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Alexandre Le Bienheureux (Yves Robert, 1967)


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Alexandre est le plus fort de son village, sa femme le sait bien et lui donne chaque jour d'interminables listes de choses à faire, qu'il exécute en rêvant de ne rien faire ! Lorsque sa femme décède, Alexandre se couche et ne sortira plus du lit, entraînant d'autres de son village dans son sillage. Ne plus rien faire, fuir l'effort en compagnie de son chien, Alexandre rentre en résistance !

Une fois n'est pas coutume, nous laisserons les qualités techniques ou de réalisation d'Alexandre Le Bienheureux pour nous concentrer sur le thème qu'il nous propose : qu'il nous offre, même ! Alexandre le Bienheureux serait presque un film hippie avant l'heure, une ode à la liberté, l'oisiveté et la paresse... ! Une revendication du JE et un bras d'honneur au système, aux systèmes ! Yves Robert nous a concocté bien des joyaux, Alexandre n'est qu'un des petits diamants qu'il nous a laissé... Allez, toute la rédaction vous rappelle l'objet !

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Lawrence d'Arabie (David Lean, 1962)


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Pendant la Première Guerre mondiale, un officier Britanique est envoyé recueillir les intentions du prince Feyçal pendant le conflit avec les Turcs. T.E. Lawrence épouse alors la cause de l'indépendance du peuple Arabe et devient un leader de celle-ci. Mais les visions britanniques, comme celles du prince, ne sont pas aussi claires que celles qui animent l'officier Lawrence...

Des paysages d'une fascinante beauté, un souffle épique rare et un parcours intérieur complexe et contradictoire animent Lawrence d'Arabie... Bien sûr le film de David Lean a marqué l'histoire du cinéma et traversé celle-ci auréolé de 7 oscars, mais il n'y a pas qu'une oeuvre techniquement exceptionnelle et une biographie pleine d'aventure : Lawrence d'Arabie possède un pouvoir hypnotique sur le spectateur. Entre le récit historique et le parcours d'un homme entièrement voué à un idéal, Lawrence d'Arabie est une proposition de 3h30 comme on en voit peu maintenant... Illuminé, fulgurant, grandiose et d'une richesse inépuisable, Lawrence d'Arabie est unique !

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Il Etait Une Fois Dans L'Ouest (Sergio Leone, 1968)


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Une femme récupère les terres de son mari assassiné. Tout désigne les hommes de Cheyenne comme étant les responsables de la tuerie. Mais l'Harmonica n'est pas dupe, c'est Frank qui a fait le coup pour le compte de Morton qui oeuvre pour l'avancée du chemin de fer. Une vengeance, des bandits, des coups de feu, des intérêts financiers... Il était une fois, dans l'ouest...

"Saloperie !". Nous ne voulions que voir sa scène d'introduction, juste les premières minutes, simplement pour voir la beauté offerte par notre Bluray... Mauvaise idée ! Il Etait Une Fois Dans l'Ouest nous a littéralement happé dans ses 2h45. Avec des Casablanca, des Enfants du Paradis, des Hitchcock, ou des Heat pour nous, Il Etait Une Fois Dans l'Ouest est de ces films, ces chefs d'oeuvres, que tout le monde place sur la "best-top-film-list" des grands films éternels, que l'on sait là, et que l'on oublie de "revisiter", les sachant sagement rangés au sommet...  Et puis on retombe dessus, on reprend un "aller-retour" en plein visage, et Il Etait Une Fois Dans l'Ouest nous rappelle violemment qu'il est un chef-d'oeuvre total, absolu et d'une puissance intacte !

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La Panthère Rose (Blake Edwards, 1963)


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Le Fantôme, voleur de haut vol, est convoite de dérober le céléebrissime diamant La Panthère Rose à la Princesse Dala. Il échafaude un stratagème pour se rapprocher de la princesse lors de son séjour à la montagne. Mais l'inspecteur Clouseau, sur ses traces depuis des années, surveille la princesse et son précieux diamant, prêt à attraper enfin la fameux Fantôme.

Premier d'une longue série, pas spécialement inoubliable, ce premier du nom est une comédie policière, que l'on qualifiera de légère et élégante, qui marque non seulement la naissance de l'Inspecteur Clouseau au cinéma, mais aussi la première apparition de la Panthère Rose. La série animée vient de là ! 50 ans après : que vaut cette première Panthère Rose ?

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Le Renard S'évade à 3 Heures (After The Fox - Vittorio De Sica, 1966)


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Une importante cargaison d'or est dérobée au Caire. Le Renard, un voleur rusé, se charge de monter un astucieux stratagème pour assurer son passage en Italie. C'est sous l'apparence d'un tournage de film qu'il compte récupérer aux yeux de tous la précieuse cargaison. Mais la police est sur la piste du renard...

Production internationale, vouée à un large succès public, Le Renard S'évade à 3 heures a beau cumuler le talent de Vittorio de Sica (Mariage à l'Italienne, Le Voleur de Bicyclette) avec celui de Peter Sellers, il apparaît aujourd'hui bien fade. Malgré un scénario excitant, apte à échafauder des situations comiques toutes plus folles les unes que les autres, Le Renard S'évade à 3 Heures arrive en retard au rendez-vous de la réussite...

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Quand l'Inspecteur s'Emmèle (A Shot In The Dark, Blake Edwards, 1964)


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Un domestique est assassiné chez le millionnaire Ballon, c'est le zélé inspecteur Clouseau qui est en charge de l'affaire. Alors que les cadavres s'empilent et que tout désigne la bonne, Clouseau en tombe amoureux et continue de défendre la thèse de l'innocence.de la belle Maria, ce qui rend particulièrement nerveux son supérieur...

Deuxième film de la série de la Panthère Rose, on pourrait plutôt considérer cet opus comme un spin off de la série, ou plutôt comme un épisode transitoire. Pas de diamant, pas de panthère rose dans cet épisode, mais une ré-orientation de la série autour d'un personnage clé : Le commissaire français Clouseaun, qui avait volé la vedette à David Niven dans le premier Panthère Rose. Quand l'Inspecteur s'Emmèle est une comédie fort sympathique, c'est aussi une bien belle alchimie entre un Blake Edwards en pleine forme et un Peter Sellers inoubliable.

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The Party (Blake Edwards, 1969)


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Hrundi V. Bakshi est un homme agréable et poli, mais ses talents d'acteur ne convainquent pas. Pire, il est blacklisté du studio qui l'emploie ! C'est par erreur donc qu'il se retrouve invité à la grande soirée du producteur dont il a ruiné le film. malgré ses bonnes manières, c'est avec autant d'innocence qu'il ruinera sa soirée !

Pour la rédaction de doorama, The Party est à la comédie américaine ce que les films de Tati sont aux cinéma français : un sommet ! L'énorme performance d'acteur de Peter Sellers et l'extrême précision de la mécanique comique de Blake Edwards sont au service de ce joyau inusable... La Party, c'est par ici !

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Dracula au Pakistan (Zinda Laash/ The Living Corpse - Khwaja Sarfraz, 1967)


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Le docteur Tabani met au point une potion pour vaincre la mort, mais le prix de son immortalité sera de devenir le prince des ténèbres, il devient alors un redoutable vampire assoiffé de sang !

Le Pakistan ou l'autre berceau des vampires... Fort de notre parfaite connaissance du cinéma pakistanais, nous nous sommes précipités vers cette exotique et plutôt fidèle adaptation du roman de Bram Stoker, made in Lollywood (pas de LOL ici, mais plutôt la contraction de Lahore et Hollywood, comme le proche voisin Bollywood contracte lui aussi Bombay et Hollywood...). Exotisme et assimilation des codes occidentaux sont au programme du premier film d'horreur de l'histoire du cinéma pakistanais... Danses et chants en prime !

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West Side Story (Robert Wise & Jerome Robbins,1960)


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Dans les rues du West Side, à New-York, deux bandes rivales, les Jets et les Sharks, se disputent le territoire. Alors qu'un conseil de guerre est en préparation, Tony, un ex des Jets, tombe amoureux de Maria, la soeur du chef des Sharks...

Un sifflement qui résonne et quelques claquements de doigts... On pourrait être tenté de résumer West Side Story par cela, et on aurait en partie raison, tant les premières minutes du films les ont gravés définitivement dans les mémoires. Cinquante ans ont passé et les sons d'ouvertures de West Side Story annoncent toujours le bonheur à suivre : éblouissement de mirettes et remplissage d'esgourdes de mélodies éternelles... Pow !

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Carambolages (Marcel Bluwal, 1963)


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Entre son mariage avec la fille de son supérieur hiérarchique et sa maîtresse enceinte, sa secrétaire, Paul veut absolument gravir les échelons de la société organisatrice de voyages qui l'emploi. Devant les promotions sans cesse repoussées par le Directeur Général, Paul décide d'accélérer de manière radicale le renouvellement des cadres de l'entreprise.

Cette comédie sur l'ambition professionnelle, malgré son indéniable humour, met bien du temps à atteindre sa vitesse de croisière. Le spectateur devra donc s'armer de patience avant de se laisser emporter dans ce jeu de chaises musicales.

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Quand l'Embryon Part Braconner (Koji Wakamatsu, 1966)


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Un soir, un homme ramène une femme à son domicile. Il est directeur de magasin, elle est simple vendeuse. Rapidement sa partenaire subit ses penchants sadiques et dominants. Séquestrée et humiliée, son bourreaux lui révèle ses raisons...

Extrême, provocant, violent, sadique et dérangeant, les adjectifs forts ne manquent pas pour qualifier le film de Koji Wakamatsu, frappé d'une interdiction aux moins de 18 ans lors de sa sortie en France en 2007. Son auteur, Koji Wakamatsu, un ancien yakuza à tendance anar dans les années 70, futur producteur de Nagisha Oshima, était alors davantage connu par chez nous pour ses films "Pink" ou politiquement engagés.

Au delà de forme éprouvante, un hui-clos psychologique qui aligne ses scènes d'humiliation et de domination, Quand l'Embryon Part Braconner décortique le relation bourreau-victime en l'illustrant de flashsbacks sur ses relations avec les femmes et avec la maternité. Radical et visuellement somptueux (l'appartement blanc, immaculé, est cependant éclairé des reflets d'eau : univers utérin...), le film de Wakamatsu nous fait remonter aux origines des pulsions et des frustrations de cet homme torturé par ses rapports avec les femmes. Sa victime incarne, au sens de la chair, tous ses refoulements, sur lesquels il pourra enfin exercer le contrôle qu'il ne peut avoir sur ses démons... Sexe et violence ne sont pour Wakamatsu que de simples modes d'expression de l'homme : démonstration !

Intense, traversé de fulgurances visuelles propres à faire comprendre l'enfer intérieur du bourreau comme celui, physique, de sa victime, Quand l'Embryon Part Braconner peut aisément se percevoir comme l'une des sources d'inspirations de cinéastes comme  Takashi Miike (Audition, Dead Or Alive, 13 Assassins) ou encore Gaspard Noé (surtout avec son Seul Contre Tous).

S'il est à réserver aux "spectateurs avertis" pour sa dureté visuelle, Quand l'Embryon Part Braconner s'avère tout aussi dérangeant pour son exploration psychologique et la frayeur qu'elle dégage (le bourreau n'a d'autre obsession que d'abaisser sa victime du statut de femme à celui de "chienne"...). On admire ou on rejette en bloc ce type de cinéma, puissant, extrême et jusqu'auboutiste, mais il trouve cependant sa raison d'être dans une courageuse audace qui consiste à explorer nos zones les plus sombres et à tenter de les représenter. Et que le spectateur se rassure : son final puissant rétablira l'équilibre si cher, et nécessaire, au spectateur. Du cinéma brut, fascinant, à ranger dans le rayon où se range Salo ou les 120 journées de Sodome, dont la vision laisse un malaise bien plus fort encore que ses images. "La beauté du laid" disait au autre grand artiste...

Procurez-vous Quand l'Embryon Part Braconner ou d'autres films de Koji Wakamatsu ou avec Miharu Shima