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There Will Be Blood (Paul Thomas Anderson, 2007)


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Le parcours de Daniel Plainview, de ses débuts dans la prospection pétrolière jusqu'à la gestion de son empire


L'incroyable sens de la narration de Paul-Thomas Anderson (Magnolia !) transforme There Will Be Blood en une fresque incroyablement riche et fascinante sur la Comédie Humaine.

A la manière d'un Alex (Orange Mécanique) dont les paupières sont maintenues ouvertes de force, PT Anderson entrave le spectateur. Il l'oblige à rester à distance de son film, l'empêchant volontairement de s'y immerger, le forçant à regarder chacune des noirceurs qui se déroulent en face de lui. (par ailleurs pas la seule similarité à l'univers de Kubrick, puisque Anderson livre une fin de film très kubrickienne dans le style et la forme...)

There Will Be Blood est visuellement splendide et contient en fait, sous son apparente austérité, une richesse de thèmes qui hélas sont cruellement d'actualité en ces temps de crise !

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Drive (Nicolas Winding Refn, 2011)


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Fascinant, envoutant et sensuel (si, si!), Drive est une mise en scène en état de grâce, un film incroyablement réussi et passionnant. Ryan Gosling donnerait presque envie d'abandonner son hétérosexualité tant il donne humanité à son personnage, pourtant sans presque rien en dévoiler (comme le faisait dejà le "Guerrier Silencieux", du même Nicolas Winding Refn, lui aussi sans passé, sorti de nulle part, tel le Pale Rider...).

Drive est un diamant aux multiples facettes, chacune d'elles hissant le film à coté de nos plus jouissifs souvenirs de Cinéma.

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The Thing (Matthijs van Heijningen Jr., 2011)


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Aucun intérêt dans ce remake si ce n'est celui de prouver (une fois de plus ?) qu'il faut admirer au plus profond de soi l'original pour prétendre y apporter un nouvel éclairage... ce qui n'est visiblement pas le cas ici du réalisateur.

Pâle et faible copie, donc, qui oublie complètement l'oppressante ambiance "fin du monde" de la version Carpenter et aborde à peine la parano de la version de Hawks/Nilby. Les adorateurs des 2 précédentes versions ne pourront que conspuer le final "action movie" à la sauce Aliens Vs Predator...

Etonnant qu'un film qui évoque une créature qui digère et copie son hôte ne le fasse pas avec ses illustres modèles...

Le Port de la Drogue (Pickup In South Street) (1953)


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Point de drogue ici, puisque dans la version américaine, c'est d'un microfilm destiné aux communiste dont Richard Widmark est en possession, et non un microfilm contenant la formule d'une drogue !

Pick Up in South Street est un beau film noir, avec une superbe galerie de personnages issus des basses couches de la société. C'est simplement beau et efficace.

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The Green Hornet (Michel Gondry, 2010)


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Gentil divertissement réalisé par Michel Gondry...

Là où n'importe quel tâcheron hollywoodien aurait livré 2h de cahier des charges conventionnel de super-hero movies, Gondry injecte fantaisie et (légers) décalages.

Ca s'annonçait très mauvais, finalement on y trouve un certain plaisir coupable.


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Hara Kiri (Seppuku, Masaki Kobayashi, 1962)


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Un ronin demande à faire Seppuku dans le palais du shogun. Avant d'effectuer le rituel, il va raconter son histoire.

Là encore énorme film de sabre (paradoxalement avec assez peu de scènes de combat...) dans lequel la modernité transpire de bout en bout, que ce soit sur le fabuleux déroulement de son scénario (on commence à l'aube du dénouement, les flashback éclaireront ce qui précède...) ou sur la manière dont un système s'étouffe sous ses propres contradictions et son entêtement à regarder derrière lui...

Et comme souvent pour le cinéma japonais de cette période, la forme y est absolument éblouissante !

Curieusement Hara Kiri se prête à merveille à illustrer notre europe qui s'accroche coûte que coûte à ses dogmes plutôt que de les remettre en question, mais c'est là une réflexion très personnelle de la rédaction ;-)

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Human Centipede 2 : Full Sequence (2011)


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Le premier film s'imposait comme un authentique "film malade", un véritable objet de cinéma vénéneux et rare (voire même une urgence de création comme ce cinéma d'horreur 70's que j'affectionne tant...).
Cette suite se complait dans une surenchère de glauque et d’extrême qui, bien que plaisante pour l'amateur, n'apportera aucune pièce supplémentaire à la bébête...

Comme le disaient Eric & Ramzy : "Hmmm, le caca c'est délicieux !"

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13 assassins (Takashi Miike, 2011)


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Enorme relecture du classique de Eichi Kudo "13 Tueurs" (1963) par un Takashi Miike absolument méconnaissable.
13 assassins déroule magistralement ses 2h20.

La première moitié dénuée de toute action, est dédiée à la l'élaboration d'une mission suicide et au rassemblement de l'équipe qui l’exécutera. La seconde partie (durant plus d'1h !) est une titanesque bataille au cours de laquelle se libère, tel un élastique, toute l'énergie accumulée précédemment.

13 assassins est visuellement splendide et retrouve ce rythme si particulier des Chambara 60's. Quand à Miike, il adopte un style hyper classique, sage (?), que l'on ne lui connaissait pas, sans rien perdre de sa créativité et de son audace.

Là où moult remakes sont de "Grand(s) Attentat(s)", celui de Miike est du Grand Art !
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Rashomon (Akira Kurosawa, 1950)


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Comment faire la fine bouche sur ce qui était à l'époque d'une nouveauté inouïe... Un mari, sa femme et un bandit se partagent 5 rôles : le mari, la femme, le bandit, le coupable et la victime...

C'est au cours de 4 récits divergeant de ce même meurtre que la vérité apparaitra, chaque version laissant apparaître des facettes différentes de l'âme humaine.

Bref du grand, de l'universel dans les mains d'un Kurosawa dont chaque film se bonifie avec chaque vision.

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Fright Night (2011)


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Encore un remake inutile, dénué de tout ce qui faisait le charme de l'original. 

Exit le vampire classieux un peu dandy, au profit d'un Colin Farrell relooké en célibataire branché, frôlant le ridicule... Exit les bon vieux effets spéciaux latex et visuels des 80's au profit d'effets numériques lisses et sans âme... Et surtout exit l'hommage au Genre, qui avouons le sauvait l'original, pour laisser place à une simple histoire d'ado...

Un film exsangue de tout sang neuf qui égrainer difficilement ses 120 minutes.


Crazy, Stupid Love (2011)


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Même si l'ensemble ne nous submerge pas sous l'originalité et la nouveauté... Même si la mièvrerie n'est pas complètement absente, cette romance humoristique sur l'Amour réussi parfaitement à capter toute notre attention et nous faire passer 2 heures des plus agréables, sourire aux lèvres et humeur amoureuse en tête.

C'est sympa et (très) drôle. Idéal pour se détendre sans "consommer" passivement.
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The American (Anton Corbijn, 2010)


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Un tueur à gage veut mettre fin à son activité. Tout le monde ne semble pas partager cette décision...


Visuellement magnifique, The American, sous son rythme lent cache en fait une parano qui envahi chaque plan. Quand un cinéaste maîtrise si bien image, lumière, cadrage et montage, peu de mots sont utilisés pour décrire ce que ressent le personnage et nous faire partager ce qu'il ressent.

La présence animale du George ajoute la touche finale pour qu'on comprenne toute la difficulté d'avancer sa retraite si on veut en profiter vivant, il nous fait toucher du doigt ce que ressent un grand félin acculé qui voit le piège s'avancer sur lui.

Chaque scène, chaque plan nous enferme dans l'esprit du personnage. Anton Corbijn nous avait donné un Control parfaitement réussi, son American frôle le chef d'oeuvre !

Pas de "vous avez vu là ?", ni aucun "Regardez !" n'est imposé au spectateur. On suit The American libre d'en interpréter chaque morceau à sa guise. Libre ? Quelle illusion ! Car en fait The American vous hypnotise rapidement à votre insu pour vous guider exactement où Corbijn le veux.

Ah que c'est beau le cinéma quand on nous parle comme ça !


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