogma).

 Red State devient donc "instable", multi-angle, et en dépit des nombreux éléments sympathiques qu'il contient, semble refuser de se cantonner à un ou deux genres. Faute de se concentrer, il mise sur le contrepied avec le spectateur afin d'éviter les étiquettes, mais au final ne décolle pas du patchwork. Ca commence comme un teen-movie, vire vers le fait divers façon thriller (avec une ombre d'épouvante), passe par le drame et finit en Cohen (façon No Country for Old Man, où Burn After Reading).

Deux beaux moments de mise en scène, des surprises scénaristiques, une volonté affirmée de casser les codes, un John Goodman très étonnant... Red State possède pas mal d'atouts qui en font un film plutôt plaisant à regarder. Mais paradoxalement, il manque son but et laisse une sensation de film inabouti. Red State rate (de peu) son enjeu dramatique, ne laissant au final qu'un film sympathique mais en manque d'âme. La faute à la personnalité turbulente d'un Kevin Smith  qui refuse de grandir ?


Le Pacte (Seeking Justice, Roger Donaldson, 2011)


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Pour venger sa femme qui a été agressée et violée, un homme accepte l'aide d'une mystérieuse organisation qui abattra le coupable. Mais tout "service" doit être rendu... Plus tard, cette même organisation lui demandera d'abattre à son tout un inconnu.

On connait Roger Donaldson pour ses nombreuses réalisations "mainstream" (Cocktail, Pic de Dante, La Recrue, etc...). Ce n'est ni un auteur, ni un grand réalisateur, mais juste un exécutant efficace. Avec Le Pacte, il livre un thriller calibré, sans ambition, mais qui peut néanmoins être vu sans s'indigner.

Si le scénario pouvait tenir la route, et le projet prendre la forme d'une série B nerveuse et méchante, Donaldson le traite hélas sans énergie, se contentant de suivre le scénar pour le mener à sa fin, se contentant du minimum-spectacke et sans s'emparer vraiment de son potentiel (mais a t-il vu cette parano et cette violence qui caractérise la société américaine ?). Rajouter à cela le plus grand acteur de tout les temps, l'homme au jeu subtil qu'est Nicolas Cage (NDLR : Doorama se sent obligé de préciser que ce propos n'est qu'ironique), et vous aurez une idée du caractère "pataud" du bidule !

Le Pacte n'est pas ridicule ou honteux, il est juste inutile et déjà daté. En revanche, Le Pacte contient des morceaux de Guy Pearce (Memento, First Snow), cet acteur trop rare et souvent sous-utilisé, trouve ici un rôle et un look assez sympathique. Même si ce dernier cabotine aussi (moins que Cage, on vous rassure), c'est pour lui que Le Pacte supportera d'être vu !