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Scream 4 (2011)


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On se souvient que le premier Scream s'amusait sur la vague passée des slashers, proposant sous forme d'hommage d'en faire une relecture à la fois dépoussiérée, nerveuse et parodique...

Par ses suites, Scream, était redevenu ce que le premier opus de la série critiquait, à savoir des films sans originalité, succombant sous le poids de leur propres codes.
Scream 4 boucle définitivement la boucle, en réussissant à s'auto-discréditer tant il cite le Genre, ses avatars et descendants divers, allant jusqu'à oublier d'exister par lui même (un scénario quoi... une idée...).

Ne reste donc de Scream 4 qu'un film qui copie un film... qui copie un autre film, qui copie un autre film... qui copie lui aussi une autre copie... (etc... j'arrête !). Le résultat final est un film qui s'auto détruit, ne proposant plus rien d'autre qu'une suite de séquences plates et déjà vues, menant inexorablement à l'ennui le plus complet...
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Apocalypse Now redux (Francis Ford Coppola, 1979, 2001)


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Que dire devant ce bloc de force et d'énergie ? Apocalypse Now demeure un condensé de génie et de folie, tant dans sa propre conception que dans son propos. Dense, riche et complexe, il y a en Apocalypse Now une expérience psychologique et sensorielle qui ne peut que laisser le spectateur admiratif et troublé après sa vision.

C'est un film labyrinthique, dont chaque nouvelle lecture ouvre de nouvelles interprétations, de nouvelles sensations. Son impressionnante perfection génère paradoxalement une impression d'inabouti, tant on ne peux arriver à l'appréhender dans son intégralité. Un de ces monuments du cinéma dont on se dit qu'ils sont trop rares aujourd'hui, de ceux que l'on redécouvre perpétuellement.

Les heureux possesseurs de Blu Ray ne pourront que s'extasier devant l'incroyable image proposée par le support, permettant d'insister sur le coté psychédélique du film, lui rendant ainsi son insolente jeunesse et sa vitalité intacte.
Qu'il est bon de s'abandonner à ce point...

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Super 8 (JJ. Abrams 2011)


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Répétez après moi "Pas Super" huit fois ! Sous prétexte de rendre un hommage aux blockbusters qui ont jalonnés notre adolescence (Goonies, ET, Retours vers le Futur et autres Spielbergueries des 80's), JJ. Abrams nous livre un revival de la magie du monde de l'enfance.

L'ensemble est bien indigeste ! Ce Super 8 prend le parti de ne pas adapter ce cinéma aux gouts du jour (choix par ailleurs fort louable) et balance donc un véritable produit 80's en cette veille de fin du monde (si, si, bientôt 2012). Hélas, le seul effet produit est de nous rappeler cruellement que si ce cinéma pop-corn vit encore intensément dans nos tendres souvenirs d'enfance, il est presque quasi-invisible aujourd'hui hors de cette dimension "souvenirs".

Super 8 radote donc, aupès d'une génération de 35-40 ans, nostalgique de ses films fondateurs, et ne semble viser rien d'autre que le porte monnaie de ce parfait consommateur "arthurien". 

Malgré une production soignée, ce Super 8 est stérile, voire sénile !


Derrière les murs ( Pascal Sid, Julien Lacombe, 2010)


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Derrière les Murs tente de nous mettre sous le coup d'une pression psychologique de haut niveau en nous proposant un épais mystère, si dense que le spectateur risquera l'arrêt cardiaque sous tant de suspense...

Hélas les murs sont biens fins, les ficelles bien grosses, et il est difficile de s'intéresser à cet objet bien plus télévisuel que cinématographique. Maladroit et sans aucun rythme, Derrière les Murs est triste et fade de bout en bout... Il confond tension avec dépression et ne nous offre qu'une tentative bien trop laborieuse, dénuée de toute réussite, de jouer avec nos nerfs.

Seul Laetitia Casta suscitera notre intérêt par un jeu juste de son personnage.



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Le Moine (Dominik Moll, 2011)


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L'ambiance et le style de Moll fait planer sur ce film un climat pesant, Cassel y est absolument superbe, et l'on se laisse volontiers mener, un temps du moins, parmi les voies impénétrables du Seigneur...

Hélas, plus les inquiétants jalons de cette histoire nous sont dévoilés, moins l'on y adhère. Le mystère laissant petit à petit place à un simple pied de nez du Grand Barbu, en forme de malédiction inévitable. "L'effroyable vérité" finale nous sera alors livrée sans aucune exitation, tuée dans l'oeuf par un déroulement trop prévisible.

Si de temps à autre l'auteur flirte avec le Mal, il lâche trop vite son propos, comme effrayé par la porte qu'il pourrait entrouvrir. Au lieu d'alourdir le climat de son film, Dominik Moll l'allège et frustre ainsi le spectateur de ne pas aller davantage vers le malaise et l'impalpable. La peur de Moll est au finale lâche et couarde, manquant de courage à affronter le coeur de son sujet, préférant nous conter une simple fable et sa morale, plutôt qu'une histoire forte et audacieuse.

Non dénué de tout intérêt, ce Moine là est quand même plus proche de l'ennui que de l'extase.

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Comment tuer son Boss ? (2011)


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A la manière d'un Very Bad Trip, un trio d'ami inséparables s'aventure dans la délicate entreprise de se débarrasser de leur patron, respectivement tyrannique, nymphomane et primaire. 
Nulle autre ambition que de mettre le cerveau en pause durant une bonne heure et demie, et le récupérer intact après. Comment tuer son Boss est une comédie américaine ordinaire, rythmée mais sans grande surprise, respectueuse du cahier des charges habituel.
Si l'on oublie bien vite l'expérience, on ne s'y ennuie cependant pas, et l'on se surprendra à espérer être un jour sous les ordres d'une Jennifer Aniston, dont le personnage justifie à lui seul de s'abandonner à ce petit divertissement.
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Cowboys & Envahisseurs (2011)


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Passé une première moitié plutôt réussie, aussi fun qu'intrigante, le film s'embourbe dans des enfantillages, oubliant la fantaisie de son idée de base pour retomber dans une simple confrontation gentils-méchants.

Si Daniel Craig lance avec brio le film, en cowboy amnésique bien abimé, son costume de héros retrouvé le rendra vite bien énervant, tout comme Harrison Ford dont la crédibilité du personnage s’écroulera au bout de 10 minutes.

Dommage que les fins réglages du début retombent dans l'attendu et le déjà vu, tant ce mélange improbable se prêtait à l'expérimentation et l'audace.

Finalement le véritable élément extraterrestre du film reste Olivia Wilde, dont la stupéfiante beauté plastique réussirait presque à nous faire oublier les "pan! pan ! t'es mort" et  les "c'est la bagarre !" qui plombent le film.
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Straw Dogs (Les Chiens de Paille) (1971)


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David et Amy, un couple de citadins américains s'installe dans un village sauvage de la campagne anglaise. Lorsque David prend un jour la défense de l'idiot du village contre les villageois qui veulent le lyncher, la violence qu'il refuse par dessus tout sera peut être la seule voie de salut.


Les Chiens de Paille reste jeune, du haut de ses 40 ans, et propose une réflexion toujours d'actualité sur la violence.

Si la violence visuelle du film, choquante à l'époque, semble aujourd'hui bien timide au regard des réalisations actuelles, le sublime montage de Peckinpah préserve quand à lui toute sa force, et s'avère réellement très éprouvant, distillant une impressionnante pression psychologique et une violence intacte.

Les Chiens de Paille, demeure un film fort, efficace dans son message comme dans sa forme : un uppercut douloureux, bien plus mature et dérangeant que son gentillet remake.

The Man From Nowhere (Lee Jeong-beom, 2010)


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Un homme seul, se retrouve obligé de collaborer avec la pègre pour sauver ses voisins kidnappés (la mère et la fille). Il s'avère qu'il n'est pas l'homme discret et inoffensif qu'il parait être et, pour sauver la petite fille dont il s'est pris d'affection, va agir en redoutable professionnel.

L'histoire de ce professionnel froid et implacable qui s'entiche d'un enfant ou d'une innocente victime, à déjà été vu maintes fois, et on lui préfèrera donc ses prédécesseurs, comme Léon pour les rapports tueur et enfant, ou bien encore A Bittersweet Life (un petit bijou celui là) pour la cohérence de son personnage principal.

The Man From Nowhere, en dépit de sa troublante ressemblance avec le cinéma de Besson (Léon, mais aussi ses productions comme Danny Thye Dog ou Le baiser Mortel du Dragon), réussit cependant à nous distraire et nous intéresser jusqu'à son sombre dénouement.

Doté de quelques beaux morceaux d'action, le cocktail humanité du personnage, passé trouble et rédemption ne parvient cependant pas à nous convaincre complètement, et donne à l'ensemble un coté hybride, certes bien assumé et intelligemment traité, mais qui nuit à la crédibilité générale du film.

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All Good Things (Love & Secrets) (2011)


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On suit gentiment ce mystère irrésolu qui rappelle "Le Mystère Van Bullow", mais après ses 2h00 on se dit quand même que ce temps aurait été plus intelligemment utilisé à voir ou revoir autre chose...

Si Kirsten Dunst nous livre ici une superbe interprétation, Ryan Gosling, lui, ne parvient hélas pas à trouver le jeu juste pour donner suffisamment corps à l'ambiguité de son personnage.

All Good Things n'ennuie pas... ne surprend pas... il se contente de simplement protéger le dénouement de son intrigue derrière une réalisation académique et sans audace, réussissant ainsi à nous emmener jusqu'au générique de fin sans nous fatiguer.

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Kagemusha (Akira Kurosawa, 1980)


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Palme d'or à Cannes en 1980, c'est le grand retour du Maître. Kagemusha retrace l'histoire d'un homme qui, en raison de son étonnante ressemblance, doit prendre la place d'un seigneur décédé, en plein milieu d'importants conflits militaires.

Plus qu'impressionnant, ne serait-ce que par la grandeur de ses scènes de bataille, Kagemusha est une nouvelle fois pour Kurosawa, l'occasion de dépeindre l'humaniste d'un personnage au milieu du chaos.

Kagemusha est une gigantesque fresque crépusculaire, shakespearienne comme l'aime Korosawa, qui aborde la grandeur de ce "petit" sosie, par jeux de contrastes avec les "grands" vides et avides... En revoyant de tels morceaux de Cinéma, on peux répondre rapidement à cette question "Qui remplace Kurosawa aujourd'hui dans le cinema ? " : Personne !

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Very Bad Trip 2 (2011)


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Certes, c'est très sympa de suivre de nouveau la fine équipe en train de rassembler leur cerveau et reconstituer de nouveau leur soirée mouvementée, mais si leurs péripéties ne sont pas exactement les mêmes que dans le premier opus (nous sommes à Bangkok, ici), les défauts du film, eux, sont les mêmes !

Plus encore que dans le film précédant, Very Bad Trip 2 refuse d'exploiter ses ficelles comiques au maximum de ses possibilités, refusant obstinément de trop tutoyer le gag visuel. Et c'est sans doute là sa plus grande faiblesse, empêchant le film de dégager davantage de folie et laissant naitre un certain sentiment de frustration chez le spectateur, le laissant en perpétuelle attente de pics comiques.

Sympa, mais peut mieux faire... Modifier la recette du cocktail peut être ?

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