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tags | 1980 's, 6, Steeve McQueen, western
Alors que la rédaction se souvient que dans son jeune âge, la télévision proposait plusieurs westerns par semaines (avant de passer aux films policiers, puis aux séries...), nous n'avions pas croisé ce Tom Horn. A la fin des 60's, après que Léone ait presque "tué" le western par overdose de génie, le genre s'était grandement raréfié, s'illustrant dorénavant par à-coups souvent impressionnants (Impitoyable, Open Range, L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford ou l'étonnant Seraphim Falls) Tom Horn voit le jour en 1980, au milieu d'une époque qui ne lui ressemble pas...
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tags | 10, 1960 's, Charles Bronson, Claudia Cardinale, Henry Fonda, Jason Robards, Sergio Leone, vengeance, western
"Saloperie !". Nous ne voulions que voir sa scène d'introduction, juste les premières minutes, simplement pour voir la beauté offerte par notre Bluray... Mauvaise idée ! Il Etait Une Fois Dans l'Ouest nous a littéralement happé dans ses 2h45. Avec des Casablanca, des Enfants du Paradis, des Hitchcock, ou des Heat pour nous, Il Etait Une Fois Dans l'Ouest est de ces films, ces chefs d'oeuvres, que tout le monde place sur la "best-top-film-list" des grands films éternels, que l'on sait là, et que l'on oublie de "revisiter", les sachant sagement rangés au sommet... Et puis on retombe dessus, on reprend un "aller-retour" en plein visage, et Il Etait Une Fois Dans l'Ouest nous rappelle violemment qu'il est un chef-d'oeuvre total, absolu et d'une puissance intacte !
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tags | 2010 's, 9, action, christoph waltz, di caprio, humour, série B, tarantino, vengeance, western
On connait par coeur le terrain sur lequel évolue Tarantino... Films de genre, hommages, références, dialogues ciselés, scènes d'anthologie, humour et décalages... Sur ces terrain-là, Tarantino est excellent, Django Unchained le démontre plus brillamment que jamais en proposant un spectacle d'une rare jubilation, en équilibre parfait entre un sens cinématographique démesuré, un humour ravageur et des acteurs simplement ébouriffants. Django Unchained frappe fort, avec de nombreux atouts...
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tags | 2010 's, 7, drame, gangster, Guy Pearce, Jessica Chastain, John Hillcoat, policier, Tom Hardy, western
On se souvient de John Hillcoat pour La Route et la minéralité de son cinéma. Avec Des Hommes Sans Loi, il aborde une histoire américaine brute, entre western et gangsters, et livre un récit sobre, presque dépouillé, peuplé de personnages nobles et confrontés aux temps et aux méthodes qui se durcissent. Des Hommes Sans Loi trouve son souffle dans ces racines américaines qui font ces grands films, simples, mais nourris des mythes qui ont construit l'Amérique...
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tags | 2000 's, 8, biopic, brad pitt, Casey Affleck, chronique, drame, psychologique, Sam Shepard, western
Encore un western plein-genre traité avec un style atypique, comme nous les aimons à la Rédaction. D'une beauté visuelle irréprochable et inspirée, L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford (on va écrire AJJ, d'accord ?) est un western psychanalytique et atmosphérique au long cours de plus de 2h30, aussi captivant que fascinant.
Andrew Dominik adopte un rythme lancinant pour nous conter l'histoire de la mort de Jesse James, incarné par un impressionnant et inquiétant Brad Pitt, et entouré d'une bien belle brochette d'acteurs, à commencer par le fragile Casey Affleck (The Killer Inside Me) et l'enorme Sam Shepard (Blackthorn). AJJ déroule une approche sombre d'un Jesse James se sentant cerné et qui s'apprête à préparer sa sortie. Véritable paranoïaque à tendance schizophrène, Jesse James est un homme usé et fatigué par une vie exempte de calme et de sérénité et qui envisage d'y mettre fin, après avoir mis certaines choses en ordre (des accolytes indélicats), quelqu'en soit le moyen : mort incluse.
Au milieu de magnifiques paysages, AJJ fait planer l'ombre crépusculaire de la fin : fin d'une époque et aussi fin d'une vie devenue trop dure. Andrew Dominik reconstitue admirablement cette sensation d'une tempête qui approche, d'une fin imminente et inéluctable, et malgré la relative rareté de ses scènes violentes, parvient à créer très vive tension, à donner une impression d'électricité dans l'air qui donnent au film une violence palpable et latente. Il construit un Jesse James craint de tous et à qui rien n'échappe, au courant de tout comme par magie, et en lui conférant ainsi des "pouvoirs" suscitera davantage encore l'admiration jalouse et la frustration du jeune Robert Ford. La relation entre ces deux personnages est par ailleurs une merveille de construction, fine et passionnante.
AJJ se déguste autant pour son étonnant mélange de calme et de violence que par sa subtilité dans la construction de ses personnages. Son rythme lent donne à sa tension dramatique tout le temps nécessaire pour grandir, jusqu'à déborder l'image pour venir envahir le spectateur. Devant une réalisation aussi précise et décidée, le spectateur aurait presque l'impression de voir se dérouler devant ses yeux la Grande Histoire, d'assister en directe à la fin d'un mythe, à la fin de la légende.
Envoûtant, superbe et puissant Andrew Dominik livre un film aussi parfait qu'exigeant. Une miniature des plus fines (pour ses personnages ciselés), qui revêt pourtant les apparence d'une grande fresque. On pourra certes lui reprocher sa longueur excessive, mais la Rédaction y a au contraire vu une illustration nécessaire des effets du Temps sur les mythes, de la même manière que l'Histoire se construit lentement et que chaque détail à son importance . Un oeuvre cinématographique ambitieuse, un film passionnant, sombre et imposant : on applaudit des deux mains devant l'intelligence, la conviction et l'intuition de son réalisateur.

| Procurez-vous L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford ou d'autres films de Andrew Dominik ou avec Brad Pitt, Casey Affleck, Sam Shepard, Sam Rockwell ou Jeremy Renner |
tags | 2010 's, 8, amitié, Bolivie, espagne, poursuite, Sam Shepard, western
C'est sans doute la rareté du genre sur les écrans et son allure atypique qui nous ont emballé dans ce Western élégant et crépusculaire. Au travers de cette retraite imaginaire du grand bandit américain, on retrouve dans Blackthorn toute la distance nécessaire pour aborder les codes et la mythologie de "feu le genre western" avec l'amertume, le désenchantement et le coté sombre déjà abordé par Eastwood dans Impitoyable. Blackthorn, est un western lent et nostalgique qui explore le Mythe, avec comme principaux atouts Sam Sheppard et les sublimes et étranges paysages de l'Amérique du Sud.
Sam Sheppard a tourné le dos à son tumultueux passé et aspire maintenant à retrouver ses racines et sa famille, mais sa légende se rappellera à lui, comme s'il lui était interdit de d'effacer sa vie d'avant malgré une certaine rédemption. Blackthorn c'est l'aspiration à redevenir un homme ordinaire qui est refusée à un mythe : un homme condamné au passé, malgré la noblesse de ses valeurs retrouvées. Mateo Gil s'attaque avec une grande sobriété à ce parcours rédemptoire et en abordant la fin d'un mythe (Butch Cassidy quand même !) parvient à le ressusciter. Sans parvenir toutefois à atteindre la qualité d'Impitoyable, tout est là, et son réalisateur s'approprie les thèmes eastwoodiens pour en livrer une bien belle interprétation, nostalgique et personnelle.
Ses somptueux décors donnent aussi à Blackthorn une réelle identité, ils impriment un rythme très particulier sur l'histoire et agissent directement sur les personnages. Que ce soit les hauts plateaux salés où l'air se fait rare et les poursuites lentes, ou ses montagnes hostiles, ils plongent les personnages dans d'immenses (et magnifiques !) déserts naturels et, en les isolant, les confrontent et les renvoient à eux même, les forcent à l'introspection. Blackthorn est un plaisir rétinien mû par une utilisation de la nature non sans rappeler celle d'un Lawrence d'Arabie. Blackthorn parvient à construire un western intimiste et lent, à échelle humaine, sans pour autant omettre le souffle et la grandeur de ses prédécesseurs (La Horde Sauvage).
Que ce soit son rythme atypique, ses décors à couper le souffle ou son cocktail équilibré de thématiques fortes (les racines, le mal du pays, la filliation, l'amitié, la rédemption...), Blackthorn surprend le spectateur de bout en bout. Sans jamais se prétendre un "grand western", il en prend pourtant tout les attributs et les met au service d'une histoire, belle, simple et forte. Cette manière de faire un vrai-faux western n'est pas sans rappeler le superbe 3 Enterrements ou L'Assassinat de Jesse James par le Lâche Robert Ford... Des westerns pur jus traités dans un style presque extérieur au genre. Et si Blackthorn s'encombre effectivement de flashs-backs qui brisent un peu son pouvoir hypnotisant, la Rédaction à été séduite par son équilibre entre sincérité, grandeur et minimalisme.
Concernant la note de la rédaction, 7 aurait été plus juste, mais devant le plaisir de sa découverte (qui supportera modestement, il est vrai, l'analyse) et son étonnante action retenue (mais captivante), nous avons préféré lui donner un "bonus", afin de vous donner envie de le découvrir vous-aussi. Que l'on adhère ou non au propos et à la forme de Blackthorn (et des raisons de na pas l'aimer, il y en a !), nous pensons que Blackthorn est un film maîtrisé, qui réussit à marier harmonieusement classicisme, modernité, originalité et plaisir (des qualités que nous prêtons au sublime Agora, pour lequel Mateo Gil avait écrit le scénario...). Pas un chef d'oeuvre, mais un film simple, solide et réussi, presque parfait en son genre au vu de ses ambitions et du plaisir qu'il procure : du cinéma, du vrai, comme on aime !
| Procurez-vous Blackthorn ou d'autres films de Mateo Gil ou avec Sam Shepard, Eduardo Noriega, Nikolaj Coster-Waldaut ou Stephen Rea |
tags | 2010 's, 5, comédie, mexique, parodie, western, Will Ferrell
Le très prolifique Will Ferrell (The Anchorman ou encore The Other Guys ,Very Bad Cops en France, que nous aimons particulièrement) met son humour parodique très personnel au service de cette histoire, à cheval entre la télénovela mexicaine bas de gamme et le western. A la manière des récents films Grindhouse, Casa de Mi Padre revisite un mauvais cinéma mexicain pour tenter de transformer le fer en or, en venant y greffer ses gags, avec un sens certain du décalage et du 3ème degré.
Tourné entièrement en espagnol, les codes méxicains du héros, de la famille, de la violence et de l'histoire d'amour sont donc passés à la moulinette du décalage, à la sauce Will Ferrell, qui pour l'occasion joue son personnage dans en espagnol appuyé, volontairement et exagérément surjoué (et c'est très drôle !). Si Casa De Mi Padre propose son lot de gags visuels francs et identifiables il lui préfère souvent une parodie plus discrète dont l'esprit comique se cache dans les détails moins voyants (écureuils empaillés dans le décor, jeu d'acteur, articulations ou éléments du scénario, reflet de l'équipe de tournage dans les lunettes de soleil...).
Au programme, Casa De Mi Padre vous propose : un puma totem magique (en fait une peluche grossièrement animée), des faux raccords, des décors de studio abusivement artificiels (qui interviennent d'un coup), des répliques tonitruantes ou des postures physiques improbables portées par des d'acteurs volontairement mauvais, une ballade romantique sur un faux cheval avec décor qui bouge, et surtout un combat mythique entre un coyotte (empaillé !) et notre puma en peluche (le film vous explique pourquoi ca a été... mais on préfère vous laisser découvrir par vous même !).
Il y a d'excellentes choses dans cette parodie, son humour feutré (parfois fin et bien observé si l'on raisonne en cinéphile) arrache de violents sourires, mais les fous-rires restent rares. Quelque soit la réussite comique de Case De Mi Padre, on se heurte à la longueur de l'entreprise et à un rythme qui s'essouffle avant d'avoir jamais totalement décollé. On se dit alors, comme pour Machete, que le format court aurait été plus adapté (Machete est initialement une simple bande annonce d'un film fictif, avant d'être un film entier). Ce courant de fascination pour le mauvais cinéma, ce goût du mauvais goût plutôt en vogue ces dernières années réclame un immense talent pour fonctionner à plein. Avec ce film, Will Ferrell s'en sort plutôt bien, mais la réussite n'est que partiellement au rendez-vous. Casa De Mi Padre est un bon (très bon ?) Will Ferrell qui fera mouche auprès des fans, pour les autres, il sera un mauvais film ou au mieux une bonne idée initiale dont le ratage final ne laissera que quelques rare gags timides. Certains diront "à l'humour bizarre, non ?".

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tags | 1950 's, 5, aventure, féminisme, joan crawford, nicholas ray, romance, serling hayden, western
Considéré comme un chef d'oeuvre, le film de Nicholas Ray, partage entre son classicisme effréné et sa modernité totale. Johnny Guitar est visuellement aussi daté et rythmé que l'était le cinéma muet (son découpage, ses situations, ses plans...) et utilise les codes les plus traditionnels du western, mais, derrière ses apparences désuètes fait souffler une modernité révolutionnaire, notamment en mettant au premier plan la rivalité totale des deux femmes (le personnage de Johnny discrètement relégué au second plan). Crawford et Hayden y forment, dans ce qu'il est convenu d'appeler un western féministe, un de ces couples forts du cinéma américain.
Réellement déconcertant sur sa forme, le film de Nicholas Ray déconcerte tout autant (mais dans l'autre direction !) quand à sa maîtrise et la force qu'il dégage dans l'utilisation des thèmes et éléments qu'il véhicule : les premiers pionniers hostiles à l'arrivée de la modernité, l'histoire d'amour difficile, le repère caché, la haine aveugle d' Emma...
Johnny Guitar est un western parsemé de moments quasi mythiques, qui se regarde aujourd'hui comme une oeuvre écartelée entre son fond et sa forme. Peut être ardu à découvrir pour ceux qui ne seraient pas branchés "classiques", mais véritable "bloc cinématographique" qui pourra être vu et revu sans sans s'user.

tags | 2000 's, 7, action, chine, corée, hommage, kim jee woon, Lee Byung-Hun, poursuite, western
Attention, Le Bon, La Brute et le Cinglé décoiffe ! Après le superbe Bittersweet Life (2006) et avant l'hallucinant J'ai Rencontré le Diable (2011), Kim Jee-Woon réalisait ce western asiatique barré et défoulant.
Hommage évident à Le Bon, la Brute et le Truand, cette variation s'amuse des codes instaurés par Sergio Leone et les utilise vers une course au trésor effrénée (à la façon d'Un Monde Fou, Fou, Fou). Rempli d'humour et d'action, le film de Kin Jee-Woon joue à fond la carte du divertissement et du décalage avec son modèle (façon Tatantinienne) pour transformer son film en pur moment de fun.
Véritable démonstration de la virtuosité de son réalisateur (quel sens de l'image, du montage !), Le Bon, La Brute et le Cinglé est aussi un réel plaisir pour les yeux. Il regorge de couleurs vives et chatoyantes (n'ayant à priori pas leur place dans ce désert Manchou !) qui lui donnent une beauté visuelle réjouissante et lui confèrent une étonnante touche de fantaisie particulièrement bien géré.
Mais comme fatigué de son rythme fou, le film s'essouffle sur la fin en sur-utilisant la carte de la "joyeuse pagaille". Certaines scènes deviennent confuses, la mise en scène semble moins soignée, et le contraste avec la grande qualité de ce qui précédait se fait alors grandement ressentir.
Mais ne boudons pas notre plaisir, s'il s'use un peu sur la longueur, Le Bon, La Brute et le Cinglé reste une fantaisie brillante, atypique et originale. Il regorge de bon moment et, même imparfait, demeure un objet cinématographique ciselé, qui au delà du divertissement réussi, confirme et impose avant tout l'immense talent de son réalisateur : Kim Jee-Woon !

tags | 1960 's, 7, cli, Clint Eastwood, Sergio Leone, spaghetti, Trilogie, Trilogie du dollar, western
Leone avance encore ses expérimentations avant de nous offrir le joyaux qui suivra, et rode dans cet épisode certaines des techniques qui caractériseront son style. Même si cet épisode nous semble être, à Doorama, le plus "faible" de la série, il n'en est pas moins, lui aussi, absolument savoureux !
Et Pour Quelques Dollars de Plus est un cours de cinéma à lui tout seul, il installe une forme de jeu cinématographique avec le spectateur en proposant une relecture perpétuelle de tout les codes du genre.
Humour, créativité, cynisme, codes, rythme : Leone s'amuse, et nous aussi. On ne peux pas se lasser de ces Spaghettis là, on en reprend, toujours avec le même plaisir.

tags | 1960 's, 8, Clint Eastwood, Sergio Leone, spaghetti, Trilogie, Trilogie du dollar, western
Bien qu'il ne soit qu'une adaptation du Yojimbo de Kurosawa, Pour Une Poignée de Dollars est un film novateur et personnel, imposant de maîtrise et d'intelligence. Un plaisir intellectuel et visuel pour tout cinéphile qui se respecte, où Eastwood y incarnait le plus cool des mauvais garçons ! (Les héros au cinéma ne seront plus jamais les mêmes...)
Pour Une Poignée de Dollars, cinéma populaire à l'époque, peut fièrement trôner à coté des plus grands chefs-d'oeuvre des grand maîtres, tant il a réinventé un langage à lui tout seul.














