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Jack Reacher (Christopher McQuarrie, 2012)


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Un sniper tire sur des civils et est rapidement arrêté. Sur son lit d'hôpital, il demande aux autorités de contacter Jack Reacher pour l'innocenter, alors que tout l'accuse. Jack Reacher, un loup solitaire d'une efficacité redoutable, commence son enquête... La tuerie du sniper n'est pas aussi évidente qu'elle n'y paraît, quelque chose se cache derrière...

Mister Perfect... Comme depuis bien des années, le scientologue apparaît une fois de plus dans la peau d'un héros absolument infaillible à qui tout réussit : il pige tout très vite, il n'a peur de rien et il est super efficace quand il se bat ! Le scénariste de Usual Suspect, réalisateur de Mission Impossible 5, accouche donc sur l'écran de Jack Reacher, sorte de vigilante super flic aux méthodes directes et expéditives... Jack Reacher a divisé la rédaction, étrangement coincé entre l'étron de divertissement vide, le plaisir coupable et une efficacité bien palpable... On fait le tour de la "chose"...

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La Cinquième Colonne (Sabateur - Alfred Hitchcock, 1942)


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En pleine seconde guerre mondiale, Barry Kane, un ouvrier qui travaille dans les usines d'armement, est accusé de sabotage. Traqué par la police, il tente de retrouver la trace du véritable saboteur pour se disculper. Son enquête l'entraînera au coeur du puissant réseau de conspirateurs actif aux Etats-Unis, au beau milieu de la "cinquième colonne"...

Avec déjà pas mal de réussites, pour ne pas dire "chefs-d'oeuvre", à son actif, c'est en pleine guerre que Hitchcock participe à l'effort de guerre en livrant ce film patriote et propagande... Bien que sur une tonalité très différente d'un autre "petit film patriotique" tourné cette même année, l'immense Casablanca, La Cinquième Colonne se découvre encore aujourd'hui non seulement comme un superbe représentant de ce cinéma patriotique d'alors, mais aussi comme une véritable bande-annonce des prochains grands films d'espionnage d'Hitchcock, et tout particulièrement La Mort Aux Trousses.

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La Vie Privée de Sherlock Holmes (Billy Wilder, 1970)


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50 ans après sa mort, conformément à ses volontés, les écrits du docteur Watson, biographe du grand Sherlock Holmes, sont enfin dévoilées. On y trouve ce que l'histoire ne dit pas sur Holmes, sur l'homme qui se cache derrière ce mythe, notamment au travers du récit d'une enquête restée dans l'ombre du grand public : l'enquête Gabrielle Valladon, le plus grand "échec" de Holmes, qui conduisit Holmes et Watson jusqu'aux bords du Loch Ness...

C'est avec cette enquête, "la plus scandaleuse" (dixit Watson), que Billy Wilder (Témoin à Charge, Certains l'Aiment Chaud ou La Garçonnière) contribue à la liste déjà longue des adaptations du célèbre détective. Bien loin de se suffire de l'écrasant génie du plus grand cerveau de l'Angleterre Victorienne, Wilder invente une nouvelle aventure de toute pièce (une femme amnésique débarque chez Holmes, des nains, le monstre du Loch Ness...) afin de faire apparaître ce que l'oeuvre de Conan Doyle avait omis de décrire : l'homme derrière le détective, avec ses démons et ses failles...

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Le Retour de la Panthère Rose (Blake Edwards, 1975)


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La Panthère Rose est de nouveau dérobée ! L'inspecteur Clouseau est désigné pour enquêter, tout porte à croire que le voleur est le Fantôme, dont la signature a été retrouvée sur le lieu du vol. Clouseau tente de le localiser par sa femme, en Suisse, alors que le Fantôme est à Lugash et tente de retrouver le voleur qui se fait passer pour lui...

Encore enivré de The Party et de Quand l'Inspecteur s'Emmèle, nous avons prolongé l'expérience Sellers-Edwards avec ce troisième Panthère Rose. Conforme à nos souvenirs ce retour, 10 ans après le précédant "retour", est le premier vrai bémol de la série, maladroit et poussif, même si Clouseau parvient à arracher quelques sourires.

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La Griffe du Passé (Jacques Tourneur, 1947)


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Jeff Bailey tient un garage. Avec la visite de Joe, l'homme de main de Whit Sterling, son passé va resurgir... Avant Jeff était détective privé. Whit n'a certainement pas oublié que Jeff s'était enfui avec celle qu'il recherchait : Kathie Moffat lui avait alors dérobé une importante somme d'argent... Avec Joe, ce sont les problèmes qui reviennent aussi dans sa vie tranquille.

Le nom de Jacques Tourneur évoque immédiatement  à la rédaction La Féline, dans lequel l'amour qui s'avançait était une malédiction. Dans la Griffe du Passé, la malédiction surgit du pasé de Jeff Bailey, personnifiée par un amour passé avec Kathie Moffat, belle, manipulatrice, mais aussi annonciatrice des pires augures...

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A Cause d'un Assassinat (The Parallax View - Alan J. Pakula, 1974)


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Des années après l'attentat d'un sénateur, les témoins potentiels semblent être assassinés les uns après les autres. Joseph Frady, un journaliste, mène l'enquête et découvre une mystérieuse entité qu'il tente d'infiltrer : Parallax, une organisation qui "recrute" dans ses rangs des individus instables.

Alan J. Pakula à laissé dans sa carrière nombre de petits thrillers dont il faut retenir Klute, Les Hommes du Président et ce Parallax View.  Ici, c'est autour d'une entité qui organise des meurtres, qu'il nous livre un film de complot plutôt passionnant et délicieusement parano, directement inspiré par l'enquête sur l'assassinat de John Kennedy.

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Aux Yeux de Tous (Cédric Jimenez, 2011)


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Un attentat dans une gare parisienne met la police en échec : aucune image de vidéo-surveillance n'étant disponible. Mais un hacker met la main sur des bandes qui identifient les poseurs de bombe. Il décide de mener son enquête, à distance, à l'aide du réseau de télésurveillance de la ville pour identifier les commanditaires.

Première réalisation, audacieuse et ambitieuse, de Cédric Jimenez, Aux Yeux De Tous propose au spectateur une enquête le cul sur une chaise ! Entendez par là qu'un hacker de génie utilisera ses compétences de hacker pour utiliser tous les moyens de télésurveillance disponibles (publics comme privés : caméras, webcams, mobiles, etc...) afin de de traquer et identifier les terroristes. Le film de Cédric Jimenez alterne alors une modeste chambre et une myriades de plans de vidéo-surveillance.

Enquête atypique et passionnante (sur le papier en tout cas) au regard de la technologie qui nous entoure et, potentiellement, nous épie, Aux Yeux de Tous est à bien des égards soigné et fort bien conçu. De la caméra du métro à celle du carrefour, de notre petite webcam au réseau de surveillance du parking, Cédric Jimenez exploite non sans habilité cette omniprésence des yeux et oreilles technologiques, et la place dans les mains d'un Anonymous_26, au nom de la vérité et de la justice... Techniquement, on pourra voir dans Aux yeux de Tous une très intéressante prolongation du concept des films Lost Footage ou Found footage (Apolo 18, Apartment 143, Grave Encounters...) qui pullulent dans le genre fantastique.

Mais si bien pensés soient les "trucs" développés pour assurer la continuité du scénario, le rythme et l'intensité de son enquête, Aux Yeux De Tous peine quand même à convaincre. Rapidement, le petit génie est un peu "too much", et même si la démonstration du réalisateur est intéressante sur la big-brotherisation, elle tourne à l'hyper démonstratif avec la facilité et l'hyper maîtrise des petits doigts de notre apprenti enquêteur... : trop simple, trop facile, la crédibilité en prend un coup ! Et plus gênant encore, cette distance imposée avec les personnages, inlassablement, par écran interposé, empêche toute empathie avec ses personnages, quels qu'ils soient. C'est là peut être aussi une volonté de son réalisateur, mais il en résulte un vide émotionnel qui nuit au film et aux enjeux de ses personnages. Enfin la musique, maladroitement exploitée, ne se fait entendre que pour imprimer un rythme artificiel lorsque les images viennent à en manquer...

On salue donc ce premier film de Cédric Jimenez comme une très belle idée, doublée d'un riche potentiel, mais hélas, il souffre de sa réalisation trop "limitée", se heurtant à ce qui ressemble à un seuil de compétence (malgré son inventivité et ses indéniables qualités !) au regard de l’exigence de son scénario. Aux Yeux des Autres marque quelques points, c'est sûr, mais on reste sur sa faim devant une maîtrise insuffisante, une intensité en dents de scie et son rythme souvent artificiel. Pas mal, mais peut mieux faire !

Procurez-vous Aux Yeux de Tous ou d'autres films de Cédric Jimenez ou avec Olivier Barthelemy ou Mélanie Doutey

L'Etrangleur de Boston (Richard Fleischer, 1968)


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A Boston, un tueur en série étrangle et viole des vieilles femmes chez elle. La peur s'empare complètement de la ville lorsqu'il s'attaque aussi aux femmes plus jeunes et que le nombre des victimes augmente alors que la police piétine. La Ville de Boston crée un Bureau de l'Etrangleur pour endiguer la série de crimes.

C'est en regardant L'Etrangleur de Boston que la rédaction de Doorama à pardonné à Richard Fleischer d'avoir pondu Kalidor et malgré d'autres bons films comme 20 000 Lieues Sous La MerLes Vikings et Soleil Vert.

Tiré d'un fait divers réel, L'Etrangleur de Boston est une passionnante réalisation (la meilleure de Fleisher ?) qui propose un film divisé en deux parties très différentes. La première partie installe l'enquête et la paranoïa suscitée par les crimes, notamment  par une impressionnante utilisation du Split-Screen (l'écran divisé en plusieurs images), judicieuse, inventive et riche de sens comme rarement. Sa Seconde partie plus psychologique, denuée de split screens mais pas d'inventivité de mise en scène, basée sur la confrontation entre l'enquêteur, Peter Fonda, et un tueur superbement joué par Tony Curtis.

Derrière la simple enquête policière, méticuleuse et passionnante, Richard Fleischer soulève la question du soin que la société se doit d'apporter à ses éléments malades, puisque la schizophrénie du tueur cache la culpabilité de son auteur dans une double personnalité. Le coupable n'est pas directement l'homme arrêté, mais celui qui se cache en lui, transformant la seconde partie du film en une autre forme d'enquête, psychologique cette fois, et à la chute vertigineuse. L’Étrangleur de Boston prends des allures de thriller atypique, ancré dans la réalité, très documentaire, il dépasse le simple frisson par une réalisation ambitieuse et riche, et le profil de son coupable, bon père de famille renfermant un monstre.

Même si ce thriller accuse légèrement son âge quand au le rythme de l'enquête de sa première partie, il propose encore aujourd'hui une impressionnante ouverture sur la société américaine de la fin des 60's, livrant au spectateur une multitude d'aspects sociaux (climat, minorités, justice, mentalité...) qui enrichissent à merveille son sujet. L’Étrangleur de Boston intéresse, passionne, surprend et convainc totalement le spectateur, il soulève aussi l'interrogation sur la responsabilité de son tueur. Dans cette période de "l'Amérique des assassinats",  L’Étrangleur de Boston fait figure de curiosité, loin du divertissement, sa magnifique réalisation et les questions qu'il aborde le rangent simplement dans la catégorie des grands films. Nous oserons même dire "film moderne" ! Voyez-le, vous comprendrez...

Procurez-vous L'Etrangleur de Boston ou d'autres films de Richard Fleischer ou avec Tony CurtisHenry Fonda ou George Kennedy

Suicide Club (Sion Sono, 2001)


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A Tokyo, sur le quai d'une gare, 54 étudiantes se suicident ensemble  en se jetant sous un train. C'est le début d'une vague de suicide dont les causes ne sont peut être pas si naturelles et spontanées que cela. La Police débute son enquête...

Premier film de Sion Sono, Suicide Club déconcertera plus d'un spectateur, entre la personnalité imposante du cinéaste (Guilty Of Romance, Jelly Fish)et ses choix artistiques. Si Suicide Club est ponctuellement rythmé de dérapages gores, Sion Sono nous convie pourtant à un film hors norme en forme de charge contre la société, en forme de cri !

Suicide Club se base sur le taux impressionnant de suicide chez les jeunes japonais pour présenter ce fait social comme une mode, en objet de manipulation, ou en véritable crime.... et en fait qu'importe cette forme pour son réalisateur, puisqu'il brouillera les pistes à plusieurs reprises et refusera de livrer au spectateur les causes réelles  de ces suicides. Pour Sion Sono, il est plus important de "jouer" avec ces suicides, d'en rire presque, et surtout de pointer du doigt notre société et son rythme fou (rythme des chansons chantées par des gamines de 12 ans, mais aussi rythme des modes...).

Passé une première partie orientée autour de l'enquête policière (notamment autour d'un rouleau de peaux humaines retrouvé après chaque suicide de groupe...), Suicide Club abandonne alors sa régularité policière et narrative pour multiplier les pistes et les symptômes. Débarquent alors dans le film une bande de rockeurs Glam qui se réclament à la base de la vague de suicide, la piste d'un code caché dans un morceau de musique crétin de consommation de masse, le poids de la société nippone sur les jeunes, des ados désoeuvrés, la responsabilité des adultes dans cette vague, etc... Sion Sono se lâche alors, abandonnant presque son film, pour exprimer une série critiques désordonnées, fébriles et erratiques, d'une société nippone qui préfère réhabiliter ses pratiques ancestrales plutôt que de faire face à son nouveau visage abêtissant. Sion Sono provoque, se révolte, exprime sa colère devant la société nippone : Suicide Club est son cri.

Suicide Club est souvent qualifié d'OVNI cinématographique, et c'en est un ! Son véritable intérêt n'est pas dans sa mise en image (plutôt médiocre), mais dans l'énergie qu'il dégage. Tantôt dérangeant, tantôt barré et décousu, le film de Sion Sono est un film malade sur une société malade qui dégage cependant un réel pouvoir de fascination. A l'exception des 54 étudiantes qui ouvrent le film, Suicide Club ne laisse pas de souvenirs impérissables, pourtant il se découvre avec beaucoup d'intérêt et de curiosité et, surtout, il cache en son sein un réalisateur incontrôlable au style et à la personnalité fascinant. A la rédaction on aime bien quand c'est aussi peu lisse !


Procurez-vous Suicide Club ou d'autres films de Sion Sono 

Mad Detective (Johnnie To & Wai Ka-Fai, 2008)


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Une série de braquages est commis avec l'arme de service d'un inspecteur de police qui reste introuvable. Pour avancer dans une enquête qui piétine, l'inspecteur Ho fait appel à l'inspecteur Bun, son ancien supérieur, mentor et brillant profiler, évincé de la police pour maladie mentale.

La vague du polar Hong Kong s'est maintenant retirée depuis longtemps, emportant avec elle nombre de projets creux, puérils ou inutilement démonstratifs, mais elle nous a heureusement laissé Johnnie To, dont le filmographie éclipse avantageusement celle d'un John Woo surestimé, usé et fini depuis longtemps.

Il faut comprendre que derrière Mad Detective ne se cache pas un héros téméraire et bondissant, par "détective fou", il faudra bien envisager la folie sous son aspect médical, et c'est là tout l'intérêt du film : la poursuite d'une enquête rationnelle et "ordinaire" au travers de sa progression irrationnelle.

Mad Detective impose son originalité en déplaçant ses enjeux habituels de la résolution d'une affaire vers la méthode utilisée pour y parvenir. La réalisation soignée de Johnnie To & Wai Ka-Fai (souvent compères ces deux là...) s'appliquera à donner alors tout son intérêt à Mad Detective, par une très judicieuse mise en image de l'univers de folie du détective Bun (personnage et acteur par ailleurs vraiment excellent !). Brouillages des pistes et multiplication des hypothèses deviennent alors un véritable jeu avec le spectateur, fort bien étayées et représentées grâce à la pertinente "deuxième réalité" de l'inspecteur Bun. Mad Detective livrera même quelques jolis moments comme un repas à quatre, qui est en fait un "3 + 1 imaginaire".

Si l'enquête de Mad Détective ne restera pas forcément dans les mémoires pour son rythme ou son énigme, son déroulement en circuit fermé (des policiers enquête sur un policier disparu) participe pourtant formidablement à créer la tension du film tout en illustrant l'enfermement des personnages dans leur univers respectif (rationnel contre irrationnel). Mad Detective, trop concentré qu'il est sur sa mise en scène, réellement passionnante et réussie, voit son scénario passer au second plan devant le brillant exercice de réalisation : là est peut être la plus grande faiblesse du film.

Mad Detective n'est pas la meilleure oeuvre de Johnnie To (nous lui préférons l'hypnotique mais hétérogène P.T.U. ou le bouillonnant Breaking News), mais elle rentre dans la veine la plus originale et qualitative des productions Hong Kong. Mad Detective parvient délicieusement à réunir le thriller asiatique avec une mise en scène inventive et une réelle ambition artistique. Il peut donc, à ce titre, être une excellente occasion de s'ouvrir au cinéma de Hong-kong, en découvrant un film abouti de l'un de ce ses meilleurs réalisateurs (Johnnie To).
Une très agréable curiosité.
 

Procurez-vous Mad Detective ou d'autres films de Johnnie To

L'Ombre Du Mal (The Raven, James McTeigue, 2012)


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Edgar Alan Poe, malgré ses succès littéraires, a de plus en plus de mal à être publié. C'est alors qu'une série de meurtres s'inspirant de ses oeuvres est commise à Baltimore. Edgar Allan Poe devra même prendre part à l'enquête policière lorsque le tueur kidnappe celle qu'il aime. Le tueur engage alors un jeu de piste machiavélique avec avec Poe.

Cette Ombre du Mal nous vient du réalisateur de l'intéressant V Pour Vendetta. Campé au milieu du 19ème siècle, cette histoire reprend les motifs de jeu de piste sur fond d'indices morbides, à la Seven, et transforme l'écrivain poète en enquêteur criminel, combattant sa propre création.

Curieuse et intrigante idée de scénariste que de transformer des personnages historiques en héros de cinéma ! (Nous découvrirons prochainement Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires, dans le même ordre d'idée). L'Ombre du Mal se nourrit donc d'éléments de l'univers de Poe et les assemble autour de (contre) son auteur. James McTeigue appelle pour l'occasion John Cusack pour transformer le poète en détective acharné, torturé par son oeuvre. Cette idée amusante ne dépassera hélas pas le stade du "prétexte", puisque l'écrivain n'apportera strictement rien à l'enquête, ne servant que de simple alibi aux choix littéraires des scénaristes. Néanmoins, L'Ombre Du Mal constituera au moins un agréable film en costume dont l'esthétique soignée n'est pas sans rappeler certains climats victorien de la Hammer ou le récent Sherlock Holmes 2, mais en plus convainquant.

Enquête un peu glauque, certes jolie dans sa forme, L'Ombre du Mal n'apportera rien d'autre que du déjà vu, qu'une enquête aux ressorts un peu rouillés au scénario peu imaginatif. Sa conclusion à la limite du bâclé achèvera de nous convaincre non pas du formidable potentiel fantastique de l'oeuvre de Poe (le fallait t'il ? le cinéma regorge déjà de maintes adaptations...) mais du terrifiant manque de courage et d'imagination de son scénario ! Comme La Ligue Des Gentlemen Extraordinaires (qu'est ce qu'on ne l'aime pas celui-là à la rédaction !) qui cherchait à compiler plusieurs univers dans un gigantesque défouloir, L'Ombre Du Mal puise son inspiration dans les classique et tente d'en faire un divertissement aussi familier que riche. Hélas...

L'Ombre du Mal tient davantage du pillage intellectuel que du divertissement. Il tente vainement de trouver le petit plus qui transformera ses objectifs mercantiles en véritable divertissement de qualité, mais son pseudo alibi culturel fait d'emprunts littéraires n'arrive pas à cacher sa mécanique usée et bien trop familière. Dans l'absolu, L'Ombre du Mal n'est pas complètement raté, mais on se dit après sa vision que ses auteurs ont essayé de nous faire prendre des vessie pour des lanternes... C'est limite. La seule ombre que ces lanternes laissent entrevoir, c'est la vague ombre d'une bonne idée, c'est tout.

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