30 ans plus tard, cette version Herzog, conserve tout son climat mais revêt aujourd'hui une patine particulière et pour le moins surprenante ! Très stylisée et théâtrale, la mise en scène d'Herzog apparaît aujourd'hui particulièrement hétérogène, alternant des plans d'une beauté renversante avec d'autres choix esthétiques (flous à la Hamilton, lumières directes...) aujourd'hui dépassés, et surtout particulièrement laids...
Petit chef d'oeuvre climatique mais visuellement déconcertant, ce Nosferatu là, s'il séduit par son rythme hypnotisant et l'incroyable composition de Kinski en vampire usé et désabusé, se regarde aujourd'hui davantage comme une curiosité d'un Herzog en fin d'inspiration, qu'une relecture réussie du chef d'oeuvre de Murnau, et ne parvient pas à se faire une place dans les films qui comptent.
Bien qu'étant une véritable expérience de cinéma on préfèrera (et de loin !) la version de Murnau, dont, la force est demeurée intacte !




