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Straw Dogs (Les Chiens de Paille, Rod Lurie) (2011)


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 Encore un remake... Là ou le film de Peckinpah nous prenait aux tripes par une tétanisante dissection de la violence, cette nouvelle version ne fait qu'en reprendre fidèlement le déroulement, sans réussir à en reproduire toute la pression psychologique.

L’Angleterre laisse ici place à la moiteur du sud des Etats Unis, et les nouveaux locaux (avec le bel Alexander Skarsgard à leur tête) ont bien du mal à incarner la rugosité et le coté brut, quasi minéral, des assaillants britanniques. Dans cette version, les personnages sont rajeunis, les jeunes hommes remplacent les hommes mûrs du Peckinpah, et l'on se dit qu'effectivement on y perd en maturité.

Remake parfaitement inutile, donc, mais on lui confèrera au moins une salvatrice fidélité à son modèle (voire même un trop grand respect, puisque Rod Lurie n'ose jamais innover dans sa réalisation), ainsi l'avantage de nous donner une furieuse envie de redécouvrir la version 1971.
 
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Open Range (2003)


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Magnifique western renouant, pour ses personnages, avec Ford ou Hawks... Open Range empreinte aussi à Eastwood et son Impitoyable pour sa structure (lente progression vers la Tragédie [T majuscule] finale), et son regard distancié sur un monde en changement.

Loin d'un Dance avec les loups, Kostner ne peut cependant pas s’empêcher de "faire du Kostner" : lancement de guimauve sur la toute fin !
On lui pardonne puisque ca passe malgré tout.

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Zombies : The beginning (Vincent Dawn aka Bruno Mattei, 2007)


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Forcément, quand on cherche les coups...

Zombies The Beginning est plus que difficilement regardable, sauf à accepter le pire de la série Z italienne façon 80's.
Et dans ces conditions, difficile de ne pas succomber aux charmes de long plans inutiles sur des acteurs en guenilles, couverts de boue séchée, devant des spots bleus électriques ! Encore plus difficile de ne pas applaudir devant 3 acteurs (?) exécrables, bêtements assis les uns à coté des autres et regardant encore plus bêtement un supposé écran de contrôle où une équipe se fait étriper par des zombies (sur une ile sans doute sans électricité, on appréciera la prouesse !), le tout avec un air dubitatif devant un décor inexistant ressemblant à une porte...

Applaudissons enfin l'immense génie des dialogues, la perfection des réaction des personnages, le rythme improbable d'une course d'escargots... Que du bon !

A noter que Vincent Dawn (le réalisateur qui n'est autre que Bruno Mattei) est aujourd'hui décédé. Zombies the Beginning était son dernier film... comme quoi tout se paie dans la vie !



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Sinking of Japan (2006)


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Ce qui nous submerge, c'est avant tout la mièvrerie des sentiment et la coté cheap des effets numériques... Ce qui sombre rapidement c'est l’intérêt du spectateur (spectateur qui ressortira de cette pénible expérience de 2h10 dans un état de ruine comparable aux dégâts évoqués dans le film)....

La véritable catastrophe, c'est qu'à coté du Sinking Of japan, le film "2012" ressemble à un chef d'oeuvre ! Et ça, c'est vraiment une mauvaise nouvelle !





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Gang Of New York (Martin Scorcese, 2002)


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"Chronique express" pour ce Scorcese mal-aimé...
Certes ponctué de curiosités à l'apparence baroque, Gang Of New York demeure captivant et ambitieux de bout en bout. On y trouve avec bonheur comme une radiographie des pieds d'argile du géant Amérique.

Et puis il y a Daniel Day-Lewis... Absolument titanesque dans son incarnation du Butcher.

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There Will Be Blood (Paul Thomas Anderson, 2007)


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Le parcours de Daniel Plainview, de ses débuts dans la prospection pétrolière jusqu'à la gestion de son empire


L'incroyable sens de la narration de Paul-Thomas Anderson (Magnolia !) transforme There Will Be Blood en une fresque incroyablement riche et fascinante sur la Comédie Humaine.

A la manière d'un Alex (Orange Mécanique) dont les paupières sont maintenues ouvertes de force, PT Anderson entrave le spectateur. Il l'oblige à rester à distance de son film, l'empêchant volontairement de s'y immerger, le forçant à regarder chacune des noirceurs qui se déroulent en face de lui. (par ailleurs pas la seule similarité à l'univers de Kubrick, puisque Anderson livre une fin de film très kubrickienne dans le style et la forme...)

There Will Be Blood est visuellement splendide et contient en fait, sous son apparente austérité, une richesse de thèmes qui hélas sont cruellement d'actualité en ces temps de crise !

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Drive (Nicolas Winding Refn, 2011)


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Fascinant, envoutant et sensuel (si, si!), Drive est une mise en scène en état de grâce, un film incroyablement réussi et passionnant. Ryan Gosling donnerait presque envie d'abandonner son hétérosexualité tant il donne humanité à son personnage, pourtant sans presque rien en dévoiler (comme le faisait dejà le "Guerrier Silencieux", du même Nicolas Winding Refn, lui aussi sans passé, sorti de nulle part, tel le Pale Rider...).

Drive est un diamant aux multiples facettes, chacune d'elles hissant le film à coté de nos plus jouissifs souvenirs de Cinéma.

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The Thing (Matthijs van Heijningen Jr., 2011)


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Aucun intérêt dans ce remake si ce n'est celui de prouver (une fois de plus ?) qu'il faut admirer au plus profond de soi l'original pour prétendre y apporter un nouvel éclairage... ce qui n'est visiblement pas le cas ici du réalisateur.

Pâle et faible copie, donc, qui oublie complètement l'oppressante ambiance "fin du monde" de la version Carpenter et aborde à peine la parano de la version de Hawks/Nilby. Les adorateurs des 2 précédentes versions ne pourront que conspuer le final "action movie" à la sauce Aliens Vs Predator...

Etonnant qu'un film qui évoque une créature qui digère et copie son hôte ne le fasse pas avec ses illustres modèles...

Le Port de la Drogue (Pickup In South Street) (1953)


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Point de drogue ici, puisque dans la version américaine, c'est d'un microfilm destiné aux communiste dont Richard Widmark est en possession, et non un microfilm contenant la formule d'une drogue !

Pick Up in South Street est un beau film noir, avec une superbe galerie de personnages issus des basses couches de la société. C'est simplement beau et efficace.

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The Green Hornet (Michel Gondry, 2010)


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Gentil divertissement réalisé par Michel Gondry...

Là où n'importe quel tâcheron hollywoodien aurait livré 2h de cahier des charges conventionnel de super-hero movies, Gondry injecte fantaisie et (légers) décalages.

Ca s'annonçait très mauvais, finalement on y trouve un certain plaisir coupable.


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Hara Kiri (Seppuku, Masaki Kobayashi, 1962)


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Un ronin demande à faire Seppuku dans le palais du shogun. Avant d'effectuer le rituel, il va raconter son histoire.

Là encore énorme film de sabre (paradoxalement avec assez peu de scènes de combat...) dans lequel la modernité transpire de bout en bout, que ce soit sur le fabuleux déroulement de son scénario (on commence à l'aube du dénouement, les flashback éclaireront ce qui précède...) ou sur la manière dont un système s'étouffe sous ses propres contradictions et son entêtement à regarder derrière lui...

Et comme souvent pour le cinéma japonais de cette période, la forme y est absolument éblouissante !

Curieusement Hara Kiri se prête à merveille à illustrer notre europe qui s'accroche coûte que coûte à ses dogmes plutôt que de les remettre en question, mais c'est là une réflexion très personnelle de la rédaction ;-)

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Human Centipede 2 : Full Sequence (2011)


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Le premier film s'imposait comme un authentique "film malade", un véritable objet de cinéma vénéneux et rare (voire même une urgence de création comme ce cinéma d'horreur 70's que j'affectionne tant...).
Cette suite se complait dans une surenchère de glauque et d’extrême qui, bien que plaisante pour l'amateur, n'apportera aucune pièce supplémentaire à la bébête...

Comme le disaient Eric & Ramzy : "Hmmm, le caca c'est délicieux !"

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