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Ma Part du Gâteau (Cédric Klapish, 2011)


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Obligée de quitter Dunkerque pour chercher un emploi sur la capitale, France trouve un emploi chez le trader responsable de la fermeture de la société dans laquelle elle travaillait.

Que l'on aime ou non le Cinéma de Klapish, on se doit de lui reconnaître un coté sympa, voire bobo, et une certaine spontanéité. Ma Part Du Gâteau s'inscrit dans ce sillon en abordant, façon Klapish, un thème d'actualité de notre société : l'impact de la finance sur l'économie réelle.

Avouons le, le thème est un peu trop grand pour Klapish, bien plus habile à élaborer des personnages touchant qu'à dresser un une cartographie du système et de ses dysfonctionnement. Si le message est donc un peu naïf, il n'en demeure pas moins que, porté par un Gilles Lelouch et une Karine Viard quasi-parfaits, Ma Part du Gâteau dégage une atmosphère particulièrement attachante et dépeint avec délicatesse et quelquefois inspiration (la partie à Venise !) une rencontre contre nature entre puissant et fourmi.

Ma Part Du Gâteau n'est pas destiné à vous aider à vous forger une opinion, il se contente de montrer le fonctionnement de ses personnages et de les opposer pour en faire naître émotion et une certaine (in)humanité. Pourtant diablement sympathique, le film se heurte cependant (se perd ?) dans son propre décor social, l'empêchant de parfaire son message et de trouver un réel écho social (sa curieuse fin "précipitée" en forme de leçon, fin presque inaboutie, l'illustrera tout à fait).

On appréciera d'autant plus Ma Part du Gâteau qu'on n'en attendra pas d'analyse sociale percutante et novatrice. On le regardera avant tout pour l'alchimie Lellouche-Viard et sa légèreté de traitement d'un sujet difficile.
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Présumé Coupable (Vincent Gareng, 2011)


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Le procès Outreau est aujourd'hui symbole de l'erreur judiciaire... Alain Marécaux faisait parti de ces innocents injustement accusés. Présumé Coupable, adapté de son propre livre, retrace son histoire.

Philippe Torreton est bluffant ! Il faut commencer par là pour suivre Présumé Coupable, et "apprécier" de partager le calvaire d'un innocent. Entièrement centré sur son personnage, Présumé Coupable est davantage une dissection de la souffrance d'un homme broyé par la machine judiciaire, qu'un film sur Outreau à proprement parlé. Et c'est bien là qu'il puise toute sa force, toute son intelligence : reléguer l'horreur d'Outreau à un simple "contexte", à un simple prétexte pour se concentrer entièrement sur la construction un portrait humain bouleversant, incarné par un Torreron (encore une fois) sublime !

Présumé Coupable vous accroche immédiatement, il vous immerge dans l'enfer d'un autre et fait immanquablement naître la compassion chez le spectateur. A Doorama, on pense que c'est là que la film fonctionne et est une grande réussite, on pense que Présumé Coupable ne traite pas du sujet apparent (l'affaire d'Outreau), mais s'en sert comme levier pour en faire un film bien plus personnel et éviter de diffuser un quelconque message, un quelconque avis, sur le fait divers (contrairement à Omar m'a Tuer). En çà, on peut le rapprocher de La Chute, qui lui aussi se souciait davantage de l'homme que du contexte.
Présumé Coupable est un film habile, fort et brillant.     


L'Assassin Habite au 21 (Henri-Georges Clouzott, 1942)


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Paris est terrorisée par tous ces crimes signés du mystérieux "M. Durand" dont on retrouve sa carte sur les corps qu'il laisse derrière lui. C'est une pension de famille aux locataires hauts en couleurs, la Pension Des Mimosas, qui va attirer l'attention du commissaire pour mener son enquête. Mais il ne sera pas seul à enquêter, sa petite amie s'invite dans l'enquête !

L'assassin Habite Au 21, fait immanquablement penser à une enquête d'Hercule Poirot. Pourtant, malgré le suspens et son humour discret, cet assassin est bien Français.

Henri6Georges Clouzot signe ici son premier film. Il propose ains,i dans une France occupée, une originale et passionnante enquête policière, qui réussit, malgré son apparente légèreté, à installer un climat relativement lourd et pesant. Chaque occupant de la pension est un coupable potentiel, la suspicion est généralisée ! Clouzot savait visiblement tirer parti "de l'air du temps" pour construire son divertissement.

L'Assassin Habite Au 21 est resté dans le Cinéma Français. Même s'il accuse quelques rides (notamment le jeu des acteurs, alors si caractéristique), il demeure un film riche, rythmé, absolument savoureux à découvrir, dont la théâtralité de ces personnages sert d'appui pour installer un immense Cinéma !
Ma grand mère avait vu L'Assassin Habite Au 21, elle l'avait beaucoup aimé... Je comprends bien pourquoi en le revoyant  :-)

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Conan (2011)


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Conan reprend du service ! Pour venger la mort de son père, il recherche le meurtrier de son père, Khalar Sing, qui s’apprête à mettre  la main sur un masque aux pouvoir magique terrifiants.

Les quadragénaires ont encore en tête la version 1981 de John Milius, avec Arnord Schwarzenegger dans le rôle du muscle qui manie l'épée. Oubliez tout ça ! Gardez donc intacts vos souvenirs d'enfance, ceux d'un film au souffle épique, ceux d'un film d'aventure parfait pour les kids comme les parents, et restez loin de la nouvelle version de Marcus Nispel.

Ce remake de Conan, comme les studios américains savent trop bien le faire, n'est qu'un ersatz sans âme ni envergure qui se contente d'enchaîner les scènes imaginées par des scénaristes en pleine grève du zèle.

Sans être pour autant complètement invisible (Nispel est un bon technicien), Conan n'est qu'un assemblage de situations déjà vues et archi re-vues, dont les seuls effets sur un adulte sont l'ennui et l'impassibilité. Le peu de charisme de l'acteur (le guerrier de la série Game of Thrones) et le ridicule de certaines scènes ("Chic un endroit qui va s'écrouler ! Allons donc nous y battre !") achèvent de positionner ce remake ni fun, ni inspiré, sur le créneau 10-14 ans.
Quand bien même auriez-vous conservé une âme d'enfant, croyez moi : "Vous avez passé l'âge !"
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Megaupload Is Dead (2012)


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C'est l'histoire d'un outil qui est condamné pour les crimes d'un autre !

Si nous sommes les premiers à souhaiter que la création et l'industrie artistique continue de nous pourvoir en beautés, plaisirs et surprises, il est bien évident que les Artistes, les "ayant-droits", doivent toucher ce qui leur revient de droit !
Cela étant posé, nous sommes libres de nous demander si les (trop) nombreux intermédiaires doivent être davantage récompensés que les Artistes et Créateurs... De là à penser que certains jouent le rôle d' "Exploiteurs" ou d' "Affameurs", il n'y a qu'un pas !
La création n'est pas une marchandise...

Il n'empêche que la fermeture de ce géant du libre partage, qui flirtait souvent, il est vrai, avec l’incitation, n'est pas une bonne nouvelle pour nos libertés informatiques.

Une fois de plus les "Géants" ont peurs des réactions qu'ils ont fait naître chez les Petits. Une fois de plus les Puissants se sentent innocents des frustrations qu'ils ont eux même infligés...

Ils ont hier abattu un leader... 200 nouveaux se lèveront demain...
R.I.P. Megaupload. Ton nom résonnera maintenant comme un symbole sur cette toile qui t'a vu naître.

Swift (Frédéric Schoendorfer, 2011)


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Un échange d'appartement plonge une Canadienne dans un cauchemar éveillé, en transformant son séjour en France en combat pour prouver son innocence dans un crime dont tout l'accuse.

On en parlait justement hier, avec Nuit Blanche, du renouveau du polar français... Frédéric Schoendorfer y a contribué, dans une certaine mesure, en y laissant de jolies traces avec l'excellent Scènes de Crimes ou sa participation à Braquo.

Son Switch, hélas, ne fonctionne pas aussi bien. Il s'attaque au scénario un peu usé du coupable injustement accusé qui doit prouver son innocence, et le traite sans originalité ni créativité (sauf à mettre une femme dans cette situation, seule vraie originalité du projet).

Switch est poussif, peu crédible et souffre principalement d'un manque d'identité propre, en singeant le polar US sans y apporter les qualités et la signature de Schoendorfer. Si Cantona tient à peu près la route, et que Switch reste à peu près "regardable", il faudra absolument oublier le dénouement ridicule du scénario.
L'ensemble est bien décevant et avant tout fort peu convaincant.
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Polisse (Maïwen, 2011)


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Immersion dans le quotidien des flics de la Brigade de Protection des Mineurs...

Polisse est un objet de cinéma d'une liberté folle. Construit comme un documentaire en immersion, le film de Maïwenn évoque avec force les situations, souvent désespérées ou désarmantes, auxquelles sont confrontés ces flics, ainsi que l'impact sur l'humain.

Sans tomber dans le misérabilisme ou user d'effets faciles pour toucher le spectateur, Maïwen filme à l'instinct. Elle distille au travers d'une réalisation puissante, libre et spontanée, un portrait bouleversant et touchant de ces hommes et femmes qui se battent dans (et avec !) leur métier.

Intelligent, inspiré et surpuissant, Polisse dessine un portrait amère d'une société en en quête de perfection alors qu'elle n'est faite que de contradictions.

Porté par des acteurs tous impeccables (Joey Starr, Karine Viard et Marina Foïs en tête !), Polisse est un film choral brutal, d'une maîtrise et d'une richesse inouïe, qui dresse avec justesse et humanité une impressionnante galerie de portraits et de situations.
Polisse est un film rare, fort, quasi parfait, né d'une réalisatrice en état de grâce.

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Nuit Blanche (2011)


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Un flic un peu rippoux doit restituer la drogue qu'il a "emprunté" s'il veut récupérer son fils...

Le film de Frédéric Jardin est une agréable surprise. Nerveux et excellemment bien rythmé, Nuit Blanche déploie son scénario à la sauce Braquo ou 24h, non sans une certaine maîtrise.

Intelligemment écrit, ce pur divertissement concentre l'action sur une nuit, un lieu (la boite de nuit du pourri) et plonge un Tomer Sisley (plutôt crédible et convaincant) au milieu de la tempête. Commence alors un joli jeu de chat et de la souris entre notre flic surmotivé, deux bande de truands (Serge Riaboukine et Joey Starr)  et un autre flic énervé (Frédéric Boisselier, étonnant mais crédible lui aussi) : réalisé sans génie, mais non sans style, les mécanismes fonctionnent !

Sans temps mort, Nuit Blanche puise une partie de son énergie dans la motivation d'un père prêt à tout pour sauver son fils. Le ressort est connu, peu original certes, mais il est ici exposé sans surdosage inutile qui puisse ralentir l'action.

Pour peu que l'on attende pas une finesse psychologique inouïe, ni une révolution du Polar français, Nuit Blanche tiendra toutes ses promesses en revêtant pour vous les plus beaux habits du "nouveau polar made in France", façon A Bout portant !
Nuit Blanche est réussi. Ca ne réinvente pas la poudre (dont il en est ici question), mais "ça pète pas mal" quand même  ;-)


Quand la Ville Dort (Asphalt Jungle, John Huston, 1950)


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Des truands, un casse et la police... Pur joyaux du film noir portant en lui l'essence même du genre, Quand la Ville Dort submerge littéralement par sa profondeur et sa force.

Sous des habits noirs intense le film dégage pourtant une lumière intacte. Les personnages voués à une fin tragique dès les premières images, emportent notre sympathie, car ils ne sont que des "petits" en quête d'une part du gâteau, pour aller au bout de leurs rêves... Le scénario, simple mais ciselé, est un incroyable écrin destiné à mettre en avant les finesses de ces personnages pourtant stéréotypés (peut être parce qu'ils ont tant été repris par la suite ?)... Asphalt Jungle demeure aujourd'hui incroyablement moderne, fort et efficace.

Tout est perfection dans Quand la Ville Dort... John Huston nous livre ici une imparable leçon de réalisation, son image hyper contrastée appuie le force du scénario, son scénario est un modèle de lisibilité et de richesse. Malgré ses 60 ans il demeure une référence (LA référence ?) du film noir, un film dont le beauté formelle n'a d'égal que sa force narrative.

Difficile donc de trouver la moindre "faiblesse" à The Asphalt Jungle. Quand à sa fulgurante fin, elle résonne longtemps dans notre tête par sa transcendante beauté, et trouve régulièrement écho chez nos réalisateurs actuels (Eastwood, Scott...).
Asphalt Jungle est éternel, immuable. 

R.I.F. Recherches Dans l'Intérêt des Familles (2011)


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L'arroseur arrosé ? Un flic se voit confronté à la disparition de sa femme et aux recherches engagées.

Bien imparfait ce petit polar... Mais plutôt que de relever ses faiblesses (rythme inégal, dialogues quelquefois peu subtils, scénario poussif dans deuxième moitié...), Doorama se penche sur les belles qualité de ce R.I.F.

En fait, R.I.F. à deux armes pour lui. La première, est son tandem Attal et Elbé, tous deux vraiment excellents. Attal est bluffant en mari confronté à ses regrets et en flic au statut d'observateur, et Elbé en gendarme lambda respectueux des lois et enclin à l'empathie.

La seconde, c'est sa première moitié qui dessine finement la prise de conscience d'une situation apocalyptique pour celui qui la vit, et qui dresse un beau portrait psychologique. Toute la mise en place de cette enquête glace le sang, les limites de l'action policière tétanisent. R.I.F. réussit (avant de glisser vers l'action) à créer un climat froid, brutal et plutôt réaliste proche de l'univers de Scènes de Crimes

Quand à la seconde partie du film, bien plus conventionnelle et ordinaire, elle renoue avec l'enquête basique, presque TF1, sans doute de peur d'explorer jusqu'au bout la brutalité psychologique de la situation. R.I.F. n'est au final qu'une réussite partielle, un film inabouti d'un réalisateur peu être trop timoré qui a retenu son crochet avant l'impact : Un match moyen, mais doté d'un premier round énorme !


L'Ordre et la Morale (2011)


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Nouvelle Calédonie en 1988, des gendarmes sont pris en otage par les indépendantistes. L'Odre et la Morale raconte les jours qui ont précédés l'assaut pour libérer ces otages.

L'Ordre et la Morale est loin d'être parfait, mais on ne peut que reconnaitre l'intelligence et la conviction de la réalisation de Mathieu Kassovitz. Avant d'être une posture critique sur les circonstances et motivations de la France dans cet épisode, c'est avant tout un film qui s'interroge sur le rôle de la force dans la résolution d'un conflit et surtout un film sur les certitudes et doutes d'un homme engagé pour un pays.

Certes manichéen (l'Etat et les Kanaks, la Grande Muette et le crops du GIGN...) l'Ordre et la Morale dénonce les stratégies d'instrumentalisation en opposant les intentions politiques aux actions mises en oeuvre, et les discours affichés avec la réalité ! Le message est naïf et politiquement correct, mais Kassovitz, grâce à une réalisation sobre et inspirée, et en construisant son film principalement autour de la prise de conscience de ce capitaine du GIGN, réussit à nous convaincre.

L'Ordre et la Morale est un film fort, doté d'une mise en scène juste et inspirée (l'incroyable plan séquence lors de l'assaut !). En dépit de ses imperfections, le film captive et propose au spectateur une intéressante réflexion sur les incohérences d'un pays entre ses discours et ses actes.
L'Ordre et la Morale compense son relatif manque de finesse de réfléxion en force cinématographique : Mathieu Kassovitz retrouverait il un second souffle ? Oui.
 

The Violent Kind (2010)


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Par où commencer... Une belle affiche peut être ? The Violent Kind est, à sa façon, un véritable ovni, dont il est difficile de dévoiler son scénario sans tuer la surprise de celui-ci. On vous dira cependant que quelques personnages en virée festive se retrouvent attaqués par d'autres, quelque peu décalés, et ce sans raison apparente.

Pourtant paré de tout ce qu'aime l'amateur de cinéma de genre(s), The Violent Kind est un gigantesque fourre-tout ! Il emprunte autant aux films de gang (façon hells angels) qu'aux films d'invasion (façon Skyline), qu'à Evil Dead, qu'à l'Exorciste, qu'à La Dernière Maison Sur la Gauche, qu'à La nuit des Morts Vivants, qu'à... etc !

C'est donc à une véritable volonté de livrer un film somme, une sorte de chimère pour tout cinéphile, que se sont attelés les deux réalisateurs (The Butcher Brothers !) en combinant tant bien que mal au moins 10 genres dans un seul scénario.
Mais au bout du compte, hélas, le film se retrouve vidé de toute substance, presque défiguré, et il devient alors bien difficile de se laisser captiver par tant de revirements, aussi artificiels que platement mis en images.
 The Violent Kind se laissera donc découvrir gentiment par les amateurs de série B, mais pour les autres un seul verdict : dommage que tant de bonnes intentions ne tienne pas ses promesses !

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