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Comment tuer son Boss ? (2011)


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A la manière d'un Very Bad Trip, un trio d'ami inséparables s'aventure dans la délicate entreprise de se débarrasser de leur patron, respectivement tyrannique, nymphomane et primaire. 
Nulle autre ambition que de mettre le cerveau en pause durant une bonne heure et demie, et le récupérer intact après. Comment tuer son Boss est une comédie américaine ordinaire, rythmée mais sans grande surprise, respectueuse du cahier des charges habituel.
Si l'on oublie bien vite l'expérience, on ne s'y ennuie cependant pas, et l'on se surprendra à espérer être un jour sous les ordres d'une Jennifer Aniston, dont le personnage justifie à lui seul de s'abandonner à ce petit divertissement.
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Cowboys & Envahisseurs (2011)


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Passé une première moitié plutôt réussie, aussi fun qu'intrigante, le film s'embourbe dans des enfantillages, oubliant la fantaisie de son idée de base pour retomber dans une simple confrontation gentils-méchants.

Si Daniel Craig lance avec brio le film, en cowboy amnésique bien abimé, son costume de héros retrouvé le rendra vite bien énervant, tout comme Harrison Ford dont la crédibilité du personnage s’écroulera au bout de 10 minutes.

Dommage que les fins réglages du début retombent dans l'attendu et le déjà vu, tant ce mélange improbable se prêtait à l'expérimentation et l'audace.

Finalement le véritable élément extraterrestre du film reste Olivia Wilde, dont la stupéfiante beauté plastique réussirait presque à nous faire oublier les "pan! pan ! t'es mort" et  les "c'est la bagarre !" qui plombent le film.
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Straw Dogs (Les Chiens de Paille) (1971)


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David et Amy, un couple de citadins américains s'installe dans un village sauvage de la campagne anglaise. Lorsque David prend un jour la défense de l'idiot du village contre les villageois qui veulent le lyncher, la violence qu'il refuse par dessus tout sera peut être la seule voie de salut.


Les Chiens de Paille reste jeune, du haut de ses 40 ans, et propose une réflexion toujours d'actualité sur la violence.

Si la violence visuelle du film, choquante à l'époque, semble aujourd'hui bien timide au regard des réalisations actuelles, le sublime montage de Peckinpah préserve quand à lui toute sa force, et s'avère réellement très éprouvant, distillant une impressionnante pression psychologique et une violence intacte.

Les Chiens de Paille, demeure un film fort, efficace dans son message comme dans sa forme : un uppercut douloureux, bien plus mature et dérangeant que son gentillet remake.

The Man From Nowhere (Lee Jeong-beom, 2010)


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Un homme seul, se retrouve obligé de collaborer avec la pègre pour sauver ses voisins kidnappés (la mère et la fille). Il s'avère qu'il n'est pas l'homme discret et inoffensif qu'il parait être et, pour sauver la petite fille dont il s'est pris d'affection, va agir en redoutable professionnel.

L'histoire de ce professionnel froid et implacable qui s'entiche d'un enfant ou d'une innocente victime, à déjà été vu maintes fois, et on lui préfèrera donc ses prédécesseurs, comme Léon pour les rapports tueur et enfant, ou bien encore A Bittersweet Life (un petit bijou celui là) pour la cohérence de son personnage principal.

The Man From Nowhere, en dépit de sa troublante ressemblance avec le cinéma de Besson (Léon, mais aussi ses productions comme Danny Thye Dog ou Le baiser Mortel du Dragon), réussit cependant à nous distraire et nous intéresser jusqu'à son sombre dénouement.

Doté de quelques beaux morceaux d'action, le cocktail humanité du personnage, passé trouble et rédemption ne parvient cependant pas à nous convaincre complètement, et donne à l'ensemble un coté hybride, certes bien assumé et intelligemment traité, mais qui nuit à la crédibilité générale du film.

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All Good Things (Love & Secrets) (2011)


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On suit gentiment ce mystère irrésolu qui rappelle "Le Mystère Van Bullow", mais après ses 2h00 on se dit quand même que ce temps aurait été plus intelligemment utilisé à voir ou revoir autre chose...

Si Kirsten Dunst nous livre ici une superbe interprétation, Ryan Gosling, lui, ne parvient hélas pas à trouver le jeu juste pour donner suffisamment corps à l'ambiguité de son personnage.

All Good Things n'ennuie pas... ne surprend pas... il se contente de simplement protéger le dénouement de son intrigue derrière une réalisation académique et sans audace, réussissant ainsi à nous emmener jusqu'au générique de fin sans nous fatiguer.

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Kagemusha (Akira Kurosawa, 1980)


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Palme d'or à Cannes en 1980, c'est le grand retour du Maître. Kagemusha retrace l'histoire d'un homme qui, en raison de son étonnante ressemblance, doit prendre la place d'un seigneur décédé, en plein milieu d'importants conflits militaires.

Plus qu'impressionnant, ne serait-ce que par la grandeur de ses scènes de bataille, Kagemusha est une nouvelle fois pour Kurosawa, l'occasion de dépeindre l'humaniste d'un personnage au milieu du chaos.

Kagemusha est une gigantesque fresque crépusculaire, shakespearienne comme l'aime Korosawa, qui aborde la grandeur de ce "petit" sosie, par jeux de contrastes avec les "grands" vides et avides... En revoyant de tels morceaux de Cinéma, on peux répondre rapidement à cette question "Qui remplace Kurosawa aujourd'hui dans le cinema ? " : Personne !

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Very Bad Trip 2 (2011)


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Certes, c'est très sympa de suivre de nouveau la fine équipe en train de rassembler leur cerveau et reconstituer de nouveau leur soirée mouvementée, mais si leurs péripéties ne sont pas exactement les mêmes que dans le premier opus (nous sommes à Bangkok, ici), les défauts du film, eux, sont les mêmes !

Plus encore que dans le film précédant, Very Bad Trip 2 refuse d'exploiter ses ficelles comiques au maximum de ses possibilités, refusant obstinément de trop tutoyer le gag visuel. Et c'est sans doute là sa plus grande faiblesse, empêchant le film de dégager davantage de folie et laissant naitre un certain sentiment de frustration chez le spectateur, le laissant en perpétuelle attente de pics comiques.

Sympa, mais peut mieux faire... Modifier la recette du cocktail peut être ?

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Straw Dogs (Les Chiens de Paille, Rod Lurie) (2011)


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 Encore un remake... Là ou le film de Peckinpah nous prenait aux tripes par une tétanisante dissection de la violence, cette nouvelle version ne fait qu'en reprendre fidèlement le déroulement, sans réussir à en reproduire toute la pression psychologique.

L’Angleterre laisse ici place à la moiteur du sud des Etats Unis, et les nouveaux locaux (avec le bel Alexander Skarsgard à leur tête) ont bien du mal à incarner la rugosité et le coté brut, quasi minéral, des assaillants britanniques. Dans cette version, les personnages sont rajeunis, les jeunes hommes remplacent les hommes mûrs du Peckinpah, et l'on se dit qu'effectivement on y perd en maturité.

Remake parfaitement inutile, donc, mais on lui confèrera au moins une salvatrice fidélité à son modèle (voire même un trop grand respect, puisque Rod Lurie n'ose jamais innover dans sa réalisation), ainsi l'avantage de nous donner une furieuse envie de redécouvrir la version 1971.
 
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Open Range (2003)


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Magnifique western renouant, pour ses personnages, avec Ford ou Hawks... Open Range empreinte aussi à Eastwood et son Impitoyable pour sa structure (lente progression vers la Tragédie [T majuscule] finale), et son regard distancié sur un monde en changement.

Loin d'un Dance avec les loups, Kostner ne peut cependant pas s’empêcher de "faire du Kostner" : lancement de guimauve sur la toute fin !
On lui pardonne puisque ca passe malgré tout.

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Zombies : The beginning (Vincent Dawn aka Bruno Mattei, 2007)


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Forcément, quand on cherche les coups...

Zombies The Beginning est plus que difficilement regardable, sauf à accepter le pire de la série Z italienne façon 80's.
Et dans ces conditions, difficile de ne pas succomber aux charmes de long plans inutiles sur des acteurs en guenilles, couverts de boue séchée, devant des spots bleus électriques ! Encore plus difficile de ne pas applaudir devant 3 acteurs (?) exécrables, bêtements assis les uns à coté des autres et regardant encore plus bêtement un supposé écran de contrôle où une équipe se fait étriper par des zombies (sur une ile sans doute sans électricité, on appréciera la prouesse !), le tout avec un air dubitatif devant un décor inexistant ressemblant à une porte...

Applaudissons enfin l'immense génie des dialogues, la perfection des réaction des personnages, le rythme improbable d'une course d'escargots... Que du bon !

A noter que Vincent Dawn (le réalisateur qui n'est autre que Bruno Mattei) est aujourd'hui décédé. Zombies the Beginning était son dernier film... comme quoi tout se paie dans la vie !



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Sinking of Japan (2006)


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Ce qui nous submerge, c'est avant tout la mièvrerie des sentiment et la coté cheap des effets numériques... Ce qui sombre rapidement c'est l’intérêt du spectateur (spectateur qui ressortira de cette pénible expérience de 2h10 dans un état de ruine comparable aux dégâts évoqués dans le film)....

La véritable catastrophe, c'est qu'à coté du Sinking Of japan, le film "2012" ressemble à un chef d'oeuvre ! Et ça, c'est vraiment une mauvaise nouvelle !





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Gang Of New York (Martin Scorcese, 2002)


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"Chronique express" pour ce Scorcese mal-aimé...
Certes ponctué de curiosités à l'apparence baroque, Gang Of New York demeure captivant et ambitieux de bout en bout. On y trouve avec bonheur comme une radiographie des pieds d'argile du géant Amérique.

Et puis il y a Daniel Day-Lewis... Absolument titanesque dans son incarnation du Butcher.

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